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Immigration et logement : les enjeux indissociables de 2022, selon un économiste

« Si on veut parler de résorber les défis de main-d'oeuvre, il faut d'abord et avant tout parler de logement», affirme Richard Saillant.

Une pancarte qui dit «Logements à louer. Complet.» sur un immeuble.

Il y a un manque de logements à plusieurs endroits en Atlantique, tant en milieu urbain que rural.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L’immigration et le logement sont deux enjeux indissociables qu’il faudra surveiller en 2022 au Nouveau-Brunswick.

La manière dont s’articuleront les politiques publiques pour solutionner la crise du logement pourrait être la clé au problème persistant du manque de travailleurs dans plusieurs domaines.

Pour accueillir davantage de nouveaux arrivants au Nouveau-Brunswick, la contrainte principale, c'est maintenant de leur offrir un toit, affirme Richard Saillant, économiste, lors d'une entrevue accordée au Téléjournal Acadie.

Particulièrement dans les régions rurales, c'est le défi central, poursuit-il.

« Si on veut parler de résorber les défis de main-d'oeuvre, il faut d'abord et avant tout parler de logement.  »

— Une citation de  Richard Saillant, économiste

Le spécialiste en politiques publiques rappelle que chaque année, environ 12 000 Néo-Brunswickois arrivent à l’âge de la retraite tandis que seulement 8000 autres entrent sur le marché du travail.

Richard Saillant.

L'économiste Richard Saillant à Fredericton en octobre 2019.

Photo : Radio-Canada

Il décrit la situation comme une tendance de fond peu influencée par la COVID-19. Il redoute que ce manque de travailleurs fasse couler de l’encre l'an prochain, et les années qui vont suivre.

Je ne pense pas que ça s'est amplifié outre mesure [en 2021]. Il y a pénurie depuis longtemps. On le voit de plus en plus, a-t-il noté.

La fin de la hausse vertigineuse des prix?

Lors d’un entretien jeudi avec le Téléjournal Acadie, Richard Saillant s’est montré plutôt optimiste quant à l’inflation.

Une pompe à essence.

Les prix à la pompe ont diminué en 2020 pour repartir à la hausse par la suite.

Photo : CBC / Kirk Pennell

Les Canadiens n’ont pas eu le choix de remarquer la hausse notable du prix des aliments et de l’essence en 2021. Dans la prochaine année, l’inflation devrait être davantage maîtrisée, prédit M. Saillant.

« Il faut s'attendre à ce que l'inflation baisse l'an prochain. La question est de combien. »

— Une citation de  Richard Saillant, économiste

Il rappelle combien le prix de l’essence avait diminué en 2020, au tout début de la pandémie. On a mis l'économie dans un coma et puis le prix du pétrole a dégringolé.

À peu près 50 % de la hausse des prix est liée directement à la hausse du cours du pétrole, déclare M. Saillant.

Cette année, le cours du pétrole a doublé et est revenu là où il était avant [le début de] la pandémie. Ç'a causé une montée en flèche des prix, explique-t-il.

Pour que l’inflation soit aussi élevée en 2022 qu’elle l’a été en 2021, il faudrait selon lui que le cours du pétrole double à nouveau.

Il est présentement autour de 75 $ le baril, il faudrait qu'il augmente à 150 $, dit l’économiste. C’est peu probable.

La Banque du Canada se fait rassurante et parle d’une cible inflationniste plus traditionnelle autour de 2 % pour 2022.

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