•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Afrique du Sud : la vague Omicron passée sans pic des décès

Chargement de l’image

Le président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa.

Photo : Getty Images / RODGER BOSCH

Agence France-Presse

L'Afrique du Sud, où a été détecté le nouveau variant de la COVID-19 le mois dernier, a annoncé avoir dépassé le pic de la vague Omicron avec une augmentation seulement « marginale » du nombre de décès alors que de nombreux pays enregistrent des infections records.

« Selon nos experts, Omicron a atteint son pic sans se traduire par un changement significatif ou alarmant en ce qui concerne le nombre d'hospitalisations. »

— Une citation de  Mondli Gungubele, ministre à la présidence de l'Afrique du Sud

Mondli Gungubele a assuré que le gouvernement restera vigilant à la moindre évolution contraire.

Le couvre-feu nocturne, en vigueur depuis bientôt deux ans, 21 mois précisément, s'était réduit aux heures comprises entre minuit et 4 h du matin. À la veille des célébrations pour le Nouvel An, il est enfin levé.

Notre espoir, c'est que cette levée se maintienne, a confié le ministre lors d'un point de presse virtuel, rappelant que l'économie sud-africaine restait lourdement affectée par la pandémie.

« Nous cherchons à trouver un équilibre entre la vie des gens, leurs moyens de subsistance et l'objectif de sauver des vies. »

— Une citation de  Mondli Gungubele, ministre à la présidence de l'Afrique du Sud

En maintenant le port du masque et la distanciation et en accélérant la vaccination, qui reste en deçà des objectifs avec seulement 15,6 millions de personnes complètement vaccinées pour une population de 59 millions d'habitants, le ministre espère que le couvre-feu ne reviendra jamais.

Contaminations et hospitalisations à la baisse

Jeudi soir, la présidence avait annoncé que tous les indicateurs suggèrent que le pays a vraisemblablement passé le pic de la quatrième vague de la pandémie et qu'une augmentation marginale du nombre de décès a été constatée.

Le nombre d'infections, d'hospitalisations et de décès va continuer à être suivi d'heure en heure, et si nous observons une différence dans cette évolution, nous agirons en fonction de cela immédiatement, a insisté le ministre vendredi.

Chargement de l’image

Une clinique de vaccination contre la COVID-19 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Photo : AFP / PHILL MAGAKOE

Les nouvelles contaminations ont baissé de près de 30 % la semaine dernière (89 781) par rapport à la semaine précédente (127 753). Et les admissions à l'hôpital ont diminué dans huit provinces sur neuf.

« Bien que le variant Omicron soit hautement transmissible, les taux d'hospitalisation ont été plus faibles que lors des vagues précédentes. »

— Une citation de  Mondli Gungubele, ministre à la présidence de l'Afrique du Sud

Omicron, dont le nombre élevé de mutations fait craindre une résistance aux vaccins, a été identifié pour la première fois au Botswana et en Afrique du Sud à la fin de novembre.

Il est rapidement devenu dominant en Afrique du Sud et a provoqué une hausse exponentielle du nombre de contaminations, allant jusqu'à plus de 26 000 cas quotidiens à la mi-décembre, selon les statistiques officielles.

Le variant est actuellement présent dans une centaine de pays, selon l'OMS. Extrêmement contagieux, il touche les personnes vaccinées ainsi que celles qui ont déjà été contaminées par le virus.

L'État le plus touché en Afrique

Pays africain officiellement le plus touché, l'Afrique du Sud compte plus de 3,4 millions de cas et 91 000 décès. Moins de 13 000 cas ont été détectés au cours des dernières 24 heures.

« La vitesse à laquelle la quatrième vague due à Omicron a augmenté, puis atteint un pic, puis décliné a été stupéfiante. Un pic en quatre semaines et un déclin précipité en deux semaines. »

— Une citation de  Fareed Abdullah, Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC)

Alors que de nombreux pays touchés par Omicron annoncent un renforcement des restrictions sanitaires et des cas records de nouvelles contaminations par jour, le gouvernement sud-africain a ainsi levé le couvre-feu et les établissements de nuit peuvent ainsi reprendre un fonctionnement normal.

Le port du masque reste toutefois obligatoire dans l'espace public et les rassemblements sont encore limités : 1000 personnes maximum à l'intérieur, 2000 à l'extérieur.

Les demandes pour une levée du couvre-feu s'étaient multipliées ces derniers jours en prévision de la Saint-Sylvestre, avec notamment une pétition des propriétaires de restaurants et de bars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !