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Les secrets d’une momie dévoilés... sans la dénuder d’une seule bandelette

La momie de Nesyamon a été scannée pour reconstituer son larynx.

L'analyse par tomodensitométrie a permis d'en apprendre davantage sur cette momie découverte à Louxor en 1881. Sur la photo, la momie de Nesyamon, retrouvée en 1824, qui a aussi été scannée (archives).

Photo : Leeds Teaching Hospitals/Leeds Museums and Galleries

Agence France-Presse

Grâce à l'imagerie médicale, des chercheurs égyptiens sont parvenus à découvrir les secrets d'une momie royale encore dans ses bandelettes, notamment des techniques d'embaumement expérimentées avec Amenhotep Ier plus de 1500 ans av. J.-C.

Ce pharaon fils d'Ahmès-Néfertari et d'Ahmosis Ier, fondateur de la XVIIIe dynastie (de -1550 à -1292), est non seulement le premier à être momifié les bras en croix mais aussi le dernier dont le cerveau n'a pas été retiré du crâne au moment de sa momification, explique mardi un communiqué du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités.

Découverte à Louxor en 1881, cette momie est la seule dont les bandelettes enroulant étroitement le corps n'ont jamais été retirées par des archéologues, et ce, pour préserver son masque funéraire ainsi que les guirlandes de fleurs qui l'entourent telle une chevelure.

L'analyse par tomodensitométrie, le scanneur des médecins radiologues, révèle en outre que ce pharaon, qui a mené plusieurs campagnes militaires au cours de ses 21 années de règne, est mort à 35 ans, apparemment pas de blessure ou de maladie.

Ces recherches ont été menées par Sahar Saleem, professeure de radiologie à l'Université du Caire, et Zahi Hawass, figure incontournable mais parfois controversée de l'égyptologie.

Ensemble, ils ont soumis la momie à une technique d'imagerie médicale en 3D très poussée, la tomographie assistée par ordinateur.

Grâce à cette même technique, M. Hawass et un spécialiste des momies, l'Allemand Albert Zink, avaient résolu en 2012 un crime vieux de 3000 ans en découvrant la vérité sur la conspiration du harem.

À grand renfort de rayons X et d'analyses d'ADN, ils avaient prouvé que Ramsès III avait eu la gorge tranchée au cours de cette conspiration ourdie par une co-épouse qui voulait installer son fils sur le trône en lieu et place du premier-né d'une de ses rivales.

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