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Coup d’œil sur les tendances techno en 2022

Un bouton de clavier où il est inscrit 2022.

On a beaucoup parlé du métavers et d'autres visions futuristes en 2021, mais des tendances tout autres risquent de prendre davantage de place dans l'actualité en 2022.

Photo : Getty images/iStock / grapestock

Agence France-Presse

Des voitures autonomes au métavers, le monde de la techno fourmille de promesses. En 2022, Waymo (Google) va continuer à tester ses véhicules sans pilote dans différentes villes américaines, et Facebook, devenu Meta, va ajouter des briques à la construction de son métavers, un univers parallèle accessible par la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Mais ces visions futuristes ne devraient pas se matérialiser au quotidien avant longtemps. Le point sur les tendances à suivre dès l'année prochaine.

Des pays affrontent les GAFA

Le pouvoir immense des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) irrite les autorités depuis des années. L'Europe prend des mesures, la Russie et la Chine les encadrent ou les censurent, et en 2021, les États-Unis se sont armés pour en découdre.

L'angle d'attaque : le droit de la concurrence. Plusieurs enquêtes et procédures judiciaires sont en cours contre ces sociétés, accusées d'abus de position dominante.

L'autorité américaine de la concurrence (FTC) estime par exemple que Facebook a racheté Instagram et WhatsApp pour écraser tout risque de concurrence future.

Le groupe de Mark Zuckerberg se trouve dans une position particulièrement difficile après la fuite massive de documents internes orchestrée par la lanceuse d'alerte Frances Haugen, montrant que la direction de l'entreprise est au courant des torts causés par ses applications, notamment pour les plus jeunes et la démocratie.

Une femme témoigne devant une commission au Capitole américain.

Frances Haugen a remis des milliers de documents internes de Facebook à la Securities and Exchange Commission, l'autorité boursière américaine.

Photo : Getty Images / Pool

Les élues et élus américains, de leur côté, ont approuvé en commission des projets de loi qui remettent en cause la domination des GAFA.

La folie crypto

La première phase du web a été celle de la création des blogues et des sites Internet, comme Yahoo, eBay ou Amazon. Est venu ensuite le web 2.0, l'ère actuelle, dominée par les réseaux sociaux et le partage de contenus.

Les plateformes comme Facebook et YouTube ont le contrôle et récoltent les revenus publicitaires, résume Benedict Evans, un analyste indépendant spécialiste de la Silicon Valley.

Sur le web 3.0 qu'appellent de leurs vœux des internautes, les personnes qui utilisent, qui créent ou développent possèdent des parts (du site) et peuvent voter, comme dans une coopérative, a-t-il expliqué récemment dans son balado.

Portrait d'Elon Musk qui pointe son doigt vers le ciel.

Le patron de Tesla, Elon Musk, a critiqué l'idée du web 3.0, en parlant comme d'un simple «mot-clic marketing».

Photo : Reuters / Patrick Pleul

Cette nouvelle étape, hypothétique pour l'instant, serait fondée sur la technologie de la chaîne de blocs, qui a permis l'essor des cryptomonnaies (bitcoin, ethereum, etc.) et des JNF (jetons non fongibles ou NFT, des certificats d'authenticité numérique pour des contenus en ligne).

On parle beaucoup de finance décentralisée, mais je pense qu'en 2022, on va voir des cas d'usage plus localisés, qui vont rentrer dans la vie de tous les jours, affirme David Bchiri.

La ville de Miami, en Floride, a récolté plus de 20 millions de dollars américains (25,6 millions $CA) grâce à sa cryptomonnaie, créée en collaboration avec CityCoins, un protocole à code source libre conçu spécialement pour les municipalités qui cherchent des moyens différents de lever des fonds. New York s'est aussi lancée dans l'aventure crypto début novembre.

Mais ces technologies ont des répercussions environnementales non négligeables, à cause des besoins massifs en électricité des réseaux d'ordinateurs et des centres de données, maillons de la chaîne de blocs.

L'explosion des cryptomonnaies inquiète aussi les régulateurs. En septembre, la Banque centrale chinoise a même jugé que toutes les transactions financières impliquant des cryptomonnaies étaient illégales.

Extorsion en ligne

Les attaques au rançongiciel et les vols de données confidentielles devraient continuer à grande échelle en 2022.

Entre la hausse de la valeur des cryptomonnaies et les difficultés des autorités à appréhender les pirates informatiques, le chantage numérique a décollé. Il consiste à pirater le réseau informatique d'une organisation et à lui demander une rançon en cryptomonnaie en échange du code pour retrouver l'accès à ses machines.

Avec 495 millions d'attaques au rançongiciel enregistrées à ce jour, 2021 est déjà l'année la plus coûteuse et la plus dangereuse, notait la société de cybersécurité SonicWall en octobre.

En 2022, le sujet principal pour moi et mes collègues va être le rançongiciel. C'est trop lucratif pour ne pas continuer, a écrit Sandra Joyce, directrice du renseignement pour la firme de cybersecurité Mandiant.

Et selon l'organisation non gouvernementale américaine Identity Theft Resource Center, les fuites de données vont aussi battre des records.

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