•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La dépression saisonnière pourrait être encore plus déprimante cet hiver

Les nouvelles restrictions dues au variant Omicron et les diverses catastrophes naturelles de l’année 2021 seraient à blâmer selon des experts.

Une femme est assise sur le rebord de sa fenêtre et regarde dehors.

15% des Canadiens vivraient des symptômes de la depression saisonnière.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les joies du temps des fêtes derrière nous, les grands froids et les longues nuits ont tôt fait de nous rappeler que même si l'année s'achève, l’hiver, lui, est loin d’être terminé.

Alors que les symptômes de dépression saisonnière sont courants chez de nombreux Canadiens, les experts nous avertissent que cette saison froide mettrait notre santé mentale encore plus à risque que les précédentes en raison de la COVID-19 et de plusieurs catastrophes naturelles.

Environ 15 % des Canadiens présentent chaque hiver des symptômes légers de la dépression saisonnière : sentiment de tristesse, baisse du plaisir ressenti dans la vie, fatigue persistante, envie de trop dormir, augmentation importante de l’appétit et envie de manger des aliments trop riches en gras et en sucre.

Ces symptômes peuvent toutefois s’aggraver lorsqu’il y a des tragédies collectives, selon Erin Michalak, professeur de psychiatrie à l’Université de la Colombie-Britannique. Elle évoque entre autres la pandémie de COVID-19, en plus des feux de forêts et inondations qui ont eu cours dans la province.

J’ai l’impression que c’est une année où il y a du stress par-dessus du stress, par-dessus d’autres stress, commente-t-elle.

Un panneau qui indique "fermé" devant la vitrine d'une enseigne.

Certaines activités ont dues être annulées en raison des nouvelles restrictions de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Même en n’ayant pas subi directement l’impact des catastrophes naturelles de cette année, il est possible de subir un traumatisme indirect lorsqu’on sent qu’elles auraient pu nous arriver, explique Katie Hayes, analyste principale des politiques à Santé Canada qui étudie les liens entre le changement climatique et la santé mentale.

Avec les nouvelles restrictions pour freiner la propagation du variant Omicron qui réduisent les rassemblements un peu partout au pays, il peut être plus difficile de trouver des activités pour se remonter le moral, croit Erin Michalak.

Alors, comment garder le moral? Voici quelques conseils.

Laissez entrer la lumière

le simple fait d'ouvrir vos stores ou vos rideaux tous les matins pour laisser entrer la lumière naturelle pourrait améliorer votre humeur pendant les mois d'hiver, selon Natasha Sharma, une ancienne thérapeute devenue entrepreneure en bien-être, écrivaine et conférencière.

La luminothérapie, qui utilise une lampe particulière pour imiter la lumière naturelle du soleil, s'est avérée vraiment utile pour les cas très graves de problèmes affectifs saisonniers, dit-elle.

Allez jouer dehors

Se mettre le bout du nez dehors, même lorsqu’il fait froid, peut très bien nous réchauffer le moral. S'assurer de bien manger, de faire de l'exercice, de sortir et de respirer de l'air frais est vraiment important, car cela interagit de manière très significative avec notre humeur, a-t-elle déclaré.

Toutefois, pas besoin de devenir un accro du gym pour voir une amélioration de notre moral. Vous n'avez pas besoin d'être sur un tapis roulant. Soyez simplement actif, bougez simplement. Vous pouvez aller vous promener, mais vous pouvez aussi simplement vous promener dans votre maison, ajoute-t-elle.

Une femme emmitouflée dans un manteau d'hiver.

Les grands froids qui soufflent sur l'Ouest canadien rendent la pratique de sports extérieurs parfois plus difficiles.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Le goût de ne rien faire? Faites quelque chose quand même

Quand on manque de motivation, le simple fait de commencer une tâche simple peut avoir un effet sur notre humeur, dit Natasha Sharma. Cela peut être de faire la vaisselle ou même de sortir les poubelles.

Se concentrer sur une tâche peut nous distraire de notre mauvaise humeur. Et lorsqu’on commence une tâche, c’est beaucoup plus facile de mettre la machine en marche par la suite.

S’imposer des limites

Finalement, même si on aime la malbouffe ou regarder des séries sur Netflix, il est important de ne pas abuser des bons plaisirs de la vie, croit Mme Sharma.

La section Commentaires est fermée

Les commentaires sont modérés et publiés du lundi au vendredi entre 6 h et 23 h 30 (heure de l’est).

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Infolettre ICI Colombie-Britanique

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Colombie-Britanique.