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D’ici les Jeux de Pékin, le risque zéro n’existe pas pour Laurent Dubreuil

Dubreuil est déjà qualifié pour Pékin. Une chose pourrait tuer son rêve : contracter la COVID-19.

Un patineur de vitesse pointe le ciel en guise de célébration.

Laurent Dubreuil doit redoubler de vigilance d'ici son départ pour Pékin.

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Roi du 500 m sur le circuit international de patinage de vitesse, Laurent Dubreuil est déjà qualifié pour les Jeux de Pékin, mais une chose pourrait encore tuer son rêve olympique : contracter la COVID-19. D’ici son départ pour la Chine, fin janvier, « le risque zéro n’existe pas », admet cependant le patineur.

Le résultat de test positif à la COVID-19 reçu par la championne olympique américaine Mikaela Shiffrin, lundi, est en quelque sorte un rappel pour les meilleurs athlètes de la planète. La skieuse devrait être remise d’ici les Jeux olympiques, mais le même diagnostic, dans quelques semaines, aurait des conséquences catastrophiques.

Si on attrape le virus peu de temps avant les Jeux, on ne peut pas y aller. C’est quatre ans d’efforts un peu dans le vide, lance sans détour Laurent Dubreuil. Sa situation n’est pas unique, mais l’athlète de 29 ans est dans la forme de sa vie et il n’aura jamais de meilleure chance de monter sur le trône olympique qu’à Pékin.

Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil a dominé le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse, cet automne.

Photo : Radio-Canada

En ce sens, la propagation record du variant Omicron est un dangereux casse-tête. Le risque zéro, ce serait de rester dans mon sous-sol pendant un mois. Oui, j’irais aux Jeux, mais je finirais 25e parce que je ne serais plus en forme. Je n’ai pas vraiment le choix d’aller m’entraîner. Après ça, on se protège le plus possible et on espère pour le mieux.

Isolé de ses partenaires d'entraînement

De retour chez lui, à Lévis, où il a passé Noël avec sa conjointe et sa fille de deux ans, Dubreuil fera tout de même tout en son pouvoir pour limiter ses contacts dans les prochaines semaines. Son temps sera partagé entre son domicile, le centre de glaces de Québec et la salle d’entraînement haute performance de l'Université Laval.

Le Lévisien et son coéquipier Antoine Gélinas-Beaulieu, également qualifié pour Pékin, s'entraînent désormais en duo, loin du reste de leurs coéquipiers. Les deux athlètes et leur entraîneur Gregor Jelonek portent le masque durant tous leurs entraînements et ils effectuent des tests de dépistage rapide chaque matin. Même chose pour le préparateur physique Jonathan Pelletier Ouellet.

Un exercice stressant, mais qui aurait pu être pire. Par le passé, les patineurs québécois devaient s’exiler à Calgary pour s'entraîner durant les pauses du circuit de la Coupe du Monde. L’ouverture du Centre de glaces Intact Assurance, à la fin de l’été, leur permet maintenant de rester dans le confort de la maison.

La pause me permet de travailler sur ma technique pour revenir encore plus fort en février, mais ça fait aussi beaucoup de bien mentalement d’être à la maison. C’est très demandant une saison en Coupe du monde et après douze courses dans les cinq dernières semaines, ça commençait à être dur, raconte-t-il.

Laurent Dubreuil et Antoine Gélinas-Beaulieu posent avec leurs médailles de bronze des Mondiaux par distance de Salt Lake City.

Laurent Dubreuil et Antoine Gélinas-Beaulieu posent avec leurs médailles de bronze des Mondiaux par distance de Salt Lake City.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Un duo qui remonte à loin

S’il ne verra que sa garde rapprochée d’ici son départ pour Pékin, Laurent Dubreuil est tout de même content de vivre son aventure olympique avec Antoine Gélinas-Beaulieu. À une époque, ce dernier était, avec Dubreuil, l’un des plus beaux espoirs au pays en patinage de vitesse. Les deux hommes avaient été cochambreurs aux Mondiaux juniors, à Moscou, en 2010.

Gélinas-Beaulieu, originaire de l’Estrie, a ensuite eu un parcours plus tortueux, accrochant ses patins de 2012 à 2015, mais le voilà qui participera à ses premiers Jeux olympiques, à 29 ans, à l’épreuve de départ de masse. On se connaît depuis longtemps. On s'est toujours suivi. On est cochambreur sur le circuit de la Coupe du monde. Je suis vraiment content pour lui, se réjouit Dubreuil.

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