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COVID-19 : le calme avant la tempête dans les urgences

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Les hôpitaux du Québec demeurent très sollicités.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les visites aux urgences ont diminué au cours des derniers jours, mais les urgentologues redoutent ce qui attend les hôpitaux au cours des prochaines semaines, alors que le variant Omicron, hautement transmissible, est désormais dominant au Québec.

La présidente de l’Association des médecins d’urgence du Québec, Judy Morris, a expliqué à l’émission Tout un matin que le pourcentage de patients qui se présentent avec des symptômes de la COVID-19 est en augmentation à l’urgence de l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, où elle travaille. Elle estime que la situation est semblable dans les autres hôpitaux de la province.

Si la situation est encore sous contrôle, Mme Morris craint ce qui risque d’arriver au cours des prochaines semaines si les patients infectés par le variant Omicron développent des symptômes qui les obligent à se rendre aux urgences.

« Les chiffres dans les urgences ont un peu diminué dans les derniers jours. On a effectivement l'impression que c’est le calme avant la tempête. »

— Une citation de  Judy Morris, présidente de l’Association des médecins d’urgence du Québec.

Selon les études, Omicron est moins virulent que le variant Delta, mais il est beaucoup plus contagieux. Cela entraînera donc inévitablement un plus grand nombre de visites aux urgences.

Et comme un grand nombre de personnes peuvent désormais passer des tests rapides à la maison ou ne se font tout simplement plus tester, faute de place dans les centres de dépistage, beaucoup de cas ne sont plus comptabilisés, souligne l’urgentologue. Je pense qu’on sous-estime le nombre de cas qu’on aura eus dans les derniers jours, ajoute-t-elle.

« Ce qui fait peur au milieu hospitalier, c’est ce qui va arriver dans la prochaine semaine. »

— Une citation de  Judy Morris, présidente de l’Association des médecins d’urgence du Québec.

S’il se concrétise, cet afflux soudain surviendrait à un bien mauvais moment, puisque le personnel soignant est lui aussi frappé de plein fouet par la vague, explique Mme Morris.

Même si la plupart des médecins, infirmières et préposés développent des symptômes légers, ils doivent tout de même être mis en quarantaine, ce qui diminue d’autant la capacité d’accueil des hôpitaux. Ça fait mal, explique l’urgentologue. On a une capacité moindre, malgré le délestage déjà en vigueur dans beaucoup d'hôpitaux.

En date du 24 décembre, 5686 travailleurs de la santé étaient absents après avoir été infectés par la COVID-19.

Par ailleurs, les autorités québécoises ont fait état lundi de 8231 nouveaux cas de COVID-19 et de 10 décès supplémentaires liés à la maladie au cours des dernières 24 heures.

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