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Marché immobilier : à quoi s’attendre en 2022 après une année record?

Une pancarte de courtier immobilier avec une affiche « vendu ».

Le prix moyen des propriétés a augmenté de 31 % à Gatineau et de 17 % à Ottawa depuis l'an dernier, selon l'Association canadienne de l'immeuble (archives).

Photo : Autre banques d'images / Guy R. Leblanc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La frénésie qui caractérise le marché immobilier depuis le début de la pandémie de COVID-19 ne s’est pas atténuée en 2021 et risque de se poursuivre en 2022 dans la région de la capitale fédérale, selon des experts.

Les douze derniers mois ont eux aussi été marqués par une forte hausse du prix des propriétés à Ottawa et à Gatineau.

Cette tendance amorcée en 2020 a favorisé les personnes qui souhaitaient vendre leur maison, estime Natalie Belovic, une courtière immobilière d’Ottawa.

Pour les vendeurs, c'était une année qui a été extraordinaire, parce que les prix ont monté d'une vingtaine de [points de pourcentage] en valeur, explique-t-elle.

La femme pose dehors l'hiver.

Natalie Belovic, agente d’immeubles pour Remax, à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Le prix moyen d’une résidence à Ottawa se situe ainsi à 651 000 $ à la fin de l’année 2021, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Il s’agit d’une augmentation de près de 17 % par rapport à l’année précédente.

Du côté de Gatineau, l’augmentation est encore plus forte, soit 31 % en un an, ce qui a fait passer le prix moyen d'une maison de 345 000 $ à 452 000 $.

Natalie Belovic souligne que cette situation signifie que l'année a été difficile pour les acheteurs, qui se sont souvent retrouvés en concurrence.

Taux d’intérêt et surenchères

Mme Belovic attribue les surenchères dans le marché de la région au faible inventaire de propriétés à vendre et aux acheteurs provenant de l'extérieur.

Les acheteurs qui viennent d'autres villes comme Montréal ou Toronto ou d'un autre pays n'ont pas vraiment le sens du marché immobilier de la région, explique-t-elle. Elle raconte avoir souvent été témoin d'offres exorbitantes qui finissent éventuellement par influencer le marché des propriétés similaires.

La baisse des taux d'intérêt explique également cette hausse soutenue, selon David Tessier, professeur d'économie au Département des sciences administratives à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Selon lui, les taux d’intérêt demeureront bas puisque la crise sanitaire n’est pas terminée, ce qui signifie que le gouvernement fédéral continuera de soutenir l’économie.

« Une des façons de soutenir l'économie – au-delà de l'intervention gouvernementale par des programmes –, c'est en gardant les taux d'intérêt très bas pour faire en sorte que le taux de financement soit le plus faible possible. »

— Une citation de  David Tessier, professeur d'économie à l'UQO

Le professeur Tessier ne prévoit pas de hausse des taux d'intérêt à court terme.

Une augmentation est toutefois à prévoir à plus long terme, selon ce qu’a laissé entendre la Banque du Canada, qui fera une mise à jour le 26 janvier. Une telle décision permettrait de contrer l’inflation qui augmente à une vitesse fulgurante et qui a une incidence sur les prix des logements, entre autres.

Prudence pour 2022

L’économiste de l'UQO rappelle aux acheteurs qui souhaitent entrer dans le marché immobilier en 2022 d’être prudents.

David Tessier au micro de Marie-Lou St-Onge à l'émission « Sur le vif ».

David Tessier, économiste et professeur au Département des sciences administratives de l’UQO (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandra Angers

Il ne faut jamais oublier que lorsque les taux d’intérêt sont très, très bas comme en ce moment, ça donne l'illusion que les paiements sont bas aussi. Donc, on aurait tendance à se surendetter, souligne David Tessier. Mais lorsque les taux montent, ça fait de gros changements sur les paiements mensuels. La prudence est donc de mise.

Avec les informations d'Alexandra Angers

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