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Les inondations auront des répercussions sur la croissance économique en C.-B.

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Un champ de bleuets dans la prairie Sumas à Abbotsford, submergé, le 30 novembre.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms/CBC

La Presse canadienne

Les récentes inondations et les glissements de terrain qu'elles ont provoqués nuiront à la croissante économique de la Colombie-Britannique, mais le maintien relatif des chaînes d'approvisionnement pourrait limiter les dégâts, dit un économiste.

Plusieurs routes vitales et des voies ferroviaires ont été coupées pendant plusieurs semaines après que des pluies diluviennes se sont déversées sur le sud de la Colombie-Britannique, inondant autoroutes et fermes et contraignant environ 15 000 personnes à quitter leur domicile.

Ken Peacock, vice-président principal et économiste en chef du Business Council of B.C., croit que les pertes de production économique totaliseront de 250 à 400 millions $.

On croit que les conséquences directes de la fermeture des autoroutes et des voies ferrées, de la fermeture du pipeline Trans Mountain et des répercussions sur le commerce au détail entraîneront une perte de trois dixièmes de point de pourcentage, dit-il. Cela effacera toute croissance pour 2021.

Il ajoute que son estimation n'inclut pas le coût des réparations et de la reconstruction des infrastructures endommagées. Le gouvernement a déjà annoncé que cela nécessitera des travaux colossaux.

La ministre des Finances Selina Robinson a récemment indiqué qu'elle présentera une image plus précise des finances de la province à l'occasion de la présentation du budget, en février. Avant les inondations, la situation économique de la Colombie-Britannique s'était rétablie après un recul de 3,4 % en 2020.

Plus tôt en décembre, Mme Robinson avait indiqué que le conseil des prévisions économiques de la province avait prédit une croissance économique de 5,3 % en 2021 et de 4,2 % en 2022 en Colombie-Britannique.

Selon M. Peacock, les conséquences économiques des inondations auraient été plus dramatiques si la province n'avait été en situation de reprise économique.

Trois dixièmes de point de pourcentage ne semblent pas si dramatiques quand on parle d'une croissance de quatre pour cent. Mais si nous sommes dans un monde où la croissance normale est de 2 % à 2,5 %, alors c'est un recul plus significatif.

Les inondations ont aussi rappelé au gouvernement et aux industries l'importance de réparer rapidement les infrastructures et de maintenir les chaînes d'approvisionnement vitales, mais si cela signifie de transporter des biens sur différentes autoroutes ou par la voie ferroviaire, souligne l'économiste.

Ce n'était pas une alerte, mais bien une indication claire de notre dépendance envers certaines infrastructures et le transport, commente M. Peacock.

L'autoroute Coquihalla, la principale voie d'accès à Vancouver, n'a rouvert à la circulation commerciale que le 20 décembre. Les inondations et les glissements de terrain avaient endommagé 20 de ses sections, dont sept ponts.

Les trains ont recommencé à circuler normalement, mentionnent les autorités portuaires de Vancouver.

James Thompson, vice-président aux opérations dans l'ouest du pays pour le Canadien National, dit que l'accès au port de Vancouver a été coupé du 14 novembre au 4 décembre. Le nombre de sections de voies ferrées endommagées s'élevait à 58 dans la région du Canyon du Fraser.

Les travaux de réparation ont mobilisé 400 employés et 110 pièces d'équipement, 24 heures par jour, sept jours par semaine.

On a dû mettre 280 000 verges de roches pour remplacer ce qui avait été emporté par les glissements de terrain, soit environ 25 000 camions de 18 roues de ballasts de roches et d'autres matériaux à un seul endroit.

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