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Une factrice de Rimouski mijote un projet de vigilance lors de la livraison du courrier

Un facteur marche dans une rue enneigée.

Une factrice de Postes Canada à Rimouski élabore un projet de vigilance sociale pendant la distribution du courrier (archives).

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Alice Proulx
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une factrice de Postes Canada à Rimouski souhaite créer un service de vigilance sociale dans le but de venir en aide à la population pendant la distribution du courrier.

Rachel Ouellet, factrice et déléguée sociale, travaille sur ce projet depuis deux ans. Cela fait maintenant 18 ans qu'elle est factrice.

Cette idée lui est venue en tête après une intervention spécifique qu'elle a dû réaliser auprès d'une cliente en détresse.

Avant la pandémie, j'ai livré un document qui nécessitait une signature à une dame. Dès qu'elle s'est aperçue que la lettre provenait de la Société d'assurance automobile du Québec, la femme est devenue très nerveuse et anxieuse. Elle savait ce qu'il y avait dans cette lettre, c'est-à-dire la perte de son permis de conduire, soulève-t-elle.

J'ai pris du temps avec elle pour l'écouter et je suis devenue une déléguée sociale, si on veut. J'ai changé de chapeau. Je me suis assurée qu'elle était entourée. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas laisser cette personne seule, a raconté Mme Ouellet lors d'une entrevue à l'émission D'Est en Est vendredi.

Rachel Ouellet est factrice pour Postes Canada à Rimouski.

Rachel Ouellet est factrice pour Postes Canada à Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada

À la suite de cet incident, elle s'est mise à remarquer le besoin d'écoute et de soutien de certains citoyens.

Au niveau de ma clientèle, lorsque je distribue le courrier, il y a des besoins en matière d'écoute et d'attention. Il y a des clients qui vivent seuls depuis longtemps, en région, et ces besoins-là se sont exacerbés en raison de la pandémie, soutient la factrice.

« On passe devant la maison des gens cinq jours par semaine, toute l'année, alors je pense que ce serait bien que notre service de postes public ait un service de vigilance. Pourquoi ne pas encadrer ce service et l'ajouter comme responsabilité nouvelle à la poste? »

— Une citation de  Rachel Ouellet, factrice chez Postes Canada

Mme Ouellet explique que son projet de vigilance sociale consiste à récolter des informations à partir du terminal de données portatif qui sert à repérer les colis, puis à les transmettre à un centre communautaire et social.

À l'aide de questions déjà définies par le milieu social, on peut demander aux personnes comment elles vont. Si on y va plusieurs fois par semaine, on pourrait comparer comment elles vont depuis la dernière visite. Si la réponse est différente, si elles vont moins bien que la dernière fois, ces questions-là sont récoltées, et ça pourrait être tout de suite envoyé dans le milieu communautaire. Il y aurait une travailleuse sociale pour aider ces personnes-là, mentionne-t-elle.

Elle insiste par ailleurs sur le fait que, comme ce ne sont pas tous les facteurs qui ont le temps de faire de l'écoute active auprès des clients, ce service leur permettrait tout de même d'aider.

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