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Katerine Savard, la « vieille » médaillée de l’équipe canadienne de natation

Une nageuse prend une respiration pendant sa course.

Katerine Savard en finale du 100 m papillon des essais canadiens pour les Jeux olympiques de Tokyo, le 19 juin 2021

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

À 28 ans, Katerine Savard dit elle-même qu’elle est « vieille » dans l’équipe canadienne de natation. Qu’à cela ne tienne, la nageuse de Pont-Rouge file le parfait bonheur dans la piscine et, comme en témoigne sa récolte de quatre médailles aux Mondiaux en petit bassin, les résultats sont encore au rendez-vous.

Quand je dis que je suis vieille, c’est parce que j’ai participé à plusieurs générations. Ça fait maintenant 13 ans que je fais l’équipe nationale, a-t-elle expliqué, vendredi matin, à l’émission Première heure.

Tout juste revenue d’Abou Dhabi, où se tenaient les Championnats du monde en petit bassin, Savard parlait de sa récolte de médailles comme un cadeau de Noël avant le temps. Je suis vraiment chanceuse. Je ne m’attendais pas à ça.

Il faut évidemment beaucoup plus que de la chance pour grimper sur le podium des Mondiaux, mais la nageuse est bien placée pour apprécier le chemin parcouru par les nageuses canadiennes dans la dernière décennie.

Le pont entre deux générations

Menée par la jeune Maggie Mac Neil, l’équipe canadienne a raflé pas moins de 15 médailles, dont 7 d’or, lors des Mondiaux aux Émirats arabes unis. Les quatre médailles de Katerine Savard, dont trois d’or, ont été remportées dans des épreuves de relais. Comme quoi le Canada ne mise pas seulement sur une ou deux bonnes athlètes.

Quatre nageuses canadiennes masquées, avec leurs médailles d'or, attendent sur le podium.

Summer McIntosh, Katerine Savard, Kayla Sanchez et Rebecca Smith sur le podium du 4 X 200 m style libre des Championnats du monde en petit bassin 2021

Photo : CBC sports

Avant, c’était incroyable quand on faisait une finale. Mais en 2016 on s’est mis à gagner des médailles et, depuis, c’est devenu l’objectif de tout le monde. On est sur une lancée et je suis tellement contente de pouvoir participer à ça. J’ai comme été au croisement des générations, explique l’athlète de Pont-Rouge.

2016, c’était l’année des Jeux de Rio et des succès inespérés de l’Ontarienne Penny Oleksiak, alors âgée de 16 ans. C’est aussi l’année où Savard a remporté sa médaille de bronze olympique au relais 4 x 200 mètres style libre.

Une pause salutaire

Peu de temps après, elle a bien failli accrocher son maillot. La résidente de Montréal a pris une année sabbatique, en 2018, et elle a longuement hésité à reprendre la compétition en quête d’une deuxième participation aux Jeux olympiques. Émotionnellement, j’avais besoin de cette pause-là, de ce recul-là, et si ce n'était pas de ça, je ne pense pas que je serais dans la piscine en ce moment.

Bien des choses ont changé depuis. Entre sa participation à la demi-finale du 100 m papillon aux Jeux de Tokyo et la signature d’un contrat professionnel dans la Ligue internationale de natation, Katerine Savard vient de vivre l’une des plus belles années de sa carrière.

J’ai tellement eu de plaisir cette année que j’ai pris la décision de continuer, mais je ne sais pas jusqu’à quand et je n’ai pas nécessairement envie de dire une date. Je ne veux pas me mettre de pression.

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