•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Logement : de vives inquiétudes à l’Île-du-Prince-Édouard

Immeuble de logements à Charlottetown.

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard s'apprête à modifier sa loi qui régit le logement.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Des changements qui élimineront un plafond sur les hausses de loyers inquiètent à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard invite la population à commenter les changements proposés à la loi qui encadre la location de logements dans la province. Les citoyens ont jusqu’au 14 janvier pour faire connaître leur opinion, en ligne ou par téléphone.

Le ministre du Développement social et du Logement, Brad Trivers, estime que les changements législatifs proposés sont nécessaires. La loi n'a pas été changée depuis 30 ans et l'une des raisons, je pense, est que cela peut être polarisé entre les locataires et les propriétaires. Nous essayons donc de trouver un équilibre, explique-t-il.

Brad Trivers interviewé dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législative.

Le ministre du Développement social et du Logement de l'Île-du-Prince-Édouard, Brad Trivers, dit qu'il a voulu trouver un équilibre entre les intérêts des propriétaires et ceux des locataires.

Photo : CBC / Al MacCormick

Mais le ministre Trivers reconnaît que les modifications ne plairont pas à tous. Tout le monde n'obtiendra pas tout ce qu'il veut, dit-il.

Des hausses plus importantes de loyer à prévoir

La Commission de réglementation et d’appels de l'Île-du-Prince-Édouard détermine le pourcentage maximal de hausses de loyer que peuvent réclamer les propriétaires chaque année. Les changements législatifs permettront aux propriétaires de demander, selon certains critères, d’augmenter les loyers au-delà de ce pourcentage maximal.

Il y aura aussi de nouveaux délais pour les expulsions, des indemnisations pour les personnes expulsées sans motif, ainsi qu’un processus de plaintes renforcé.

Un immeuble à appartements.

L'accès au logement est l'un des principaux sujets de préoccupation révélés dans un récent sondage auprès des nouveaux arrivants à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo :  CBC

Un groupe de défense des locataires inquiet

L’organisme Fight for affordable housing, qui est un groupe de défense des locataires de l’Île-du-Prince-Édouard, craint que les changements annoncés ne se traduisent par des hausses de loyers très élevées. C'est très alarmant pour les locataires de l'Île-du-Prince-Édouard, estime Rosalind Waters, membre de Fight for affordable housing.

Rosalind Waters devant une salle sombre.

Rosalind Waters, du groupe Fight for affordable housing, s'inquiète des changements législatifs prévus à la loi sur le logement. (Archives)

Photo : CBC/Laura Meader

L’organisme est d'avis que les changements législatifs donneront aux propriétaires la possibilité d'augmenter de façon trop importante les loyers, lorsqu’un logement est vide par exemple.

Il critique le fait que la province lance les consultations sur le projet de loi en pleine période des fêtes, et au milieu d’une importante vague de COVID-19 : Cela semble être conçu pour décourager l'examen minutieux.

En réponse à ces craintes, le ministre Trivers se veut rassurant. Cela ne signifie en aucun cas qu'il va y avoir une augmentation incontrôlable des loyers. Je pense vraiment que les locataires seront très, très bien représentés par cette législation, assure-t-il.

Avec les informations de Shane Ross, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !