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Le Club Caribou-Conscrits demande de réduire la publicité touristique en début de saison

Une surfaceuse dans un sentier de motoneige.

Une surfaceuse entretient les sentiers du club de motoneige Caribou Conscrit.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

Le Club de motoneige Caribou-Conscrits demande à Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean de réduire la publicité pour attirer des motoneigistes en décembre sur les monts Valin, au nord de Saguenay.

La pression est telle actuellement que le président du club, Julien Tremblay, indique que les neuf surfaceuses ne suffisent plus à la tâche et que l'entretien des pistes en souffre.

Avec la neige qui arrive un mois plus tôt qu'ailleurs au Québec, plusieurs motoneigistes viennent de partout dans la province pour profiter des sentiers entretenus par le club de bénévoles.

C'est la troisième saison qu'on est envahi vraiment par le tourisme en début de saison. Puis, en début de saison, nous autres, c'est vraiment critique, c'est le début de nos opérations, a étalé Julien Tremblay.

Avec 2500 motoneigistes par jour la fin de semaine, les surfaceuses du club n'arrivent plus à entretenir les sentiers, surtout avec des périodes de verglas.

Si on n'a pas des -20 degrés plusieurs jours, il faut laisser un petit répit aux sentiers. Mais là, ce n'est pas ça. Mes gars, ils grattent de nuit. Il peut y avoir parfois 50 motoneiges qui le dépassent durant les opérations, a-t-il déploré aussi.

Les neuf surfaceuses du Club de motoneige Caribou-conscrits  ne suffisent plus à la tâche. L'entretien des pistes en souffre.

L'entretien des sentiers se fait souvent de nuit.

Photo : Avec l'autorisation du Club de Motoneige Caribou-Conscrits

Pour de la publicité adaptée

C'est pourquoi le club invite l'industrie touristique régionale à revoir sa stratégie de mise en marché. La directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, reconnaît qu'une attention particulière pourra y être accordée dans le futur. Il faut qu'on se penche là-dessus puis qu'on établisse probablement des stratégies pour les saisons à venir pour s'assurer, dans le fond, qu'on préserve des secteurs comme ceux-là puis que l'expérience client soit optimale, a-t-elle assuré.

Du côté de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), on ouvre la porte à de potentiels ajustements. Tant que les autres secteurs ne seront pas ouverts, bien malheureusement, ça ne sera pas évident. Est-ce qu'il va falloir se pencher sur la situation dans le futur? Peut-être que oui, a indiqué Stéphane Desroches, directeur de la FCMQ.

Tant la fédération que Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean croient qu'il faudrait mieux faire connaître des secteurs qui ouvrent tôt en saison et développer d'autres territoires pour la motoneige hors sentiers balisés.

Une question de comportements aussi

Il n'y a pas que l'achalandage hâtif qui dérange le Club de motoneige Caribou-Conscrits.

Leurs enregistrements pas signés, les plaques pas posées sur les motoneiges, pas de vignettes, les silencieux modifiés, ça c'est général, a énuméré le patrouilleur Réal Montreuil à propos de ce qu'il voit sur le terrain.

Il déplore aussi le comportement des amateurs de hors-piste de partout au Québec.

En sortant des sentiers, c'est un coup sur le gaz. Ils rentrent une motte de neige dans le sentier. Ça fait des bosses, les autres motoneiges entrent dans ces bosses-là, a-t-il poursuivi.

Sur ce point, Julien Tremblay ajoute que cette situation amène des critiques non pas envers ces motoneigistes, mais plutôt contre le club.

On se fait reprocher : "Vos sentiers ne sont pas sécuritaires." On se fait appeler Caribosse. Moi, je fais 40 heures de bénévolat par semaine, puis quand je reçois une affaire de même, ce n'est pas une tape dans le dos que j'ai, c'est une claque sur la gueule, a-t-il partagé.

Un sentier de motoneige

Les sentiers comprennent souvent des bosses, ce qui est reproché au club.

Photo : Radio-Canada / Avec l'autorisation du Club de Motoneige Caribou-Conscrits

Certains motoneigistes ne s'en cachent pas, ils viennent sur les monts Valin pour se défouler. Un motoneigiste rencontré par Radio-Canada a même critiqué le fait qu'il ne pouvait pousser son bolide à fond.

Pourquoi les autorités ont mis ça illégal?, a-t-il débuté par rapport à l'interdiction de mettre pleins gaz. On n'est pas à côté d'un voisinage, on n'est pas à côté de rien. Ici, ils mettent ça illégal.

D'après un reportage de Gilles Munger

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