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Les étudiants universitaires de l’Alberta reprendront les cours en ligne dès janvier

Danika Duval.

Lorsque Danika Duval, étudiante en ingénierie au Campus Saint-Jean, a appris que ses cours seraient en ligne, une fois de plus, elle était déçue. Toutefois, elle comprend la nécessité de prendre ces mesures supplémentaires.

Photo : Radio-Canada

Face à la propagation du variant Omicron, plusieurs universités de l’Alberta ont annoncé que la majorité des cours seront en ligne pendant au moins trois semaines à compter de la rentrée, en janvier. Ce retour aux études en ligne déçoit plusieurs étudiants.

L'Université de l'Alberta a annoncé qu'elle resterait en ligne au moins du 4 au 23 janvier.

Pour sa part, l'Université de Calgary devrait reprendre les cours en présentiel le 31 janvier.

L'Université MacEwan, le Southern Alberta Institute of Technology (SAIT), le Northern Alberta Institute of Technology (NAIT), l’Université de Lethbridge et l’Université Mount Royal seront en ligne jusqu’au 21 janvier.

Les établissements indiquent que les mesures sanitaires, comme la distanciation physique, devront à nouveau être respectées dans les espaces qui resteront ouverts.

Ils continueront de surveiller la situation et le retour en classe aura lieu dès que ce sera sécuritaire.

Des étudiants déçus, mais compréhensifs

Danika Duval en est à sa deuxième année d’études en ingénierie au Campus Saint-Jean. En raison de la pandémie, elle a suivi le deux tiers de ses cours en ligne.

Lorsqu’elle a appris que ses cours seraient de nouveau en ligne, elle était déçue. Malgré sa capacité d’adaptation, elle trouve cela difficile.

[Avec les cours en ligne], je suis à mon bureau toute la journée, je suis assise et j’oublie de prendre des pauses, raconte-t-elle. En personne tu dois marcher au campus pour aller à tes cours, prendre l’autobus, aller en auto, tu as un peu cette obligation de prendre une pause, ce qui est plus sain.

Danika Duval est toutefois compréhensive. Avec les nouveaux variants, je comprends les mesures qui sont nécessaires à prendre [...] mais c'est sur que c'est décevant de penser que je ne verrai pas les gens en personne, confie-t-elle.

« Grâce aux réseaux sociaux, je sais que je ne suis pas la seule qui est à mon bureau et travaille. Tous les autres étudiants vivent la même chose que moi [...] ça remonte un peu le moral de savoir qu'on n’est pas seule. »

— Une citation de  Danika Duval, étudiante en ingénierie au Campus Saint-Jean

Dans les prochaines semaines, l’étudiante retournera à son ordinateur et fera preuve de résilience.

Je vais essayer de plus prendre le temps de déjeuner, prendre le temps de faire un tour dehors même s'il fait froid, des petites choses comme ça qui vont me faire du bien, dit-elle.

[On doit] le prendre un jour à la fois et se dire qu'il doit y avoir une lumière au bout du tunnel.

Rowan Ley, président du syndicat étudiant de l'Université de l'Alberta, vit la même épreuve.

Au départ, j'étais assez réfractaire à l'idée de revenir en ligne, dit-il. Mais j'ai fini par me rendre compte, ce week-end, que c'était inévitable, affirme Rowan Ley, président du syndicat étudiant de l'Université de l'Alberta.

« C'est assez controversé, mais au bout du compte, les étudiants reconnaissent que c'est ce qui doit se passer pour des raisons de santé publique et que cela échappe à notre contrôle. »

— Une citation de  Rowan Ley, président du syndicat étudiant de l'Université de l'Alberta

C'est une réalité que l'apprentissage en ligne est de bien moindre qualité. Ce n'est pas la même expérience, les étudiants ne reçoivent pas ce pour quoi ils ont payé, dit-il.

Le syndicat est toutefois heureux que l’Université ait fait l’annonce avant les vacances des fêtes afin de permettre aux étudiants de s’organiser en conséquence.

Conséquences sur la santé mentale

Selon la psychologue Catherine Petit, les nombreuses heures passées devant un écran ont une lourde incidence sur la motivation, le sommeil, la concentration et la santé mentale.

Plus on a des périodes où la personne est isolée à travailler juste en ligne, plus on va avoir des désordres psychologiques qui vont venir s’installer, explique-t-elle.

« L’être humain a besoin de contact physique et l’isolement va à l’encontre des besoins primaires de l’être humain donc on s'attend à des désordres d'ordre psychologique de tout ordre. »

— Une citation de  Catherine Petit, psychologue

Selon elle, un des problèmes avec ces changements rapides est que les cours, qui ont été créés pour être offerts en présentiel, ne sont pas adaptés au format virtuel et demandent donc beaucoup plus d’effort aux jeunes.

On essaye de reproduire du présentiel, mais en virtuel, alors que normalement [...] la pédagogie est pensée par le fait que le groupe ne sera pas ensemble, explique-t-elle.

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