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Omicron : des modélisateurs prévoient un pic record d’hospitalisations en C.-B.

Selon eux, les hospitalisations doivent battre des records à la mi-janvier, au plus fort de la cinquième vague.

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Le rapport de modélisation prévoit un record d'hospitalisations en Colombie-Britannique à la mi-janvier (archievs).

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms / CBC

Un groupe indépendant de modélisation de la COVID-19 prévient la Colombie-Britannique d’une forte hausse des hospitalisations dans la province pour la mi-janvier à cause de la progression du variant Omicron. Leur étude demande d'accélérer l'administration de la troisième dose de vaccin, ou d'imposer des mesures sanitaires plus sévères.

Selon le rapport d’étude, réalisé conjointement par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), de l’Université Simon Fraser (SFU) et de l’Université de Victoria (UVic), les cas de COVID-19 liés au variant Omicron augmentent de 23 % à 29 % par jour en Colombie-Britannique.

D'après ces données, le taux de transmission du variant double tous les trois jours en moyenne. La sévérité de l’infection au variant Omicron par rapport à d’autres souches du virus est toutefois incertaine, disent ces spécialistes.

Cependant, même si Omicron s’avère moins dangereux que le variant Delta, les hôpitaux de la province seront probablement submergés par la cinquième vague en cours, selon ce rapport.

« Nous nous attendons à ce que le nombre de personnes à l’hôpital dépasse celui observé précédemment durant la pandémie, et ce à la mi-janvier. »

— Une citation de  Rapport d'étude du groupe indépendant de modélisation de la COVID-19

Le regroupement de chercheurs universitaires ajoute que le seul scénario dans lequel les hôpitaux ne sont pas submergés requiert qu'Omicron engendre 10 fois moins d'hospitalisations que le variant Delta.

« Pas de temps à perdre » à cause du variant Omicron

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Le variant Omicron, présenté ici sous analyse moléculaire, est plus contagieux que les autres variants.

Photo : Dr. Sriram Subramaniam

La Dre Sarah Otto, professeure en biologie à l’UBC et membre du groupe indépendant de modélisation, souligne que la propagation rapide du variant Omicron limite le temps de réaction comparativement aux autres vagues de la pandémie.

Nous n’avons pas de temps à perdre avec Omicron, il faut agir dès maintenant, dit-elle.

La Colombie-Britannique a battu son record de cas quotidiens par deux fois au cours des deux derniers jours, avec 1528 nouvelles contaminations mercredi. L'augmentation est de 161 % par rapport à la semaine précédente.

Le modèle épidémiologique indique que les cas continueront d’augmenter dans un futur proche, même si les nouvelles mesures annoncées mardi peuvent changer la donne de manière imprévisible.

Le groupe indépendant de chercheurs reconnaît aussi que les prévisions de leur modèle sont incertaines après la fin du mois de janvier, du fait du manque de recul sur l’effet de la vaccination sur le variant Omicron.

L’importance d’une troisième dose

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Le rapport indépendant de modélisation conseille d'accélérer l'administration de la troisième dose de vaccin.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms / CBC

Le rapport valide néanmoins l’importance d’une dose de rappel contre la COVID-19 face au variant Omicron, ce qui réduirait les hospitalisations et les cas quotidiens.

La Colombie-Britannique a administré 760 000 troisièmes doses en date de mercredi. Un nombre insuffisant, selon la Dre Sarah Otto, qui recommande une distribution massive ou un confinement pour contrer la maladie.

« Si 50 % de la population peut recevoir sa dose de rappel, ce sont 50 % de personnes en moins à l’hôpital le mois prochain. »

— Une citation de  Dre Sarah Otto, professeure en biologie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC)

Sarah Otto est confiante quant à la capacité de la province de dompter cette cinquième vague.  Mon inquiétude est de savoir combien vont y survivre , conclut-elle.

Avec des informations de Akshay Kulkarni et de l'émission On The Coast

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