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J’ai reçu un résultat positif, que dois-je faire?

Rappel des consignes et conseils pour s’isoler et pour récupérer à la maison lorsqu'on contracte la COVID-19.

Alitée, une femme est couchée sur le dos et se repose. Elle porte un masque. Des objets se trouvent sur sa table de chevet.

Il faut s'isoler pendant 10 jours si on contracte la COVID-19.

Photo : iStock / RoMiEg

Avec la multiplication fulgurante des cas de COVID-19 au pays, il est possible que vous contractiez le coronavirus au cours des prochaines semaines même si vous avez reçu tous vos vaccins. Mais surtout, pas de panique! Voici comment vous préparer et ainsi mieux traverser cet épisode qui peut être éprouvant.

Tout d’abord, prévoyez le coup : ce sera plus facile en ayant fait certains préparatifs si jamais le coronavirus s’invite chez vous.

Choisissez un endroit dans votre demeure où vous pourrez vous isoler des autres et vous reposer. Pensez aussi à quelqu'un qui pourrait prendre soin de vous, en fonction de votre âge, de vos besoins, de votre état de santé ou de votre situation familiale. Et si vous avez des enfants, demandez-vous qui pourra s’occuper d'eux pendant votre quarantaine.

Prévoyez aussi de prévenir votre employeur et renseignez-vous sur la marche à suivre pour obtenir des congés de maladie.

Faites des provisions, par exemple des conserves et quelques repas congelés; cela pourrait être utile le jour venu. Assurez-vous d’avoir accès à de l’eau en bonne quantité ou à un autre liquide, par exemple du jus. Et faites des provisions de médicaments antidouleur comme du Tylenol.

Les consignes de la santé publique peuvent changer. Tenez-vous informé et, en cas de doute, contactez la ligne Info-Santé au Québec (811) ou l’équivalent dans les autres provinces.

J’ai fait un test rapide à la maison et le résultat est positif. Que dois-je faire?

Isolez-vous chez vous.

La santé publique recommande (Nouvelle fenêtre) à toute personne qui obtient un résultat positif à un test rapide ou qui présente des symptômes de la COVID-19 (Nouvelle fenêtre) – même si elle n’a pas fait de test rapide – d'aller passer un test PCR dans une clinique de dépistage. Si on a été en contact avec une personne qui a la COVID-19, la consigne est désormais de s’isoler et d’attendre de voir si des symptômes apparaissent.

Toutefois, selon l’épidémiologiste Nimâ Machouf, les centres de dépistage sont tellement submergés en ce moment qu’elle estime qu’un résultat positif à un test rapide suffit pour affirmer qu'on a la COVID-19 et pour devoir s’isoler sur-le-champ. Elle recommande d’obtenir une confirmation avec un test PCR uniquement si cette preuve est exigée pour une absence ou un retour au travail ou encore pour les assurances, par exemple.

Deux traits s'affichent sur la partie du bâtonnet de plastique où on lit le résultat du dépistage de la COVID-19.

Un résultat positif à un test rapide

Photo : Radio-Canada / DANIEL THOMAS

Pour vous rendre à une clinique de dépistage, évitez les transports en commun dans la mesure du possible et portez un masque lors de votre passage sur les lieux. Après votre prélèvement, retournez chez vous et commencez votre période d’isolement.

Si la santé publique communique avec vous pour connaître la source de votre contamination ou pour savoir qui pourrait être contaminé dans votre entourage, répondez.

Informez d’ailleurs votre entourage que vous avez obtenu un résultat positif, de même que votre employeur, la garderie ou l’école, le cas échéant.

« Si on est positif, on informe toutes les personnes qu’on a rencontrées durant la dernière semaine. »

— Une citation de  Nimâ Machouf, épidémiologiste et chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

La santé publique recommande de restreindre l'utilisation des tests rapides aux occasions où l'on présente des symptômes. Néanmoins, il est pertinent d'utiliser un test rapide juste avant d'aller voir une personne vulnérable, par exemple un proche qui est malade à l'hôpital, même si l'on n'a pas de symptômes, selon la Dre Marie-France Raynault, conseillère médicale au ministère de la Santé.

De son côté, Nimâ Machouf recommande de faire un test rapide – si on en a – même si on n’a pas de symptômes, avant d'aller à une fête ou une rencontre. Beaucoup de personnes qui ont été infectées par Omicron et qui sont contagieuses n’auront jamais de symptômes, d’où l’importance de subir ce test, selon elle. Si la personne est très contagieuse, le test va le détecter, il sera positif.

Combien de temps dois-je m’isoler?

La période d'isolement est de 10 jours à partir du début des symptômes ou à partir du jour du test si vous n’avez pas eu de symptômes, selon la santé publique.

Pour mettre fin à votre isolement, vous ne devez pas avoir de fièvre depuis 48 heures et vos symptômes doivent s'être atténués depuis 24 heures, à l'exclusion de la toux et de la perte de l’odorat, qui peuvent durer plus longtemps.

Une femme dans son lit boit de l'eau dans un verre. Une bouteille et des médicaments sont posés sur sa table de chevet.

Les experts rappellent l'importance de s'hydrater quand on est malade.

Photo : iStock / invizbk

Que faire si je ne peux pas m’isoler adéquatement à la maison?

Faites le maximum : restez seul(e) dans votre chambre et gardez la porte fermée. Dormez là et prenez-y tous vos repas. Portez un masque en tout temps quand vous vous trouvez dans des lieux partagés avec les autres occupants de la maison ou du logement. Ces personnes devraient elles aussi porter un masque, peu importe leur statut vaccinal, et rester à bonne distance de vous.

Si la chose est possible, utilisez une salle de bains différente de celle des autres membres de la maisonnée. Si vous devez partager une salle de bains, nettoyez les surfaces que vous avez touchées et fermez le couvercle de la toilette lorsque vous tirez la chasse d’eau afin de réduire la propagation du virus par les microparticules et par les gouttelettes projetées.

Aérez les pièces dans la mesure du possible, compte tenu de la saison, et faites fonctionner le ventilateur de la salle de bains ainsi que la hotte de la cuisinière, recommande Nimâ Machouf, afin de faire circuler l’air.

Le virus se propage dans l’air. Si on veut se protéger, il faut que la personne infectée ne partage son air avec personne d’autre, explique Mme Machouf.

« On la considère comme un fumeur : le virus se répand dans la salle ou dans la maison comme de la fumée de cigarette. Alors, il faut aérer. »

— Une citation de  Nimâ Machouf, épidémiologiste et chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

N'accueillez personne de l'extérieur de la maison, à moins qu’il s’agisse d’un aidant naturel. Si une personne vous assiste dans vos activités quotidiennes – pour aller à la toilette, vous déplacer, vous aider à manger –, ce devrait toujours être la même personne. Et elle devrait se protéger en portant le masque en tout temps.

Comme le variant Omicron est extrêmement transmissible, Nimâ Machouf suggère aux personnes malades qui ne peuvent pas s’isoler ou qui doivent par exemple s’occuper d’un enfant de porter un masque N95, qui réduit davantage la transmission que le masque chirurgical. Avec la capacité de transmission d’Omicron, ça va être difficile que les autres occupants de la maison ne l'attrapent pas.

Tout le monde de la maisonnée est à risque, donc tous devraient s’isoler aussi, selon elle.

Pour ce qui est du port du masque chirurgical chez les enfants infectés, il faut être réaliste et le faire dans la mesure du possible, dit-elle par ailleurs. On ne peut pas penser qu’un enfant va porter son masque en dormant, donne-t-elle comme exemple.

Au Québec, la Croix-Rouge est en partenariat avec le ministère de la Santé pour aider les gens qui ne peuvent pas s'isoler sécuritairement advenant un diagnostic de COVID-19 en leur fournissant de l'hébergement et de l'aide alimentaire. Les personnes qui peuvent s’en prévaloir sont dirigées par les CISSS, les CIUSSS ou les directions régionales de santé publique. D’autres provinces et d'autres villes ont lancé des initiatives similaires pour permettre aux personnes de s’isoler de façon sécuritaire.

Si vous souhaitez savoir quels sont les services communautaires et sociaux à proximité de chez vous, composez le 211.

Vérifiez aussi si vous pouvez obtenir de l’aide gouvernementale, notamment la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (Nouvelle fenêtre) (PCMRE) ou la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (Nouvelle fenêtre) (PCREPA).

Gros plan sur un message en français : « Restez chez vous, COVID-19 ».

Un message diffusé en Ontario lors de confinements précédents

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Est-ce que je peux sortir de chez moi, aller au travail, à la garderie, dans un commerce?

Ce n'est pas recommandé. La seule raison valable pour sortir de chez vous devrait être pour se rendre à une consultation médicale ou pour obtenir des soins médicaux.

Abstenez-vous de fréquenter tout lieu public, y compris les supermarchés, et ne prenez pas les transports en commun.

Si vous avez besoin de nourriture ou de médicaments, faites-les livrer chez vous ou demandez à quelqu’un de vous apporter le nécessaire à votre porte.

Vous pouvez toutefois aller seul à l’extérieur, dans votre cour ou sur votre balcon, par exemple. C’est d’ailleurs important de prendre l'air de temps en temps, rappelle Mme Machouf.

Quels sont les symptômes à surveiller? Quand dois-je me rendre à l’hôpital?

La plupart des personnes vaccinées qui contractent la COVID-19 vont ressentir des symptômes légers. Elles vont avoir la gorge qui gratte, la voix enrouée, un peu de congestion nasale. Pour beaucoup de personnes vaccinées, ça s’arrête là avec le variant Omicron, a expliqué la Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine, en entrevue à l’émission Midi info. On parle aussi de fatigue, de fièvre et, dans certains cas, d'une perte de l’odorat.

Normalement, pour les personnes vaccinées, il ne devrait pas y avoir beaucoup de problèmes. Il n’y a pas de séquelles, c’est léger, note Nimâ Machouf, qui rappelle que beaucoup de gens contaminés vont demeurer asymptomatiques. Toutefois, les symptômes seront beaucoup plus forts chez les non-vaccinés.

Vous pouvez prendre des antidouleurs comme du Tylenol et vous traiter comme vous le feriez si vous aviez un rhume ou une grippe. Les experts recommandent de boire beaucoup d’eau et de s’alimenter suffisamment.

Surveillez vos symptômes et consultez la ligne Info-Santé au besoin.

Si des symptômes graves apparaissent, par exemple de la difficulté à respirer, des douleurs à la poitrine ou une grande confusion, appelez le 911 ou faites-vous conduire à l’hôpital.

Pour l’instant, les traitements contre la COVID-19 ne sont donnés qu’à l’hôpital. Les médicaments antiviraux récemment mis au point sous forme de comprimés ne sont pas encore approuvés par Santé Canada.

Avec CBC, La Presse canadienne et Vox

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