•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des milliers de Canadiens de plus admissibles à une aide de 300 $ par semaine

Une femme présente son passeport vaccinal et son identité à un restaurateur.

Le reportage de Julie-Anne Lapointe

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Des milliers de Canadiens supplémentaires pourront bientôt toucher la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, qui s'élève à 300 $ par semaine.

Le gouvernement Trudeau a annoncé mercredi qu'il élargit l'accès à ce programme, initialement destiné aux travailleurs de commerces fermés pendant 14 jours.

Grâce à une modification réglementaire, le programme sera aussi accessible aux travailleurs dont les commerces ont vu leur capacité être réduite d'au moins 50 %, a annoncé la ministre des Finances Chrystia Freeland.

Il faudra toutefois qu'ils aient perdu au moins 50 % de leurs revenus en raison de ces restrictions pour avoir droit à la prestation, a précisé la vice-première ministre.

Cette décision touchera des milliers de travailleurs du Québec et de l'Ontario, où les gouvernements viennent de réduire les capacités d'accueil de nombreux commerces en raison de l'augmentation des cas de COVID-19.

Le Programme de soutien en cas de confinement, qui offre des subventions salariales et au loyer aux entreprises, sera aussi élargi de la même manière et pour la même période.

Ottawa réduit en outre le seuil de baisse de revenus nécessaire pour être admissible au programme, le faisant passer de 40 % à 25 %.

Les employeurs admissibles recevront des subventions salariales et des subventions pour le loyer de 25 % à 75 %, selon leur niveau de pertes de revenus, a précisé Mme Freeland.

L'accès à ces programmes ne sera par ailleurs élargi que pour couvrir la période allant du 19 décembre au 12 février. Le programme original continuera néanmoins d'être en vigueur jusqu'au 7 mai.

La décision d'élargir les programmes coûtera 4 milliards de dollars de plus au Trésor public, a ajouté la ministre Freeland. L'argent avait déjà été mis de côté lors de la mise à jour économique de la semaine dernière.

La mouture originale du programme devait coûter 7,4 milliards.

Mme Freeland a spécifié que les entreprises créées depuis la pandémie ne sont pas admissibles aux programmes fédéraux, puisque le gouvernement ne peut avoir de point de comparaison pour évaluer leur perte de revenus.

La ministre des Finances a laissé entendre que l'élargissement des programmes pourrait inciter d'autres provinces à limiter les capacités d'accueil de certains commerces.

Il permettra aux provinces et aux autorités de santé publique de partout au pays de continuer à prendre les bonnes décisions difficiles qui sont nécessaires pour sauver des vies, a-t-elle dit.

Aussi présent à la conférence de presse, le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos a pour sa part souligné qu'Ottawa a toujours en sa possession 22 millions de doses des vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna, soit suffisamment pour que tous les Canadiens admissibles reçoivent leur troisième dose.

Il a lourdement insisté pour que tous les Canadiens obtiennent cette dose de rappel dès qu'ils en auront l'occasion, peu importe qu'on leur offre le vaccin de Pfizer-BioNTech ou de Moderna.

Le premier ministre Justin Trudeau a en outre assuré que son gouvernement allait continuer à se procurer des doses de vaccins. Les contrats conclus avec les pharmaceutiques, a-t-il dit, sont assortis d'ententes d'achats anticipés pour des dizaines de millions de doses pour 2022, 2023 et au-delà.

M. Trudeau a également annoncé qu'Ottawa enverra des dizaines de millions de tests de dépistage rapides partout au pays au cours des prochaines semaines.

Le premier ministre a par ailleurs écarté la possibilité de fermer les frontières canadiennes aux étrangers. La transmission communautaire du variant Omicron étant une réalité au Canada, une telle mesure ne serait pas efficace et entraînerait beaucoup de perturbations.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !