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La Colombie-Britannique critiquée pour sa gestion des tests rapides

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En conférence de presse mardi, la Dre Bonnie Henry a rappelé que la province utilise les tests rapides seulement pour les personnes symptomatiques.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Alors que plusieurs provinces distribuent gratuitement des autotests à leur population, des voix s’élèvent pour critiquer la gestion des tests rapides de dépistage de la COVID-19 faite par la Colombie-Britannique. Elles demandent que leur utilisation soit généralisée, y compris aux personnes asymptomatiques.

Pour l’instant, on est très en retard sur Omicron,. C’est lui qui a le dessus, on n’est pas arrivé à le contrôler, constate Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses et chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université de Montréal.

Pour tenter de reprendre le dessus sur ce variant, la Colombie-Britannique a annoncé mardi la mise en place de nouvelles restrictions sanitaires, comme la fermeture des bars et des discothèques, l’interdiction des tournois sportifs ou des rassemblements organisés à l'intérieur et la limitation de la capacité dans les restaurants et durant les manifestations culturelles.

Toutefois, contrairement à d'autres provinces comme le Québec, l'Alberta et l'Ontario, la Colombie-Britannique ne distribuera pas de tests rapides aux personnes qui veulent se tester avant des rassemblements, qui demeurent permis dans un foyer, jusqu'à 10 personnes.

Même si l'on se trouve à nombre réduit [...] en fonction de la ventilation de la pièce, une transmission peut toujours avoir lieu, note Nimâ Machouf.

« Utiliser le test rapide, c’est un bon moyen d’essayer de briser la chaîne de transmission. »

— Une citation de  Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses et chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

Un déploiement ciblé des tests rapides

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La Colombie-Britannique limite l'utilisation des tests rapides.

Photo : The Canadian Press / Chris Young

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, maintient toutefois son opposition à une large utilisation des tests rapides auprès de personnes asymptomatiques comme mesure de prévention. C’est important de les utiliser pour les personnes qui ont des symptômes, pour comprendre ce qui cause ces symptômes, dit-elle.

La province préfère déployer les tests rapides auprès des groupes prioritaires seulement, comme les travailleurs et les visiteurs des centres de soins de longue durée. Des tests rapides seront aussi offerts au personnel de la maternelle à la 12e année ainsi qu’aux élèves des établissements postsecondaires.

La province dispose également d'un nombre limité d'autotests administrables à la maison, comparativement aux autres provinces, dit la Dre Bonnie Henry.

Une position critiquée

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Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses, souhaite que les tests rapides soient offerts à tous, y compris les personnes asymptomatiques (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour briser la chaîne de transmission, il faut utiliser [les tests rapides] même si on n'a pas de symptômes, estime la consultante en épidémiologie des maladies infectieuses Nimâ Machouf.

Si on a des symptômes, on reste chez nous, mais c’est quand on n’en a pas qu’on sort, et c’est là qu’il faut un test rapide, ajoute-t-elle.

Une opinion que partage Sabrina Wong, professeure à l'École des sciences infirmières de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Tout dépend de notre approche de réduction des risques, dit-elle. Ne vaudrait-il donc pas mieux dépister la COVID-19 avant que la personne ne participe à un rassemblement ou un événement?

Sabrina Wong ajoute que ces tests peuvent aussi rassurer les Britanno-Colombiens et améliorer leur santé mentale en leur confirmant qu’ils sont atteints ou non de la COVID-19.

Je pense que le test rapide est un test qui doit être utilisé à la maison, dit Nimâ Machouf. Selon elle, ce test n’est pas un test de diagnostic, puisqu’il n’est pas fiable si la personne a une quantité peu importante de virus.

Mais, quand on est très contagieux, le test rapide est efficace à 80 %, c’est bien , affirme-t-elle. Elle ajoute qu’au Québec, comme dans d’autres provinces, l’utilisation des tests rapides sur des personnes asymptomatiques, à l’hôpital notamment, permet de juguler la transmission de la maladie.

Nimâ Machouf rappelle que, outre l'utilisation plus large des tests rapides, la population britanno-colombienne doit privilégier la vaccination, s’assurer que les pièces sont bien ventilées avant de retirer son masque, et se rassembler au maximum à l'extérieur, où le risque de propagation de la maladie est faible.

Nouveaux tests attendus

La Dre Bonnie Henry a indiqué mardi que 200 000 tests rapides sont attendus prochainement en Colombie-Britannique, et qu’en tout 11 millions de différents types de tests rapides arriveront entre le milieu et la fin du mois de janvier.

Selon les calculs de la Dre Bonnie Henry, 1,55 million de ces tests rapides seront des autotests administrables à la maison.

Avec des informations de Bethany Lindsay et de l'émission Phare Ouest

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