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Passer Noël loin de la Fransaskoisie lorsqu’on vit à l'étranger

Que signifie Noël lorsqu'il est célébré à l'extérieur du pays, et de la Fransaskoisie? Deux jeunes femmes d'ici en ont fait l'expérience et l'ont raconté au micro de Doris Labrie dans l'émission Pour faire un monde.

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Danica Beaulac est enseignante. Fransaskoise d'origine, elle vit au Guatemala à présent.

Photo : Gracieuseté de / Danica Beaulac

Kymber Zahar et Danica Beaulac passeront leur temps des fêtes au Nigeria et au Guatemala respectivement, où elles travaillent dans l'enseignement.

Ces deux pays ont-ils des traditions qui se démarquent par rapport à celles du Canada? Danica Beaulac évoque d'abord les nombreuses similitudes qui existent entre le Canada et le Guatemala. On est avec la famille et on mange beaucoup, résume-t-elle, tout en s'empressant d'ajouter que les Guatémaltèques ont un véritable engouement pour la pyrotechnie. En effet, Danica a même été prévenue que dans les jours entourant les célébrations de Noël, d'abondantes détonations se feraient entendre. Tout le monde me dit que le 24 et le 25, on va en entendre beaucoup de bruit dans les villes.

Il en va de même pour les Nigérians, raconte Kymber Zahar, qui n'ont pas attendu la veille de Noël pour faire détoner des feux d'artifice. Au moment de l'entrevue, l'on entend déjà les crépitements ponctuer les paroles de la jeune fransaskoise.

Depuis une semaine, c’est chaque soir, note-t-elle. En outre, les lumières sont partout. Kymber explique que les banques subventionnent chacune un quartier de sa ville pour l'illuminer.

Qui plus est, les véhicules accaparent les routes du pays et affluent tous vers Lagos, la capitale économique, ou de nombreuses célébrations, dont les mariages, sont organisées à la faveur du temps des fêtes. C’est la folie, commente-t-elle.

Loin de leurs familles, mais riches en invitations

Pour les deux Fransaskoises, Noël sera fêté loin de leurs familles cette année.

Or dans les deux cas, les invitations n'ont pas tardé à s'empiler.

J'ai déjà été invitée à 4 ou 5 célébrations de famille de Noël. Les gens sont vraiment accueillants, raconte Danica. Je me sens comme si j’avais une famille avec mes amis au Guatemala.

Aussi peut-elle se fier à la technologie pour conserver un lien avec sa famille. Pourtant, la rupture ne sera pas aussi franche qu'il y paraît. Danica raconte qu'elle tentera de recréer un mini-Noël canadien avec une collègue, native de Regina et elle aussi enseignante de profession.

Bien qu'elle ait elle aussi été invitée par des amis, Kymber décrit plus sobrement ce premier Noël loin de sa famille. Qui plus est, le grand décalage horaire qui existe entre elle et les siens ne facilite pas les contacts.

Or Kymber reste tout de même attachée à la cuisine et compte faire des biscuits et des desserts pour raviver son esprit des fêtes : je partage les biscuits avec mes amis. Donc ça fait vraiment plaisir.

Et s'il y a bien une chose qui demeurera la même, ce sont les cadeaux. J’ai acheté des cadeaux pour ma famille, mais cette fois-ci, c’est Amazon qui va tout livrer pour moi, note Kymber.

Loin de la Saskatchewan et des Noëls blancs

Les deux Fransaskoises passeront les fêtes dans des pays chauds et la perspective de manquer un Noël blanc n'a rien de déchirant pour elles.

Pour Kymber, les températures du Nigeria et le colis qu'elle attend suffisent. Je n’ai pas besoin de neige, de vent, de froid, ajoute-t-elle sur un ton moqueur.

Danica se console également en observant les photos envoyées par sa famille et qui lui rappellent la neige. Je suis bien à la plage, avec le soleil, se moque-t-elle aussi.

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