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Bars, restos, gyms, salles de spectacles : nouvelles restrictions sanitaires en C.-B.

La province ouvrira des nouveaux lieux de vaccination et étend l'utilisation des tests rapides, mais sans les distribuer gratuitement aux citoyens comme le font d'autres provinces.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, comprend que les Britanno-Colombiens soient déçus, mais affirme qu'ils ne doivent pas jeter l'éponge après avoir aussi bien travaillé depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Face à la montée des cas liés au variant Omicron et la rapidité de transmission de celui-ci, la santé publique de la Colombie-Britannique met en place de nouvelles mesures sanitaires pour freiner sa propagation.

Il est devenu très clair que, si nous ne faisions pas dès maintenant quelque chose de plus intense, nous pourrions ne pas nous en remettre, explique la médecin hygiéniste provinciale, Bonnie Henry.

Accompagnée du ministre de la Santé, Adrian Dix, elle annonce de nouvelles restrictions qui prennent effet le 22 décembre à minuit et seront maintenues jusqu’au 18 janvier 2022. En voici quelques-unes :

  • Les discothèques et les bars doivent fermer leurs portes tout comme les salles de sport et les studios de danse.

  • Les tournois de sport sont annulés.

  • Les restaurants, les pubs et les cafés doivent limiter le nombre de clients assis à six par table.

  • Les célébrations intérieures organisées, comme les mariages, les réceptions et les célébrations, sont interdites, peu importe le nombre de participants.

  • Enfin, tous les lieux culturels et sportifs où les spectateurs sont assis (concert, cinéma, théâtre, aréna) doivent limiter le nombre de clients à 50 % de leur capacité.

Nous vivons une période où tout le monde doit réduire les contacts personnels de façon draconienne pour limiter les risques et les dégâts potentiels, précise la Dre Bonnie Henry.

Ces mesures rappellent celles édictées en septembre 2020 et doivent permettre, selon la santé publique, de gagner du temps pour en savoir plus sur le variant Omicron et donner une dose de rappel à une plus grande partie de la population.

Accélération de l'administration des doses de rappel

Depuis le lancement de la campagne de vaccination de rappel, le 26 octobre dernier, 727 761 doses ont été administrées aux Britanno-Colombiens.

Les responsables de la santé disent que la capacité de vaccination est actuellement de 35 % supérieure à ce qui était prévu à cette date. La province tente maintenant d'augmenter sa capacité de vaccination à 62 % de plus que la première cible.

Pour ce faire, de nouveaux centres de vaccination ouvriront bientôt leurs portes, entre autres, dans plus de pharmacies de la province.

Des aiguilles sur un plateau dans un centre de vaccination.

La clinique de vaccination du Centre des congrès de Vancouver devrait pouvoir donner 130 000 doses de vaccin en janvier.

Photo : CBC / Ben Nelms

Le Centre des congrès de Vancouver, dans la régie sanitaire Vancouver Coastal, rouvrira à partir du 5 janvier et aura le potentiel d'administrer 130 000 doses en janvier.

Dans la régie sanitaire de la vallée du Fraser, le site Guildford de Surrey doit également accueillir d’ici peu les Britanno-Colombiens qui cherchent à se faire vacciner.

Les régies sanitaires de l’île de Vancouver, de l'Intérieur et du Nord travaillent encore à sécuriser des centres de vaccination de masse sur leur territoire.

Offrir les tests rapides à plus de personnes

À l’heure actuelle, la province a reçu 3,2 millions de tests de dépistage rapide. De ce nombre, 39,6 % ont été utilisés, ce qui équivaut à moins de 1,3 million des tests rapides envoyés dans les centres de soins de longue durée, les prisons ou les communautés autochtones.

Bien que la Colombie-Britannique semble toujours réticente à étendre l'utilisation du test rapide, expliquant qu'il n'ont pas été conçus pour être utilisés à la maison, elle envisage d’étendre leur déploiement à la mi-janvier.

Un test rapide pour la COVID indique un résultat négatif.

Un test rapide pour la COVID indique un résultat négatif.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

En plus des groupes prioritaires comme les travailleurs et les visiteurs des centres de soins de longue durée, la province compte offrir des tests rapides aux élèves et au personnel de la maternelle à la 12e année ainsi qu’aux élèves des établissements postsecondaires.

Avec cela, nous pouvons aider les familles à effectuer des tests après une exposition afin que les enfants puissent rester à l'école, explique la Dre Bonnie Henry.

En ce moment, 35 000 tests par semaine sont utilisés dans la province. Les autorités sanitaires espèrent distribuer ces tests pour permettre aux personnes présentant des symptômes de les utiliser.

La province rappelle à la population que les tests rapides ne remplacent pas la nécessité de prendre des précautions et de suivre les consignes de sécurité existantes même si elle est doublement vaccinée.

Les interventions chirurgicales non urgentes reportées

À partir du 4 janvier, les interventions chirurgicales non urgentes programmées seront reportées. Cela va permettre de libérer du personnel du secteur médical pour qu’il contribue aux efforts de vaccination, mais aussi, d’augmenter la capacité du système de santé. 

C'était une décision très difficile mais nécessaire, selon le ministre de la Santé, Adrian Dix. Il précise que cela signifie qu’il y aura de 3000 à 3500 interventions chirurgicales de moins par semaine. 

Il ajoute que la reprogrammation de ces opérations sera évaluée à l'échelle régionale et selon les effets de la COVID-19 durant le mois de janvier.

Chacun de ces patients aura la chirurgie dont il a besoin. Il est clair, cependant, que les changements que nous apportons à compter de janvier sont un défi. Nous devrons à nouveau augmenter le nombre de chirurgies afin de répondre à cette demande et de permettre aux gens de subir les opérations dont ils ont besoin, poursuit-il.

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