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Biden accroît le dépistage et insiste sur la vaccination

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À quatre jours de Noël, le président américain Joe Biden a présenté de nouvelles mesures pour combattre la pandémie.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Dans le but de juguler une nouvelle flambée épidémique alimentée par le variant Omicron, le président américain Joe Biden a mis de l’avant de nouvelles mesures qui passeront par la distribution gratuite de tests d’autodépistage et l’allocation de ressources fédérales à des hôpitaux surchargés. Le nouveau plan de la Maison-Blanche, qui mise encore sur la vaccination, évite toutefois soigneusement de nouvelles restrictions.

Le décor dans lequel le président démocrate a prononcé son allocution, mardi, était peut-être festif, mais le thème l’était beaucoup moins. À quatre jours de Noël et des rassemblements familiaux qui s'annoncent, Joe Biden a une fois de plus dévoilé une stratégie pour remporter la lutte contre un adversaire coriace qui continue de faire des victimes.

Nous devrions tous être préoccupés par Omicron, mais pas paniqués, a-t-il soutenu d'emblée dans un discours d'une vingtaine de minutes prononcé depuis la Maison-Blanche, au cours duquel il a dit comprendre la fatigue des citoyens américains.

Dévoilé un peu plus tôt par la Maison-Blanche, le plan de Joe Biden prévoit notamment la distribution de 500 millions de tests d'autodépistage gratuits à partir de janvier, qui seront livrés à domicile aux Américains qui en feront la demande sur un site web.

Le président démocrate, qui avait dès le début de son mandat, en janvier dernier, annoncé une « stratégie de guerre » contre la COVID-19, s'est fait réconfortant. Si la situation est critique, le pays a néanmoins à sa disposition les outils pour traverser la crise, a-t-il assuré.

Malgré la hausse vertigineuse des cas recensés, le contexte n'est pas le même qu'au début de la crise, a-t-il affirmé.

« Sachez que ce n'est pas comme en mars 2020. 200 millions d'Américains sont adéquatement vaccinés. Nous sommes préparés. Nous en savons plus [sur la COVID-19]. Nous devons juste rester concentrés [sur notre objectif]. »

— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

Joe Biden a aussi indiqué qu'il entendait continuer de recourir à la Loi sur la production de défense pour accélérer la production de tests de dépistage.

Il a également annoncé une aide fédérale accrue aux hôpitaux. L'administration Biden mobilisera en janvier et février un millier de médecins, infirmières et autres professionnels médicaux de l'armée pour aider le personnel médical débordé dans des hôpitaux du pays.

L'Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) aidera en outre les hôpitaux à accroître leur capacité d'accueil.

L'administration Biden entend également renforcer les capacités de vaccination du pays, avec le déploiement de centaines de vaccinateurs fédéraux et la mise sur pied de nouveaux centres de vaccination, dont certains ouvriront leurs portes cette semaine à New York.

Pendant la période de questions, Joe Biden s'est défendu d'avoir tardé à distribuer des tests d'autodépistage, et s'en est même montré irrité. Ç’a n’a pas pris de temps du tout, a-t-il rétorqué, affirmant que l'avancée aussi rapide du variant Omicron n'était pas prévisible.

Signe de sa transmissibilité phénoménale, il n'aura fallu que 19 jours après le premier cas d'Omicron recensé aux États-Unis pour que le variant y devienne, lundi, la souche dominante.

Miser sur la vaccination – encore et encore

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Près des deux tiers des Américains âgés de plus de 5 ans ont une vaccination complète.

Photo : Associated Press / Laura Ungar

Le président Biden a d'ailleurs renouvelé – une fois de plus – son plaidoyer en faveur de la vaccination et y a consacré une très large partie de son allocution.

Les personnes non vaccinées ont de bonnes raisons de [s']inquiéter, a-t-il répété en insistant sur leurs risques accrus de contracter le virus, de le transmettre, de se faire hospitaliser et ultimement d'en mourir.

Toutes ces personnes qui n'ont pas été vaccinées, vous avez une obligation envers vous-mêmes, envers votre famille et très franchement – je sais que je vais être critiqué pour dire cela – envers votre pays. [...] Je crois sincèrement que c'est votre devoir patriotique, a-t-il déclaré.

« Votre choix peut faire la différence entre la vie et la mort. »

— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

400 000 Américains sont morts de la COVID cette année, et presque tous n'étaient pas vaccinés, a rappelé Joe Biden.

Les personnes adéquatement vaccinées risquent pour leur part de présenter davantage des symptômes légers si elles contractent le coronavirus, a-t-il dit afin d'encourager les Américains vaccinés à obtenir une troisième dose.

J'ai reçu mon injection de rappel dès qu'elle a été disponible. Et l'autre jour, l'ex-président Trump a annoncé avoir eu une dose de rappel, a-t-il lancé. C'est peut-être l'une des rares choses sur lesquelles lui et moi sommes d'accord. Les gens qui ont des rappels sont fortement protégés.

Dimanche, Donald Trump a fait état de son statut vaccinal devant un auditoire de Dallas, s'attirant les huées d'une partie de la foule.

Les obligations vaccinales n'ont pas été mises en place pour contrôler votre vie, mais pour en sauver, a par ailleurs fait valoir M. Biden. Il a noté au passage que les tribunaux avaient récemment statué en faveur de la vaccination obligatoire dans les grandes entreprises.

Évoquant le ralentissement de la vaccination depuis l'été, à laquelle une frange importante des républicains est réfractaire, Joe Biden a montré du doigt la désinformation dangereuse sur les réseaux sociaux et la télévision câblée comme Fox News, qu'il n'a cependant pas nommée, et les a pressés d'arrêter.

Vous savez, ces entreprises et ces personnalités gagnent de l'argent en colportant des mensonges et en permettant une désinformation qui peut tuer leurs propres clients et leurs propres partisans. C'est mal. C'est immoral.

D'après les chiffres des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) publiés mardi, seulement 65,5 % des Américains de plus de 5 ans ont une vaccination complète (une ou deux doses, selon le vaccin). Seul le tiers des Américains âgés d'au moins 18 ans ont reçu une injection additionnelle.

Aux États-Unis. Le président Joe Biden ne décourage pas les rassemblements des Fêtes, à condition que les convives soient doublement vaccinés et mieux encore s'ils ont la dose de rappel. Le président Biden qui a été en contact étroit avec une personne contaminée, doit passer un autre test de dépistage demain. Le reportage de Mélissa François.

Pas de nouveau confinement en vue

Les nouvelles mesures annoncées excluent un retour à la fermeture des commerces ou des écoles. Nous pouvons garder nos écoles primaires et secondaires ouvertes. C'est exactement ce que nous devrions faire, a déclaré Joe Biden, vantant les protocoles en place.

Le président américain n'a pas davantage encouragé les Américains à célébrer la période de Noël en moins grand nombre ni à éviter les déplacements.

Si vous êtes vaccinés et suivez les précautions que nous connaissons bien, vous devriez vous sentir à l'aise pour célébrer les fêtes de Noël comme vous l'aviez prévu. Vous savez que vous avez fait ce qu'il fallait. Profitez des fêtes de fin d'année, a-t-il dit.

Dévoilée il y a presque trois semaines au lendemain d'un premier cas d'Omicron détecté en sol américain, la stratégie hivernale de Joe Biden incluait la gratuité des tests d'autodépistage du coronavirus, le resserrement des délais de dépistage pour les voyageurs internationaux et le lancement d'une campagne nationale visant à inciter les adultes américains à obtenir une dose de rappel.

Depuis, la propagation de ce variant a été fulgurante. Les CDC ont indiqué lundi qu'Omicron représentait désormais près des trois quarts des nouveaux cas de COVID-19 aux États-Unis.

Le pays dénombrait au 20 décembre une moyenne quotidienne de plus de 143 000 nouveaux cas sur sept jours, comparativement à 86 500 au début du mois, d'après une compilation du New York Times.

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