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La C.-B. renforce son soutien auprès des aînés vulnérables

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La C.-B. dit que ses recherches ont montré que les personnes âgées qui peuvent vieillir dans la résidence de leur choix sont moins susceptibles d'éprouver des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a accordé lundi une aide de 720 000 dollars pour améliorer la mise en contact des personnes âgées vulnérables avec des services d’aide au logement, de soutien en santé mentale et de lutte contre la toxicomanie.

Ce financement sera administré par la société pour les services aux personnes âgées de la Colombie-Britannique, via son programme de facilitation à l'accès et à l'information au logement pour les personnes âgées (SHINE).

Ce programme offre notamment des ressources humaines et matérielles pour aider les personnes âgées dans leur recherche de logement, parfois entravée par un accès limité à la technologie, ainsi que pour les démarches administratives et les relations contractuelles avec les propriétaires.

Selon Deborah Hollins, directrice générale, de l'association Family Life à Nanaimo, le programme SHINE allège une partie de la pression à laquelle les personnes sont confrontées lorsqu'elles doivent naviguer entre les agences et les programmes, souvent nombreux, pour trouver ce dont elles ont besoin.

Je suis reconnaissante de ne pas m'être sentie isolée et que quelqu'un ait pu m'offrir du soutien et de l'aide lorsque j'en avais désespérément besoin, a déclaré Bertha Horsfield, une résidente de Nanaimo qui s'est retrouvée à prendre soin de son mari malade et à avoir besoin d'un logement. Ils connaissent très bien les ressources dans divers domaines qu'une personne âgée pourrait ne pas connaître.

Cette nouvelle subvention va permettre d'améliorer ces services aux personnes âgées de 60 ans et plus qui risquent de se retrouver sans logement à Nanaimo, Vancouver et Kelowna, ainsi que dans des communautés du nord de la province.

Crise du logement et marginalisation

Le ministère de la Santé mentale et des Dépendances de Sheila Malcolmson cofinance ce projet avec le ministère de la Santé. La ministre Malcolmson affirme que les personnes âgées , surtout en cette période de pandémie, sont souvent les plus vulnérables. Elles ont été confrontées à la discrimination et à la marginalisation qui peuvent les éloigner des soins disponibles dans la communauté et les éloigner du logement.

« Nous avons vraiment ressenti les impacts de l'itinérance et de l'abordabilité des logements à Nanaimo d'une manière particulièrement dure, surtout pour les personnes âgées. »

— Une citation de  Sheila Malcolmson, ministre de la Santé mentale et des Dépendances de la C.-B.

La ministre et députée de la circonscription de Nanaimo estime que ce programme va aider les personnes âgées à accéder aux services de soutien dans leur région afin d'améliorer leur capacité à trouver, obtenir et à conserver un logement stable.

Joanne Dumas, présidente de l’Assemblée francophone des retraités et aînés de la Colombie-Britannique, se réjouit de l'annonce du gouvernement, mais rappelle la vulnérabilité des aînés face à la crise du logement.

Souvent, les aînés se retrouvent dans des stations où ils vivent de mois en mois, avec les pensions qu'ils reçoivent du gouvernement. Ce n'est pas vraiment beaucoup quand on doit payer un loyer, souvent au-delà de 1500 dollars, regrette-t-elle.

L’isolement affecte la santé mentale

La COVID-19 a augmenté le risque et la vulnérabilité de nos aînés, et cette subvention provinciale nous permettra de continuer à [les] soutenir, notamment en élargissant les services de santé mentale et de toxicomanie nécessaires en ces temps difficiles, explique Alison Silgardo, présidente-directrice générale de la société des services aux personnes âgées de la Colombie-Britannique.

Selon le ministère de la Santé mentale et des Dépendances, des recherches ont montré que lorsque les personnes âgées peuvent vieillir dans la résidence de leur choix, elles sont moins susceptibles d'éprouver des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et ont tendance à avoir une meilleure qualité de vie.

Les Nations unies et l'Organisation mondiale de la santé, qui ont décrété les années 2021 à 2030 comme la décennie du vieillissement en bonne santé, reconnaissent d’ailleurs les effets néfastes de l'isolement social et de la solitude chez les personnes âgées.

Les données du recensement canadien de 2019 montrent aussi que 24,6 % des personnes âgées de 65 ans et plus vivent seules et ont peu ou pas de contacts avec leur famille ou leurs amis.

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