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Omicron désormais largement dominant aux États-Unis

Une main gantée tient un tube avec l'indication « variant Omicron ».

Le variant Omicron se propage rapidement aux États-Unis.

Photo : getty images/istockphoto / DMEPhotography

Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le variant Omicron, dont la propagation est fulgurante, représente désormais près des trois quarts des nouveaux cas de COVID-19 aux États-Unis, indiquent les données rendues publiques lundi par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Selon les CDC, la proportion des nouveaux cas attribuables à ce nouveau variant a atteint 73,2 % pour la semaine s'étant terminée le 18 décembre, par rapport à seulement 26,6 % de cas associés au variant Delta.

La semaine précédente, il ne constituait que 12,6 % des nouveaux cas, selon les estimations des CDC.

Sa prévalence est encore particulièrement forte dans certaines régions du pays, comme le sud-est, qui comprend entre autres l'Alabama, la Floride et le Mississippi, et le nord-ouest, qui inclut l'Idaho, l'Oregon et Washington. Le variant y représente respectivement 95,2 % et 96,3 % des nouveaux cas.

Signe de sa transmissibilité phénoménale, il n'aura fallu que 19 jours après le premier cas d'Omicron détecté sur le sol américain pour que le variant devienne la souche dominante du pays.

À titre comparatif, le variant Delta, devenu dominant au début juillet, avait été identifié pour la première fois sur le territoire américain vers la fin de l'hiver. Il était considéré comme deux fois plus contagieux que les variants précédents.

Et le variant Omicron, en progression partout dans le monde, est loin d'avoir terminé sa trajectoire.

Les Américains doivent s'attendre à des semaines, voire des mois difficiles, a prévenu l'immunologiste en chef de la Maison-Blanche, Anthony Fauci, dimanche sur les ondes de CNN, s'inquiétant de la proportion de personnes non vaccinées.

D'après les chiffres des CDC , seulement 65,4 % des Américains de plus de 5 ans ont une vaccination complète (une ou deux doses, selon le vaccin), et 32,4 % ont reçu une injection additionnelle.

En matinée, le directeur du Service de santé publique des États-Unis, le Dr Vivek Murthy, a fait écho au message de son collègue, avertissant que la flambée des cas toucherait surtout les personnes non vaccinées.

Il y aura une différence marquée entre l'expérience de ceux qui ont reçu le vaccin et ont une injection de rappel et ceux qui ne l'ont pas fait, a-t-il mis en garde, réitérant le plaidoyer des experts en santé publique en faveur de la vaccination.

« Si vous n'êtes pas vacciné, je suis inquiet pour vous. Je suis inquiet, car votre risque d'être hospitalisé ou, Dieu vous en préserve, de perdre la vie à cause de ce virus, est assez important. »

— Une citation de  Dr Vivek Murthy, directeur du Service de santé publique des États-Unis

Le pays recensait au 19 décembre une moyenne quotidienne d'environ 133 000 nouveaux cas sur 7 jours, comparativement à 86 500 au début du mois, d'après une compilation du New York Times.

Il y a 451 cas de COVID-19 sur 100 000 chez les personnes non vaccinées, comparativement à 134 chez les personnes vaccinées et seulement 48 chez les personnes ayant reçu une dose additionnelle, selon des données des CDC dont a fait état CNN.

Le nombre de morts pour ces mêmes catégories de personnes est respectivement de 6,1 sur 100 000, 0,5 sur 100 000 et 0,1 sur 100 000.

La vaccination aux États-Unis est souvent une ligne de partage politique, les républicains y étant beaucoup plus réfractaires.

Plaidoyer renouvelé de Biden pour la vaccination

C'est dans ce contexte que le président Joe Biden doit prononcer mardi un discours à la nation sur la COVID-19.

Il annoncera les nouvelles mesures prises par son administration pour aider les communautés qui ont besoin d'assistance, tout en lançant un avertissement sévère sur ce à quoi ressemblera l'hiver pour les Américains qui choisissent de ne pas se faire vacciner, a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, sur Twitter.

Il y a quelques jours, le coordinateur de la lutte contre la COVID-19 pour la Maison-Blanche, Jeff Zients, n'a pas fait dans la dentelle pour décrire les risques que courront les non vaccinés.

« Pour ceux qui ne sont pas vaccinés, c'est un hiver fait de maladies graves et de morts qui vous attend, vous et vos familles, et les hôpitaux que vous allez bientôt submerger. »

— Une citation de  Jeff Zients, coordinateur de la lutte contre la COVID-19 pour la Maison-Blanche

Malgré la flambée épidémique, Mme Psaki, a précisé lundi qu'un nouveau confinement serait exclu.

Il y a un peu plus de deux semaines, à l'approche de la saison froide et d'un probable pic hivernal, le président Biden avait dévoilé un nouveau plan de lutte contre la pandémie, qui incluait la gratuité des tests d'autodépistage du coronavirus, le resserrement des délais de dépistage pour les voyageurs internationaux et le lancement d'une campagne nationale visant à inciter les adultes américains à obtenir une dose de rappel.

Ses obligations vaccinales à l'endroit des travailleurs de la santé dont les employeurs bénéficient d'un financement fédéral ainsi que dans les grandes entreprises sont au centre de litiges judiciaires.

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