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Québec appelle à l’aide les Forces armées canadiennes pour vacciner

Pour la seconde fois durant la pandémie, la province sollicite les militaires. Ottawa devrait répondre sous peu.

Des militaires portant un masque marchent dans un édifice.

Les Forces armées canadiennes avaient déjà prêté main-forte au Québec lors de la première vague de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement du Québec a demandé l'aide des Forces armées canadiennes (FAC) pour accélérer la campagne de vaccination de la 3e dose. Le ministère de la Sécurité publique a fait savoir qu'il a besoin d'un maximum de militaires, et ce, le plus rapidement possible.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a adressé sa demande dans une lettre au ministre fédéral de la Protection civile, Bill Blair, dont l'attachée de presse a confirmé la réception. Une réponse pourrait arriver sous peu. Si elle est positive, les militaires ne devraient pas être déployés avant le début de janvier.

« Le gouvernement du Québec demande l’assistance du gouvernement fédéral pour soutenir la campagne de vaccination et accroître le nombre de doses administrées pour protéger prioritairement les personnes vulnérables et les travailleurs essentiels du Québec, mais aussi l’ensemble de la population. »

— Une citation de  Extrait de la lettre de la ministre de la Sécurité publique

En plus de l'armée, Québec a aussi demandé l'assistance de tous les employés fédéraux disponibles et qualifiés pour aider à la vaccination.

La ministre Guilbault a précisé dans sa demande qu'elle souhaite l’aide suivante :

  • des ressources (humaines et potentiellement matérielles) des Forces armées canadiennes permettant d’accélérer la campagne de vaccination;
  • des ressources d’autres organisations fédérales disponibles pour contribuer à la vaccination de masse.

Il a été également précisé dans la lettre que le déploiement des ressources militaires et des autres ressources fédérales s’effectuerait sous la responsabilité du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Soulignant l’urgence de la situation, la ministre de la Sécurité publique a souhaité une confirmation du gouvernement fédéral dans les meilleurs délais afin de coordonner efficacement le déploiement des efforts exceptionnels consentis à cette campagne de vaccination.

En avril 2020, lors de la première vague de la pandémie, le premier ministre François Legault avait lui-même demandé l'aide des militaires pour reprendre le contrôle dans les CHSLD les plus durement touchés par la pandémie.

Un total de 1400 soldats avaient été déployés dans 47 CHSLD, ce qui avait fortement contribué à stabiliser la situation.

Des ressources médicales « limitées » à offrir

Selon nos sources, l'armée n'a pas énormément de ressources médicales à offrir. Pour administrer des vaccins, Québec espère puiser dans la cinquantaine de professions et spécialités du Groupe des Services de santé des Forces.

Parmi les personnes qui peuvent vacciner, on peut penser aux médecins de l'armée, aux officiers en soins infirmiers, aux dentistes, aux officiers en physiothérapie, aux pharmaciens.

Un des défis sera aussi de partager ces ressources, car selon nos informations, au moins une autre province aurait fait une demande similaire.

Le gouvernement fédéral « réceptif »

La semaine dernière, le lieutenant pour le Québec du premier ministre Justin Trudeau, Pablo Rodriguez, avait déclaré que le fédéral serait réceptif si le gouvernement Legault demandait l’aide de l’armée pour accélérer la vaccination.

Lundi, le ministre Bill Blair a annoncé le déploiement de Rangers des Forces armées pour aider la communauté de Bonne-Espérance, sur la Côte-Nord, en réponse aux éclosions de COVID-19 dans la région.

Nous nous tenons prêts à apporter notre soutien à toutes les provinces et à tous les territoires en période de besoin, a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

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