•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelles fermetures, autre coup de massue pour les entrepreneurs

Chargement de l’image

Les lieux publics comme les bars représentent un risque de contamination plus élevé, car il y est plus difficile de respecter la distanciation et de porter le masque.

Photo : Associated Press / Petr David Josek

Chargement de l’image

La décision du gouvernement d’ordonner la fermeture des bars, des gyms et des spas, notamment, a l’effet d’une douche froide pour les entrepreneurs qui espéraient ne pas revivre le cauchemar de Noël 2020.

C'est la 4e fois. On est rendus habitués, lâche Philippe Desrosiers, le propriétaire de la brasserie Inox, à Québec. Celle-là fait encore plus mal pour nos employés, c'est le temps des Fêtes.

Puisque son établissement sert de la nourriture, la brasserie pourra demeurer ouverte, mais seulement jusqu’à 22 h, comme les restaurants. L’entrepreneur anticipe toutefois d’importantes pertes financières d’ici la fin de l'année. Il pourrait devoir mettre à pied entre 40 et 50 % de ses employés.

« Le 31 décembre, fermer à 22 h, ça n'a pas de bon sens. Aussi bien être fermé. »

— Une citation de  Philippe Desrosiers, propriétaire de la brasserie Inox
Chargement de l’image

Philippe Desrosiers est propriétaire de la brasserie Inox sur la Grande-Allée, à Québec.

Photo : Radio-Canada

Déception dans les gyms

La déception est vive pour les clients et les propriétaires de gym qui devront fermer leurs portes pour une durée indéterminée à partir de 17 h.

De nous fermer, c'est un coup dur pour les pratiquants de sports, déplore Gabriel Hardy, le propriétaire du gym Le Chalet, à Québec. Je trouve que le message n'est pas encourageant pour les gens qui prennent soin de leur santé.

Chargement de l’image

Le propriétaire du gym Le Chalet, Gabriel Hardy, est déçu de la décision du gouvernement d'ordonner la fermeture des salles de sport.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, le gouvernement a manqué une occasion de lancer le message que la pratique du sport est bénéfique pour la santé.

On le comprend qu'on doit faire notre part, on le fait depuis le début. Mais on pense que le sport et l'activité physique devraient quand même rester une priorité de réouverture, ajoute-t-il.

De l'aide demandée

Aux yeux du vice-président Québec de la Fédération de l'entreprise indépendante (FCEI), François Vincent, l'annonce du gouvernement fait mal aux entrepreneurs qui se plient aux mesures sanitaires depuis le début de la pandémie et qui cumulent les lourdes pertes financières.

C'est une mauvaise nouvelle à quelques jours de Noël, souffle-t-il. On demande de la sensibilité de la part du gouvernement du Québec pour modifier significativement son programme d'aide, pour en diminuer la paperasse, et axer sur une aide directe pour les entreprises.

Selon la FCEI, une PME sur quatre au Québec ne pense pas pouvoir survivre jusqu’à la fin 2022. Celles qui sont touchées par l’annonce de lundi pourraient avoir encore plus de difficulté à recruter du personnel lors de leur réouverture.

« Ça peut être le coup de grâce pour de nombreuses entreprises. »

— Une citation de  François Vincent, vice-président Québec, FCEI

De son côté, la Nouvelle association des bars du Québec appuie la décision du gouvernement, qui était prévisible selon elle.

Nous sommes encore une fois pris en otage avec cette crise sanitaire et nul besoin de mentionner les impacts nocifs de ces nouvelles fermetures d’établissements pour nos membres, note toutefois son président Pierre Thibault par voie de communiqué. Nous demandons maintenant au gouvernement fédéral d’agir rapidement pour éviter la fermeture de centaines de PME dans les prochaines semaines.

Avec la collaboration de Colin Côté-Paulette et de Pascal Poinlane

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !