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L’Université Athabasca s’attaque à l’éthique de l’intelligence artificielle

Un écran d'interface virtuelle futuriste.

La présence de plus en plus importante de l'intelligence artificielle dans la vie quotidienne incite l'Université Athabasca à lancer un nouveau programme d'éthique. (Archives)

Photo : iStock / ipopba

Radio-Canada

L’Université Athabasca offre une nouvelle série de cours liés au développement de compétences en éthique de l’intelligence artificielle.

Le nouveau programme de quatre cours sera offert en ligne à compter de l’an prochain. Il portera notamment sur les données, l’apprentissage machine et la robotique.

L’éthique de l’intelligence artificielle est un concept-valise qui réfère à toutes les façons dont l’intelligence artificielle peut faire du mal, explique la présidente-directrice générale de Ethically Aligned AI, Katrina Ingram, qui a participé au développement du programme.

C’est essentiellement à propos de machines intelligentes et autonomes qui peuvent réaliser des objectifs, ajoute-t-elle.

Quand l’intelligence artificielle repense la vie privée

La vie privée est l’un des principaux domaines qui subissent l’impact de ces nouvelles technologies, note Mme Ingram. Lorsqu’on pense à la façon dont l’intelligence artificielle crée une culture de la surveillance, c’est vraiment inquiétant.

Au-delà de la cueillette de données, il y a également les questions d’algorithmes et de la façon dont leurs résultats peuvent renforcer certains déséquilibres.

Dans le cas de la reconnaissance faciale, par exemple, des chercheurs ont déjà établi que cette technologie a de la difficulté à identifier les personnes qui ne sont pas blanches.

La professeure adjointe en science informatique Nidhi Hegde, de l’Université de l’Alberta, note que l’apprentissage machine et les algorithmes peuvent être utilisés pour toutes sortes de choses.

Elle précise toutefois qu’en accumulant des données sur des personnes, ces technologies font des liens qui peuvent renforcer des inégalités historiques.

Elles prennent des décisions en s’appuyant sur des éléments qui ne sont pas adéquats pour déterminer si une personne est bonne pour un emploi, comme l’origine ethnique, l’âge ou le genre, note-t-elle.

Mme Hegde ajoute qu’il ne suffit pas de retirer ces éléments de la base de données pour faire disparaître le préjudice potentiel.

À mesure que l’intelligence artificielle s’immisce dans la vie quotidienne, l’inquiétude que suscitent ses effets potentiels grandit, ajoute-t-elle. On en entend de plus en plus parler sur les réseaux sociaux [et] chez les travailleurs du domaine.

Des cours offerts à tous, mais spécialisés pour l’industrie

Si le programme de l’Université Athabasca s’adresse à tous, il revêt un intérêt particulier pour les développeurs de systèmes ayant recours à l’intelligence artificielle, croit Katrina Ingram.

Selon elle, les enjeux éthiques qui touchent le coeur de leur pratique deviennent de plus en plus importants à mesure que la technologie se développe.

Au-delà des entreprises dites technologiques, toutes les organisations, à un moment ou l’autre, finiront par avoir affaire à l’intelligence artificielle et aux enjeux éthiques qui y sont liés, pense-t-elle.

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