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Des cordages à faible résistance obligatoires pour les engins de pêche dès 2023

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Cette mesure vise à diminuer les risques d'empêtrement avec les mammifères marins (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

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Pêches et Océans Canada va imposer aux crabiers et aux homardiers du Québec et du Canada atlantique l'utilisation d'engins de pêche dont le cordage cède lorsque la tension est supérieure à 1700 livres.

Cette mesure a pour objectif de permettre aux grandes baleines de se libérer plus facilement des engins de pêche lorsqu'elles y sont empêtrées.

Le but est de réduire la gravité et la durée de ces empêtrements, qui représentent un danger pour la survie d’une espèce comme la baleine noire de l'Atlantique Nord.

Cette exigence fera partie des conditions pour obtenir un permis de pêche à partir de 2023.

Claudio Bernatchez, directeur général de la Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie, indique que les pêcheurs membres sont résignés : ils vont se conformer à cette nouvelle réglementation, en dépit de leurs préoccupations.

La relative faible résistance de ces cordages pourrait être à l'origine de nouveaux engins de pêche fantômes tels que des casiers perdus, craint Claudio Bernatchez, ce qui pourrait porter préjudice autant à la ressource qu'à la protection des baleines.

S’il y a des engins fantômes qui se retrouvent dans le golfe parce qu’on a diminué la résistance des câbles, il ne faudrait pas que ces engins deviennent des sources d’empêtrements pour les mammifères marins, prévient-il.

« Si on essaie de régler un problème en créant d’autres problèmes, on est peut-être pas plus avancé. »

— Une citation de  Claudio Bernatchez, directeur général de la Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie

Si on laisse des casiers à crabes des neiges dans le fond, ces casiers vont se remplir de ressources. C’est une ressource qui va finir par mourir là-dedans. On veut protéger une espèce. Toutefois...je ne dirais pas qu’on va mettre en péril une autre, non, mais on ne lui donnera pas de chance.

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Une baleine noire empêtrée dans un lourd cordage (archive).

Photo : Gracieuseté : International fund for animal welfare

Évaluer les impacts

Claudio Bernatchez appelle le MPO à bien mesurer les impacts de cette mesure. Il souhaite que soient répertoriés le nombre d’engins de pêche qui auront été perdus en plus de l'instauration de mesures pour les récupérer.

En même temps, il ne faudrait pas que ça soit une roue sans fin ou un cycle annuel où l’industrie dépense tant de millions pour s’adapter, tandis que le MPO dépense encore plus pour aller récupérer les engins, appréhende-t-il.

En août dernier, un projet pilote avait été mis en place avec 148 homardiers de la Gaspésie. Plusieurs de leurs engins de pêche étaient munis de ces cordages à faible résistance.

Les essais semblaient montrer que cet équipement ne convient pas aux plus gros bateaux, ni à tous les fonds de pêche.

Le ministère a investi 20 millions de dollars en août dernier afin d'aider les pêcheurs pour l’acquisition, la mise à l’essai et le perfectionnement de tels équipements.

La Coopérative des capitaines-propriétaires de la Gaspésie espère davantage de financement pour l’acquisition et l’utilisation d’autres types plus avancés d’engins de pêche sécuritaires pour les baleines, comme les bouées submersibles ou les engins de pêche qui utilisent la technologie GPS.

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