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Des rorquals bleus moins présents dans le Saint-Laurent en 2021

Le dos d'une baleine sort de l'eau. On voit le jet de sa respiration.

Le cétologue amateur, René Roy, a observé une augmentation de rorqual à bosse cette année dans l'estuaire du Saint-Laurent (archives).

Photo : Gracieuseté de René Roy

Alice Proulx

Le cétologue amateur René Roy, qui observe les baleines du Saint-Laurent depuis plusieurs années, rapporte que cette année, les baleines bleues se sont faites très rares dans le fleuve tandis que les rorquals à bosse, au contraire, ont été très nombreux.

Chaque printemps, les populations de rorquals à bosse et de rorquals bleus troquent leurs sites de reproduction pour les aires d'alimentation du Saint-Laurent.

Le cétologue amateur René Roy, de Pointe-au-Père, observe ces mammifères marins à la recherche de nourriture depuis plusieurs années, dès leur entrée dans le golfe.

Il multiplie les expéditions de photo identification, qu'il réalise principalement dans le même secteur en Gaspésie, pour le compte de la Station de recherche des Îles Mingan.

Cet été, il a parcouru l'estuaire pour un total de 29 jours de sortie.

Je fais un suivi par passion, j’aime la mer. Je partage ces observations et ces données de photo identification avec, principalement, la station de recherche, mais aussi les autres scientifiques comme ceux de l’IML par exemple. Finalement, ces observations servent à corroborer ce qu’ils observent eux aussi, explique M. Roy.

René Roy est souriant, il se tient sur un quai devant des bateaux de plaisances.

Cette année, René Roy note que les baleines bleues étaient moins nombreuses dans l'estuaire (archives).

Photo : Radio-Canada

Moins de baleines bleues

Par ailleurs, René Roy a soulevé, au cours de ses expéditions, que la population de rorqual bleu, communément appelé la baleine bleue, a grandement diminué. C’est très inhabituel. Ces animaux-là, d'habitude, j’en observe une soixantaine au moins par saison dans le golfe et dans l'estuaire, souligne-t-il.

« Cette année, j’en ai observé que sept. Ça pour moi c’est totalement inhabituel, particulièrement dans les secteurs où j’en vois souvent. »

— Une citation de  René Roy, cétologue amateur

Il mentionne qu'un des secteurs qui a été particulièrement pauvre en rorqual bleu cette année est celui de Matane et des Méchins.

René Roy croit que cette diminution aurait, en partie, lieu en raison du déplacement du krill, un minuscule crustacé. Ces derniers s'alimentent presque exclusivement de krill.

Des troupeaux de baleines à bosse

René Roy a vu énormément de rorquals à bosse, au fil des années, mais encore plus en 2021.

« Cette année, j’ai vu 83 individus différents sur le secteur que j’ai couvert. »

— Une citation de  René Roy, cétologue amateur

C’est observé depuis quelques années déjà, il y a un bon nombre de rorquals à bosse. La population est en bonne santé. Ce sont des animaux qui ont un bon taux de reproduction puisqu’une femelle peut avoir deux baleineaux aux trois ans, ce qui fait que c’est une population qui augmente d’année en année et on le voit sur le terrain, explique-t-il.

Une baleine à bosse.

Une baleine à bosse qui nage dans la baie de Tadoussac (archives).

Photo : Ivanoh Demers

Il soutient toutefois que ces rorquals manquaient de dispersion à travers les eaux du Saint-Laurent.

Normalement, on devrait observer des rorquals à bosse de façon plus dispersée. Cette année, on avait l’impression que les rorquals étaient sur des bancs de poissons et ils restaient là très longtemps et en grand nombre, affirme M. Roy.

Avec les informations de Kim Bergeron

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