•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa ferme la plupart des pêcheries commerciales de hareng du Pacifique

Chargement de l’image

Hormis un quota de pêche dans le détroit de Georgie et la pêche des Premières Nations, la pêche commerciale du hareng du Pacifique est interdite.

Photo : CBC

Pêches et Océans Canada annonce la fermeture de la plupart des pêcheries commerciales de hareng du Pacifique de la côte ouest. Une exception est toutefois accordée aux pêches alimentaires, sociales et rituelles des Premières Nations, et un quota de pêche est imposé dans le détroit de Georgie.

Le hareng est vital pour la santé de notre écosystème, et les stocks sont dans un état fragile. Nous devons faire ce que nous pouvons pour protéger et régénérer cette importante espèce fourragère, déclare Joyce Murray, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, dans un communiqué.

Le hareng du Pacifique est, en effet, une source de nourriture importante pour d’autres espèces, comme le saumon du Pacifique, dont plusieurs populations sont en voie de disparition.

C’est une période extraordinaire, alors que notre côte du Pacifique est sous le choc des catastrophes naturelles et des graves dommages qu’elles ont causés à l’environnement et à notre saumon du Pacifique emblématique, indique Joyce Murray.

Pêches et Océans Canada n’interdit cependant pas totalement la pêche au hareng du Pacifique. Dans le détroit de Georgie, entre l’île de Vancouver et la côte continentale de la Colombie-Britannique, un quota de pêche est mis en place.

Un taux de pêche de 10 % est imposé, avec un total maximal autorisé de prises de 7850 tonnes.

Une exception pour les pêches des Premières Nations

Chargement de l’image

Le hareng est une espèce de poisson clé dans l'écosystème marin du Pacifique, selon Pêches et Océans Canada.

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

Le gouvernement a pris cette décision pour offrir des possibilités de pêche durable et accroître l’abondance des stocks au profit de l’ensemble de l’écosystème, résume son communiqué.

Les pêches alimentaires, sociales et rituelles des Premières Nations de la côte ouest sont toujours autorisées.

Hugh Braker, président du Conseil des pêches des Premières Nations de la Colombie-Britannique, se réjouit de cette décision qui sonne plutôt bien pour les Premières Nations côtières de la province.

Sur la côte ouest de l'île de Vancouver, les Premières Nations demandent un moratoire sur la pêche au hareng depuis de nombreuses années, dit-il. Les [populations] de hareng [y] sont considérablement réduites par rapport à ce qu'elles étaient.

« Certains pêcheurs commerciaux en souffriront, parce que, bien sûr, ils dépendent du hareng pour une partie de leurs revenus annuels. Cependant, la conservation doit primer. »

— Une citation de  Hugh Braker, président du Conseil des pêches des Premières Nations de la Colombie-Britannique

Les Premières Nations côtières dépendent de la pêche du hareng du Pacifique, selon Hugh Braker, qui est membre de la nation Tseshaht sur l’île de Vancouver.

Il précise que le Conseil des pêches des Premières Nations de la province, qu’il dirige, doit bientôt rencontrer la ministre Joyce Murray pour discuter des meilleures méthodes pour protéger l’écosystème marin du Pacifique.

Pêches et Océans ajoute enfin qu’il publiera bientôt l’ébauche du Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP), qui décrit les projections scientifiques et les mesures de gestion proposées pour la prochaine saison.

Avec des informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !