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Chaleur, feux, inondations, sécheresse : la météo se déchaîne au Canada en 2021

Environnement Canada présente les 10 phénomènes météorologiques les plus marquants cette année au pays.

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La destruction par le feu de la petite ville de Lytton, dans le sud de la Colombie-Britannique, a choqué le monde entier.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Inondations, feux de forêt, vagues de chaleur, tornades, les Canadiens de partout au pays font face à des conditions météorologiques extrêmes sans précédent, selon Environnement et Changement climatique Canada, qui présente les dix phénomènes météorologiques les plus marquants au pays.

L'année 2021 est l'année la plus destructrice, la plus coûteuse et la plus meurtrière de l'histoire météorologique du Canada, annonce David Phillips, climatologue principal à Environnement et Changement climatique Canada.

Depuis 26 ans, David Phillips publie la liste annuelle des 10 principaux phénomènes météorologiques au Canada, mais aucune année n’est comparable à celle-ci, affirme-t-il. Les événements sont plus importants, plus violents et avec plus de conséquences qu’ils n'en avaient il y a à peine 20 ans.

Alors que la communauté scientifique tire la sonnette d’alarme face aux changements climatiques, leurs conséquences s’étaient jusqu’alors manifestées de manière graduelle, subtile et distante, selon David Phillips.

« Je pense que, cette année, les Canadiens ont réellement vécu [l'impact des changements climatiques]. »

— Une citation de  David Phillips, climatologue principal, Environnement et Changement climatique Canada

Voici les événements météorologiques qui se sont démarqués cette année en ordre inversé d'importance.


10. Un clipper albertain en janvier

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Les vents violents ont fait tomber de nombreux arbres en Alberta en janvier.

Photo : Radio-Canada / David Bajer / CBC

L’événement météorologique majeur de 2021 le moins important de la liste diffusée par Environnement Canada est aussi celui qui a commencé l’année.

Des vents violents ont traversé l’ouest des Prairies pendant la deuxième semaine du mois de janvier.

L'aéroport de Moose Jaw en Saskatchewan a enregistré des vents soufflant à 161 km/h. Des rafales de 137 km/h à Barnwell, en Alberta, et de 143 km/h à Bratt's Lake, en Saskatchewan, figurent également parmi ceux qui ont battu des records le 13 janvier.

Pendant la tempête, tellement d’anémomètres se sont envolés que, sans aucun doute, beaucoup plus de records ont été établis que ceux qui ont été signalés , indique le communiqué de l’agence gouvernementale.

Un clipper de l’Alberta est un type de système de basse pression qui se forme en Alberta ou à proximité, du côté est des Rocheuses. C’est un orage qui se déplace rapidement, d’où le nom de clipper, évoquant le voilier du 19e siècle, renommé pour sa rapidité.

Source : L’Encyclopédie canadienne

9. L’ouragan Larry frappe Terre-Neuve

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L'ouragan Larry a soulevé le toit de l'École élémentaire Mary Queen of Peace, à Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / John Gushue/CBC

Larry est l’ouragan majeur qui a duré le plus longtemps dans le bassin atlantique, avec des vents soutenus de plus de 175 km/h qui ont soufflé pendant presque une semaine entière, du 3 au 8 septembre 2021.

L’ouragan Larry a touché Terre-Neuve-et-Labrador le 11 septembre dernier, vers minuit heure locale. Il a ensuite pris la forme d’une tempête de catégorie 1 au sud-ouest d’Avalon, avec des vents soutenus de 130 km/h et des rafales atteignant parfois 180 km/h.

Des routes, des parcs et des communautés côtières ont été endommagés, et 60 000 personnes ont été privées d’électricité. Le secteur des assurances estime les pertes matérielles à plus de 25 millions de dollars, selon Environnement Canada.

8. Encore de la grêle et des inondations à Calgary

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La grêle s'est à nouveau abattue à Calgary cet été.

Photo : Radio-Canada / Sarah Rieger

C’est la deuxième année consécutive qu’une tempête de grêle à Calgary se retrouve parmi les 10 événements météorologiques majeurs au pays.

Même si celle de cette année, survenue le 2 juillet, était de plus faible intensité, les 50 mm de précipitations ont causé des inondations, et des grêlons de la taille d'une balle de golf ont endommagé un grand nombre de véhicules et de maisons.

7. Un froid arctique gèle le Canada en février

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En février, 225 records journaliers de basses températures ont été battus au Canada (archives).

Photo : Radio-Canada

Le froid glacial qui s’est abattu sur le pays au milieu du mois de février a fracassé plus de 225 records journaliers de basses températures. Wekweeti, dans les Territoires du Nord-Ouest, a enregistré la température la plus basse du Canada en 4 ans, avec -51,9 degrés Celsius.

6. Une année de tornades EF2

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Plusieurs violentes tornades ont causé des dommages dans l'est du pays, comme ici à Barrie, dans le nord de l'Ontario.

Photo : Martin Trainor

Avec des rafales entre 180 et 220 km/h, les tornades d’une intensité égale ou supérieure à 2 sur l’échelle Fujita améliorée (EF2) peuvent arracher les toits de maisons, casser ou déraciner 50 % des arbres sur leur passage, ou propulser des objets à quelques kilomètres de distance.

Le 21 juin, la tornade de force EF2 la plus importante a fait un mort à Mastouche, au Québec, une première depuis 27 ans. Sept tornades ont dévasté l’Ontario le 15 juillet, dont une particulièrement destructrice à Barrie, dans le nord de la province, qui a endommagé 25 bâtiments et fait 11 blessés.

5. Le Canada survit à quatre vagues de chaleur

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La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan ont toutes vécu l’été le plus chaud depuis au moins 60 ans.

Photo : Ben Nelms / CBC

Outre le dôme de chaleur qui a suffoqué la Colombie-Britannique en juin, quatre autres vagues de chaleur majeures ont déferlé sur le pays entre les mois de mai et d’août.

Environnement Canada souligne que la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan ont toutes vécu l’été le plus chaud depuis au moins 60 ans.

4. La saison des feux de forêt hâtive, active et incessante

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La Colombie-Britannique a fait face à une saison record en matière de feux de forêt.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Profitant d’un temps sec record et de la fonte précoce des neiges, la saison des feux de forêt a commencé un mois plus tôt que prévu, comme le montrent les 2500 feux supplémentaires enregistrés par rapport à 2020.

En Colombie-Britannique, 1522 incendies ont brûlé 889 813 hectares de bois, de broussailles et de prairies. Ces feux, qui ont favorisé les inondations à l'automne, ont recouvert le reste du Canada d’un épais manteau de fumée. Calgary a connu 512 heures de fumée et de brume, alors que la saison des feux de forêt en Alberta ne dépasse pas la moyenne.

La province de l’Ontario a quant à elle déclaré qu’il s’agissait de la pire saison de feux de forêt jamais enregistrée.

3. La sécheresse d’un bout à l’autre du Canada

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La sécheresse a balayé les Prairies cet été, ce qui a compliqué le travail des éleveurs et des agriculteurs.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Selon Environnement Canada, les régions allant du sud de la Colombie-Britannique à l’est des Prairies et au nord-ouest de l’Ontario ont connu l’été le plus sec depuis 75 ans.

Cette sécheresse était extraordinaire en raison de son étendue, de sa gravité et de sa persistance, indique un communiqué.

Statistique Canada indique que la production de canola et de blé a, en conséquence, baissé de 35 %. En septembre, de nombreux éleveurs envisageaient d'abattre leurs troupeaux en raison d'une forte augmentation du coût des aliments.

2. Le déluge des déluges en Colombie-Britannique

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Les inondations de novembre 2021 en Colombie-Britannique seraient la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de la province.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

À la mi-novembre, une rivière atmosphérique a déversé plus de 200 mm de pluie sur certaines parties de la Colombie-Britannique, et ce, en moins de 48 heures.

Des villes entières ont été inondées, entraînant l’évacuation de plus de 17 000 personnes. Des glissements de terrain provoqués par les précipitations ont fait 5 victimes, et entraîné l'immobilisation de 1000 personnes, tout en coupant les axes de transports qui relient le Grand Vancouver au reste de la province et du pays.

Il s'agit probablement de la catastrophe la plus coûteuse de l'histoire du Canada en raison du coût des réparations et de la reconstruction des infrastructures, des faillites d'entreprises, des pertes d'assurance, note le climatologue David Phillips.

1. Les records de chaleur sous le dôme

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La destruction de Lytton a marqué l'apogée de la vague de chaleur qui s'est abattue sur la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Le 28 juin 2021, le village de Lytton, dans le sud de la Colombie-Britannique, battait pour une troisième fois d'affilée le record canadien de chaleur avec un mercure de 49,6 °C. La même semaine, la communauté était avalée par les flammes, qui ont fait deux victimes.

Cet événement représente l'apogée d’un dôme de chaleur qui a consumé la province pendant 11 jours, ce qui a fait des centaines de victimes.

En tout, 595 personnes sont mortes à la suite des vagues de chaleur qui ont sévi en Colombie-Britannique cet été.

« La province a été cuite, asséchée, brûlée, inondée d’eau et de boue, et enterrée sous les roches et les débris. C'était vraiment un défilé sans fin de misère, d’épreuves et de malchance pour eux. »

— Une citation de  David Phillips, climatologue principal, Environnement et Changement climatique Canada

Avec des informations d'Emily Chung

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