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Ottawa rétablit les tests obligatoires aux frontières pour les courts séjours

Une femme masquée pousse un chariot à l'aéroport de Montréal.

La propagation rapide du variant Omicron a poussé plusieurs pays, dont le Canada, à réinstaurer des restrictions sanitaires aux frontières.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

À compter du 21 décembre, les Canadiens qui voyagent à l’extérieur du pays devront recommencer à présenter un test moléculaire négatif valide à leur arrivée aux frontières canadiennes, y compris à la suite de courts séjours de moins de 72 heures, a annoncé vendredi le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos.

En marge d'un point de presse des autorités sanitaires fédérales, qui redoutent une flambée importante des cas de COVID-19 au cours des prochaines semaines, le ministre Jean-Yves Duclos a expliqué que le retour à ces mesures de contrôle aux frontières est nécessaire compte tenu de la situation.

Dès mardi prochain, toutes les personnes qui se présenteront aux frontières terrestres et aériennes devront détenir un test de dépistage moléculaire négatif de la COVID-19 effectué dans le dernier pays où elles se trouvaient avant leur arrivée au Canada, peu importe la durée de leur séjour hors du pays.

Rappelons que ces tests moléculaires, qui sont de la responsabilité du voyageur, peuvent coûter jusqu'à 300 $ par personne et qu'ils seront exigés de tous les voyageurs, vaccinés ou non.

Cette mesure frontalière, qui était en place depuis des mois, avait été assouplie le 30 novembre dernier en permettant aux Canadiens vaccinés de pouvoir quitter le pays pour une période de moins de 72 heures, sans être obligés de présenter un test moléculaire négatif à leur retour.

Le gouvernement du Canada conseille fortement aux Canadiens d’éviter tout voyage non essentiel à l’extérieur du pays, a martelé Jean-Yves Duclos.

« Une fois que les gens se retrouvent malades ou coincés à l’étranger, il y a très peu que le gouvernement canadien peut faire pour leur venir en aide. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé

En ce qui a trait aux capacités de dépistage de la COVID-19 des services frontaliers dans les aéroports du pays, Jean-Yves Duclos affirme qu’elles ont été considérablement augmentées. Selon les données qu’il a présentées, la capacité de dépistage dans les aéroports est passée de 11 000 tests par jour à plus de 21 000 aujourd’hui. L’objectif fixé étant une capacité de dépistage de 23 000 tests par jour.

Fin des mesures visant des pays d'Afrique

Le ministre a également annoncé l'abolition de l'interdiction d'entrer au Canada pour les ressortissants étrangers en provenance de 10 pays d'Afrique, et ce, à compter de 23 h 59, le 18 décembre.

Rappelons que le gouvernement du Canada avait interdit l'entrée au pays aux ressortissants étrangers en provenance de ces pays, en plus d'imposer des mesures strictes aux Canadiens et aux résidents permanents venant de ces pays pour tenter de retarder la propagation du variant Omicron en sol canadien.

Ces mesures qui ne sont aujourd'hui plus jugées nécessaires par le gouvernement fédéral touchaient les gens en provenance d'Afrique du Sud, du Botswana, de l'Égypte, d'Eswatini, du Lesotho, de la Namibie, du Nigeria, du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe.

Nous sommes conscients que cette mesure initiale a semé la controverse, mais nous estimons qu’elle était nécessaire pour ralentir l’arrivée du variant Omicron au pays et nous faire gagner du temps précieux, a expliqué le ministre fédéral de la Santé.

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