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L’impact de la Loi sur les mesures de guerre exposé au Musée canadien de l’histoire

Photographie d'archive de soldats qui entourent un groupe de personnes sur un grand terrain.

L'exposition « Libertés sacrifiées – La Loi sur les mesures de guerre » sera présentée au Musée canadien de l’histoire jusqu’au 5 septembre 2022.

Photo : Glenbow Archives, NC-54-4336 archives et collections spéciales, Université de Calgary

En temps de crise, comment assurer la sécurité nationale tout en préservant les libertés individuelles? C’est l’une des questions délicates - et ô combien d'actualité, que soulève le Musée canadien de l’histoire (MCH) à travers sa nouvelle exposition, intitulée Libertés sacrifiées – La Loi sur les mesures de guerre, présentée jusqu’au 5 septembre 2022.

Une photo de mariage. Un sac de paquetage. Un calepin. Mais aussi des dessins, des citations, des témoignages audio et vidéo d’adultes ainsi que d’enfants incarnent les destins brisés par cette loi liberticide.

Adoptée à la hâte et à l'unanimité par le Parlement canadien en 1914, la Loi a été invoquée à trois reprises dans l’histoire du Canada : durant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la crise d’Octobre, en 1970.

Chaque fois, son application a entraîné des perquisitions par milliers, des détentions arbitraires, des évasions, des relocalisations forcées, des internements, dont souffriront notamment des Canadiens d’origine ukrainienne, italienne et japonaise et des Québécois.

Explorant cette Loi et les conséquences qu’elle a eues sur le pays et sa population, le Musée canadien de l'histoire en déroule la chronologie, de sa première application à son abrogation, en 1988, en passant par l’expression de regrets et la formulation d’excuses officielles du gouvernement fédéral à certaines communautés, dont les Canadiens d’origine italienne et japonaise.

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