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Règles sanitaires plus strictes : le milieu économique en attente de mesures d’atténuation

Une serveuse avec un masque tient deux plats dans ses mains.

Les restaurants devront restreindre le nombre de clients à compter du 20 décembre.

Photo : Ben Nelms/CBC

Radio-Canada

Les intervenants du milieu économique de la région sont inquiets pour les entreprises, dont les restaurants, qui subissent une fois de plus les contrecoups de la COVID-19. Jeudi, lors d’un important point de presse, le gouvernement Legault a pris la décision de resserrer les mesures sanitaires, et les nouvelles règles plus strictes auront un impact sur les commerçants et dans les salles à manger, notamment.

Depuis l’annonce de Québec, le cri du coeur des restaurateurs se fait entendre. L’industrie se demande à quel genre d’aide elle peut s’attendre. Le directeur général chez Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE), Mario de Tilly, indique qu’il est dans l’expectative quant à ce que le gouvernement va offrir pour soutenir l'ensemble des entrepreneurs touchés par les nouvelles mesures.

On sait déjà qu’à Ottawa 40 milliards de dollars ont été réservés pour l’aide et le soutien aux entreprises. Est-ce qu’il y en aura pour la restauration? On ne le sait pas encore. Ce qu’on sait, c’est qu’on est un peu dans un mauvais film du jour de la marmotte, mentionne-t-il, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Mario de Tilly se dit inquiet particulièrement pour les restaurateurs à qui on demande d’abaisser de 50 % les taux d’occupation dans les salles à manger en plein coeur de la lucrative période du temps des Fêtes. Déjà, c’est par centaines qu’on voit les annulations.

Il est d’avis qu’il y aura des mesures d’atténuation annoncées par le gouvernement. Je pense que personne n’avait prévu qu’il y aurait encore une vague, une cinquième, et qu’elle progresserait aussi rapidement. C’est incroyable, explique-t-il.

Mario De Tilly, directeur général chez Innovation et développement économique Trois-Rivières.

Mario De Tilly, directeur général chez Innovation et développement économique Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Pour la présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, le préavis avant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures sanitaires le 20 décembre est beaucoup trop court.

« La catastrophe, c’est vraiment le délai auquel on avise nos membres. »

— Une citation de  Cassy Bernier, présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières

Si les familles doivent jongler avec l’épineux problème de savoir qui sera dorénavant invité ou non au réveillon, la situation dans laquelle se trouvent les restaurateurs et les fournisseurs de spectacles, qui avaient vendu des billets, est encore plus complexe. Là, on vient aussi de mettre le fardeau dans la cour de ces commerçants : qui on accepte et qui on n’accepte pas au moment des réservations? On pense au casse-tête que ça va être pour ces gens-là, explique Cassy Bernier.

La présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières indique que la situation est préoccupante pour plusieurs, en raison de commandes qui avaient été faites auprès des fournisseurs en vue de gros événements. On s’était préparé pour cette période-là, les employés, etc. Les dépenses sont engendrées. C’est des conséquences économiques qu’on ne peut pas mesurer.

Mario de Tilly tient à mentionner qu’IDE se place déjà en mode solution en faisant en sorte qu’on reporte, entre autres, des remboursements prévus sur des prêts. Mais aussi, ce qui est hyper important dans nos interventions, ce qu’on va essayer d’éviter, c’est d’y aller encore avec de l’emprunt pour nos entreprises. Il estime que les entreprises de proximité sont déjà très endettées et que la pandémie les a fait reculer de plusieurs années en matière de progression économique.

Il tient tout de même à être porteur d’un message d’espoir. Je pense que beaucoup de gens sont préoccupés, que beaucoup de gens se posent des questions. Je suis persuadé qu’il y aura quelque chose pour les aider, conclut-il.

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