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Tisser des liens, une maille à la fois, à l’archidiocèse de Sherbrooke

Une femme coud sur une machine.

Les apprentissages que font les participants à l'atelier peuvent se transposer à la maison.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Mylène Grenier

Les mardis, au 445 rue McManamy à Sherbrooke, place au tricot et à la couture. L'archidiocèse de Sherbrooke y organise un atelier pour faciliter l'intégration des nouveaux arrivants, mais aussi pour briser l'isolement des résidents du secteur.

Cette initiation à la couture et au tricot est une première pour Mounira Kerdjani et sa fille, Firdaws. Quand la mère de famille a eu vent de ces ateliers, elle a sauté sur l'occasion.

Je pense que j'ai un talent qui se cache un peu là, dit-elle, tout sourire, quand on lui demande ce qui l'a poussée à s'inscrire.

Je fais un modèle, mais je vais essayer d'apprendre à coudre à la machine. Je suis très fière. J'espère que je vais aller mieux plus j'avance, ajoute-t-elle.

Une femme fait de la couture avec une jeune fille.

Mounira Kerdjani et sa fille Firdaws en pleine action.

Photo : Radio-Canada

Se découvrir dans une atmosphère agréable

Ces ateliers ont été mis sur pied par l'archidiocèse de Sherbrooke. C'est pour apprendre à mieux se connaître. Apprendre aux gens, aussi, à briser l'isolement, de nouvelles techniques, souligne l'intervenante en pastorale interculturelle à l'archidiocèse, Véronique Ngo Ngan.

« À travers ça, il y a quelque chose qui se crée. Ces gens-là m'apportent beaucoup et on leur apporte aussi, c'est un échange. »

— Une citation de  Véronique Ngo Ngan, intervenante en pastorale interculturelle à l'archidiocèse de Sherbrooke
Deux femmes sur une machine à coudre.

Ces séances de couture et de tricot permettent aux femmes de se réunir et d'échanger.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

D'ailleurs, Mounira n'est pas la seule à avoir le sourire aux lèvres. Les participantes semblent apprécier ce moment de détente entourée de gens provenant de diverses cultures. J'aime beaucoup l'atmosphère, les gens, ça fait passer le temps, témoigne une autre participante, Thérèse Coderre, tout en tricotant des bas.

L'entraide est aussi au cœur de ce projet. Si les néophytes de la couture aiment apprendre, les enseignantes ont plaisir à leur montrer comment faire fonctionner les machines à coudre et les aiguilles.

J'aime ça que les gens qui partent aient appris quelque chose et qu'ils puissent le faire à la maison, après, lance pour sa part France-Lynn Ouellet.

Deux femmes s'affairent sur une machine à coudre.

Deux femmes s'affairent sur une machine à coudre.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Il ne s'agit pas d'une première pour ces ateliers, qui étaient déjà offerts dans des locaux de l'archidiocèse. Toutefois, cette année, c'est l'Office municipal d'habitation (OMH) qui ouvre les portes d'un de ses locaux pour y recevoir les participants. Le projet pourrait d'ailleurs faire des petits.

La direction a décidé d'accompagner ce projet dans nos différents milieux. Au cours des prochains mois, on va voir pour l'implanter à Goupil-Triest, explique le technicien en soutien communautaire, Sylvain Brou.

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