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Archives

Le chant choral, rassembleur et libérateur

Femmes qui chantent en tenant leur livre de chant.

Soirée de musique russe, 16 janvier 1972

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Radio-Canada

À l’approche de Noël, les chorales entonnent les grands classiques des Fêtes, mais depuis les deux dernières années, en raison de la COVID-19, plusieurs chœurs ont dû interrompre leurs activités. Retour en archives sur les bienfaits du chant choral, qui compte de nombreux adeptes au pays.

Certaines chorales se forment dans les églises, mais aussi dans les écoles, au sein de groupes communautaires, de groupes de travailleurs, de communautés culturelles, etc.

Téléjournal, 25 décembre 1995

Le 25 décembre 1995 au Téléjournal, le journaliste Daniel Rolland nous parle de l’engouement pour le chant choral.

Il précise qu’au Québec, 135 000 personnes, jeunes et moins jeunes, pratiquent une activité chorale. Les choristes sont répartis dans près de 3000 chœurs à travers la province.

Dans son reportage, le journaliste s’entretient avec quelques choristes de la chorale Les disciples de Massenet et avec leur directeur à l’époque, Martin Dagenais.

La fondation de ce chœur mixte de 65 voix remonte au 4 février 1928. Le baryton Charles Goulet choisit alors de nommer le chœur ainsi pour rendre hommage au compositeur de l’opéra La Navarraise, avec lequel il avait fait ses débuts au Théâtre Royal de Liège en 1923.

Le phénomène de l’engouement pour l’activité chorale ne repose pas que sur l’amour de la musique. Un facteur d’humanité entre aussi en ligne de compte. Les gens souhaitent se regrouper et fraterniser.

« Je n’exige pas une voix extraordinaire pour faire partie de la chorale, seulement l’intérêt et la présence aux répétitions et un caractère expressif. Je veux qu’elles expriment leur chant. Je suis sévère pour les répétitions, mais elles comprennent que c’est pour le bien. »

— Une citation de  Sœur Lorette Gallant

En 1969, sœur Lorette Gallant fonde la Chorale d’Aberdeen, qui sera rebaptisée, en 1972, Jeunes chanteurs d’Acadie.

Faites vos gammes, 18 février 1996

Dans un reportage de l’émission Faites vos gammes du 18 février 1996, animée par Angèle Dubeau, sœur Lorette Gallant et les jeunes filles membres de la chorale Les jeunes chanteurs d'Acadie décrivent leur intérêt pour le chant.

Les adolescentes acadiennes qui participent à la chorale reconnaissent que le travail est sérieux et leur demande beaucoup de rigueur et de maturité, mais le résultat mélodieux de leurs voix réunies vaut les nombreux efforts déployés.

Et comme dirait l’une d’entre elles, le temps mis à chanter permet de réduire le stress de la journée.

C’est aussi l’avis de Michel Brousseau, qui dirige cinq ensembles vocaux :  le Chœur et l’Orchestre philharmonique du Nouveau Monde, le Chœur classique d’Ottawa, les Chanteurs de Sainte-Thérèse et le Chœur de Tremblant.

L’animatrice Marcia Pilote le rencontrait pour l’émission C’est ça la vie le 13 décembre 2012.

C’est ça la vie, 13 décembre 2012

Selon lui, l'engouement pour les chorales s'explique par son côté rassembleur. Le chef y voit presque un effet thérapeutique. Au cours de l’entrevue, le maestro parle de sa passion pour la musique et de l'importance de créer des liens avec les gens qu'il dirige.

« Je pense que c’est une activité qui rassemble les gens. Nous sommes tellement pressés à notre époque. On prend le temps de chanter ensemble, on prend le temps de faire une activité ensemble. On oublie tout, on fait de la musique ensemble. »

— Une citation de  Michel Brosseau
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