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Omicron fait souffler un vent de panique au Royaume-Uni avant les Fêtes

Un client attablé dans un café de Soho, à Londres.

Un client attablé dans un café de Soho, à Londres. Les restaurants et les pubs ne connaissent pas l'achalandage habituel avant les Fêtes, parce que les Britanniques craignent que le variant Omicron vienne compromettre leurs plans pour Noël.

Photo : Associated Press / Alberto Pezzali

Agence France-Presse

La panique s'installe au Royaume-Uni en raison de la propagation rapide du variant Omicron. Entre annulations de festivités et longues files d'attente devant les centres de vaccination, les Britanniques bouleversent leurs plans dans l'espoir de passer des fêtes de Noël sans la maladie.

L'an dernier, les célébrations de Noël avaient été réduites au strict minimum après l'émergence du variant Alpha du coronavirus. Les Britanniques espéraient se rattraper cette année, mais la spectaculaire résurgence des cas de COVID-19 due au variant Omicron vient tout chambouler.

Alors que le gouvernement n'a imposé que des mesures très limitées (télétravail, masques à l'intérieur et passeport sanitaire pour les rassemblements de masse), certains jouent la prudence et limitent leurs sorties pour éviter d'être contaminés à une semaine de Noël.

Même si elles ne sont pas formellement interdites, de nombreuses fêtes de Noël au sein d'entreprises et d'institutions au Royaume-Uni ont été annulées, au grand dam des pubs.

Cette semaine est censée être notre semaine la plus chargée de l'année, mais elle n'a pas été chargée du tout, déplore Jessie Sandy, serveur de 28 ans à la London Hospital Tavern.

Nous avons eu beaucoup d'annulations. [...] Nous avions une ou deux fêtes par week-end plus des fêtes de Noël, mais elles ont toutes été annulées à cause évidemment du variant Omicron, dit-il.

Un passant marche dans la City quasi déserte, à Londres.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 atteignant un niveau record, la Banque d'Angleterre a haussé les taux d'intérêt pour combattre l'inflation. Elle est la première banque centrale à le faire parmi les puissances économiques mondiales, et ce, depuis le début de la pandémie.

Photo : Associated Press / Alberto Pezzali

Si le premier ministre Boris Johnson a conseillé aux gens de bien réfléchir avant d'aller au restaurant ou au pub, Chris Whitty, médecin-chef pour l'Angleterre, est allé plus loin. Il a demandé aux Britanniques de limiter leurs interactions pour réduire leurs risques d'attraper le virus ou de le transmettre.

Même la reine Élisabeth II, 95 ans, a renoncé par précaution à sa traditionnelle réunion de famille qui devait réunir une cinquantaine de personnes mardi prochain au château de Windsor pour la première fois depuis la mort de son époux, Philip, en avril.

Dans les salles de spectacle du West End, quartier londonien connu pour ses comédies musicales, de nombreuses productions ont dû annuler certaines dates, car des membres de leurs équipes ont été déclarés positifs à la COVID-19. Un coup dur en cette période habituellement faste.

Pour les spectacles qui fonctionnent, près d'un quart des fauteuils réservés finissent vides, selon les professionnels.

Des voyages qui s'annoncent compliqués

Des projets de vacances tombent aussi à l'eau : les Britanniques seront à partir de samedi interdits d'entrée en France. Les Français de leur côté devront produire un test négatif de moins de 24 heures et s'isoler à leur arrivée dans l'attente d'un second test négatif.

Cette décision a été justifiée par la France par le raz-de-marée de cas lié au variant Omicron au Royaume-Uni, qui a enregistré jeudi 88 376 nouveaux cas de COVID-19 en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie pour un deuxième jour d'affilée.

C'est encore une fois la panique, la course, dit Elena Orsini, Italienne de 47 ans. Pour échapper aux nouvelles restrictions, elle partira finalement vendredi soir par l'Eurotunnel en France plutôt que samedi.

Un changement de dernière minute qui implique un coût supplémentaire, mais après l'annulation de leurs vacances en France à Noël dernier à cause des restrictions, on ne voulait pas rater ça à nouveau.

Des mesures de prudence

Au Royaume-Uni, les contaminations liées à Omicron doublent désormais en moins de deux jours dans certaines régions. Les hospitalisations commencent à repartir à la hausse, surtout à Londres.

Je suis particulièrement prudent cette année parce que j'ai attrapé la COVID exactement à cette époque l'an dernier, donc je n'ai rien pu faire pour mon anniversaire, qui tombe en décembre, ni pour Noël explique Charlie Hinton, un serveur de 23 ans.

Cette année, il compte bien célébrer son anniversaire, mais demandera à ses amis de faire un test antigénique avant la fête et envisage de les voir à l'extérieur pour limiter les risques.

Pour faire rempart à Omicron, le gouvernement mise sur la campagne de rappel vaccinal, espérant proposer une troisième dose à tous les adultes d'ici fin décembre.

Fort de sa troisième injection, Malcolm Porter, 60 ans, un habitué du pub Au White Hart, à Whitechapel (dans l'est de Londres), ne compte pas changer ses plans. J'irai au pub ce soir et dimanche. On a tous fait notre rappel, donc je me sens à l'aise. Enfin si tu l'attrapes, tu l'attrapes...

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