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Reconnaissance faciale : la France lance un ultimatum à Clearview AI

Le logiciel de Clearview AI collecte des images sur Internet et permet aux utilisateurs de rechercher des correspondances.

L'application Clearview AI collecte des images sur Internet et permet aux utilisateurs de rechercher des correspondances.

Photo : Ascannio/Shutterstock

Reuters

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) de France a mis jeudi en demeure l'entreprise américaine Clearview AI, spécialisée dans la reconnaissance faciale, de cesser de collecter et d'utiliser les photographies et vidéos publiquement accessibles sur Internet.

Le logiciel de reconnaissance faciale développé par Clearview AI utilise une base de données reposant sur l'aspiration de photographies et de vidéos publiquement accessibles sur Internet, qui a permis à cette société de s'approprier plus de 10 milliards d'images à travers le monde, explique la CNIL dans un communiqué.

Outre le fait que cette collecte de données personnelles et biométriques s'effectue sans base légale, Clearview AI ne respecte pas non plus le droit des personnes à accéder à leurs données ou à demander leur effacement, selon la Commission.

La CNIL l'a donc mise en demeure de cesser ce traitement illicite et de supprimer les données dans un délai de deux mois, ainsi que de faciliter l'exercice des droits des personnes concernées et de faire droit aux demandes d’effacement formulées, faute de quoi elle pourrait s'exposer à des sanctions pécuniaires.

Clearview AI fait l'objet d'autres enquêtes de la part de plusieurs autorités de protection de la vie privée à travers le monde, notamment en Australie, au Canada, ou encore au Royaume-Uni.

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