•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fred Pellerin, Kent Nagano et l’OSM réunis dans un nouveau conte de Noël

Un chanteur et un chef d'orchestre sur scène devant une dizaine de musiciens et de musiciennes.

Le conteur Fred Pellerin retrouve le maestro Kent Nagano et l'OSM pour un cinquième conte de Noël, «La poste du paradis».

Photo : Orchestre symphonique de Montréal

Radio-Canada

Le conteur Fred Pellerin et le maestro Kent Nagano proposent dès mercredi un nouveau conte de Noël musical à la Maison symphonique, à Montréal. Mise en scène par René Richard Cyr, La poste du paradis nous amène à Saint-Élie-de-Caxton, où Mme Alice Lavergne tient le premier bureau poste du village, au grand déplaisir du curé.

Le spectacle part de l’idée qu’on cherche l’origine du nom de Saint-Élie-de-Caxton, et l’histoire vient du premier curé du village, qui s’appelait Élie, explique Fred Pellerin. Il avait quand même une bonne complicité avec la population locale, mais il y avait une personne avec qui ça frottait un peu : c’était la postière du village.

La poste du paradis s’articule autour de la première postière de Saint-Élie-de-Caxton, Mme Alice Lavergne, qui avait une façon particulière de pratiquer son métier. Elle intervenait dans le contenu des enveloppes, dans les réponses aux lettres. En fait, c’est ce fil-là qu’on suit : des timbres et des jeux d’"épistolerie" pour avancer dans une histoire, résume le conteur.

Le spectacle mêlera le verbe aisé de Fred Pellerin à des œuvres de Debussy, Prokofiev, Mozart, Bartók et plusieurs autres compositeurs, interprétées par les musiciens et musiciennes de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), sous la direction de Kent Nagano.

Une réunion inespérée

Fred Pellerin avoue qu’après le départ de Kent Nagano, l’an dernier, en tant que chef de l’OSM, il avait un peu fait son deuil de la tradition des contes de Noël, qu’il perpétue avec lui depuis 10 ans.

J’avais fait un début de deuil quand il est parti parce que je pensais que ça ne serait plus possible de le faire, mais tu sais, la parenté, ça revient dans le temps des Fêtes, explique le conteur.

De son côté, Kent Nagano affirme qu'il est content d’être de retour à la maison et surtout de retrouver l’orchestre qu’il a dirigé de 2006 à 2020.

J’étais très ému que l’OSM ait voulu continuer la relation [après mon départ], dit-il. Dans un autre sens, ça veut dire que le travail n’est pas encore terminé. On a un potentiel qui va aller encore beaucoup plus loin.

Une nouvelle forme d’écriture

L’association entre Fred Pellerin, Kent Nagano et l’OSM remonte à 2011 alors qu’ils présentaient un premier spectacle de contes de Noël, La tuque en mousse de nombril, qui allait les mener à une trilogie, puis à un quatrième concert en 2018, Les jours de la semelle.

Fred Pellerin est d’ailleurs toujours un peu surpris du résultat de sa première rencontre avec Kent Nagano. C’est une rencontre improbable. On est vraiment loin dans le spectre artistique, entre le conte et le pétage de broue que je fais et cette chose-là, la grande symphonie. Ce n'est pas nécessairement un truc naturel, fait-il valoir.

Il attribue toute l’audace de cette collaboration au chef d’orchestre.

« Je me rappelle [la première fois] lui avoir raconté trois contes dans son bureau, pour lui laisser le choix, et il avait choisi "La tuque en mousse de nombril". J’ai vu qu’il avait de l’audace en masse. »

— Une citation de  Fred Pellerin, au sujet de Kent Nagano

Je pense qu'on a créé une forme d'écriture qu'on n'avait peut-être pas vue avant. Ce n’est pas deux spectacles en parallèle, c’est une rencontre entre les deux entités. Et ça compte parmi mes grandes fiertés, conclut Fred Pellerin.

La poste du paradis est présentée du mercredi 15 décembre au samedi 18 décembre à la Maison symphonique de Montréal. Le concert sera également présenté sur lCI Télé, ICI Première et ICI Musique le 26 décembre à 20 h avant d'être offert sur OHdio le jour suivant.

Ce texte a été écrit notamment à partir d’une entrevue réalisée par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !