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Le Salon des métiers d’art du Québec fête 50 ans de carrière de Jean-Claude Poitras

Un homme croise les bras et sourit.

Le créateur québécois Jean-Claude Poitras

Photo : Facebook/Métiers d'art du Québec

Fanny Bourel

Organisé jusqu’à dimanche à Montréal, le 65e Salon des métiers d’art du Québec (SMAQ) met notamment de l'avant le créateur de mode québécois Jean-Claude Poitras, qui célébrera ses 50 ans de carrière en 2022.

Pour l’occasion, un espace baptisé Quand la vie défile lui est consacré au SMAQ. Il rend hommage non seulement au créateur de mode qu’est Jean-Claude Poitras, mais aussi à son travail de designer d’accessoires et d’objets d’arts de la table ainsi que d’artiste visuel.

« C’est plein de souvenirs; cela témoigne de tous mes moments et de mes virages. C’est très émouvant pour moi de pouvoir me permettre de dire "je me souviens" pendant que je vis. »

— Une citation de  Jean-Claude Poitras, créateur

Il s’agit aussi de mettre de l'avant l’apport de cet ambassadeur de la créativité québécoise, qui a toujours cru au décloisonnement des disciplines.

Depuis quelques années, je m’implique de plus en plus pour promouvoir et faire rayonner le travail des artisans et des artisanes des métiers d’art, explique-t-il. 

Une chambre d'hôtel dans les tons de bleu.

La suite 2042 du Fairmont Le Reine Elizabeth décorée par Jean-Claude Poitras avec des objets réalisés par des artisans et artisanes des métiers d'art

Photo : Benoit Rousseau

Sa suite d’hôtel au Fairmont Le Reine Elizabeth

Ce salon permet aussi à Jean-Claude Poitras de réaliser un rêve de longue date : habiller une suite d’hôtel. J’ai toujours adoré la vie d’hôtel, avoue-t-il.

Avec l’aide du Conseil des métiers d’art du Québec, il a donc convaincu le Fairmont Le Reine Elizabeth de le laisser décorer une suite de cet hôtel montréalais.

Six objets en céramique blanche posés sur une console en bois.

Des céramiques locales dans la suite «Métiers d’arts signée Jean-Claude Poitras»

Photo : Benoit Rousseau

La suite Métiers d’arts signée Jean-Claude Poitras est entièrement ornée d’objets – tables, céramiques, luminaires, vases, coussins, chaises, etc. – créés par des artisans et des artisanes d’ici. Offerte à la location pendant toute l’année 2022, elle évoluera au cours des prochains mois.

Ces deux volets – l’espace de créations et la suite d’hôtel – me comblent de bonheur, assure-t-il.

Six chaises en bois réunies autour d'une table en verre.

L'ébénisterie québécoise est également représentée dans la suite «Métiers d’arts signée Jean-Claude Poitras».

Photo : Benoit Rousseau

Un agenda illustré pour 2022

Toujours pour marquer ses 50 ans de carrière, Jean-Claude Poitras a aussi sorti le mois dernier son agenda  2022. L'ouvrage est parsemé de photos d’archives et de croquis réalisés à différents moments de son parcours, mais également de dessins. 

Trois silhouettes noires sur un fond blanc.

La page couverture de l'agenda mis en vente par Jean-Claude Poitras

Photo : Facebook/Jean-Claude Poitras

Ce fan de bande dessinée a, en effet, fait appel à quatre bédéistes – Dominique Laurent, Julien Poitras, Christian Quesnel et Julie Rocheleau – pour illustrer des anecdotes de sa vie. 

« Je veux permettre aux gens de vivre avec moi ce plaisir de retrouver le plaisir de l’écriture et de dessiner [avec cet agenda]. »

— Une citation de  Jean-Claude Poitras, créateur

Mis en vente sur le site web de Jean-Claude Poitras, de même que dans les boutiques du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée McCord, les 1250 exemplaires de cet agenda ont déjà quasiment tous été vendus.

C’est incroyable; ça a été une frénésie qui a dépassé toutes nos attentes, se félicite-t-il. 

Une page illustrée en quatre sections.

Des pages dessinées par des bédéistes dans l'agenda publié par Jean-Claude Poitras

Photo : Facebook/Jean-Claude Poitras

Le Mali de mes amours

L’année 2021 de Jean-Claude Poitras aura aussi été marquée par la présentation, à l'occasion de la Semaine de la mode l'été dernier, de la collection Le Mali de mes amours, dont il a été directeur artistique. 

Dessinés par le créateur québécois, des vêtements et un linge de maison ont été réalisés avec des cotons tissés et teints par des coopératives de femmes au Mali. 

Quatre mannequins posent.

Des mannequins portent des vêtements de la collection «Le Mali de mes amours».

Photo : Facebook/Semaine Mode de Montréal

Ce défenseur d’une mode durable et responsable a mis tout son cœur dans ce projet soutenu par l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) qui vise à valoriser et à faire rayonner le savoir-faire de tisserandes maliennes. 

À l’invitation de l’ambassadrice du Mali au Canada, il a jumelé son regard de designer contemporain au talent en tissage et en teinture végétale de ces femmes, qui colorent leurs tissus avec des substances naturelles comme de la terre ou de l’écorce d’arbres. 

Ça s'inscrit tellement dans tout mon amour pour l’écologie, le côté éthique de la mode, mentionne Jean-Claude Poitras.

C’est ainsi qu’il a imaginé des robes, des pantalons, des jetés, des chemins de table, des napperons et des housses de coussin ornés d’impressions de motifs de type teinture par nouage (tie dye en anglais) ou de rayures dans des couleurs vives comme le rouge, l’orange et le bleu, mais aussi dans des teintes telles que le noir et le gris, pour apporter de la modernité.

Des coussins sont exposés sur des étagères en verre.

Des coussins de la collection «Le Mali de mes amours»

Photo : Facebook/Métiers d'art du Québec

L’objectif de ce projet était aussi de mettre en valeur à l’international l’expertise des Maliennes en production de cotons et en tissage, afin de pousser des entreprises à commercialiser des vêtements ou du linge de maison faits avec leurs tissus. 

Je croise les doigts pour qu’on ait des nouvelles très bientôt, dit Jean-Claude Poitras.

Le SMAQ, qui se déroule au Palais des congrès de Montréal, réunit 160 artisans et artisanes qui travaillent dans les domaines de la céramique, du tissage, de la maroquinerie, de l'ébénisterie ou encore de l’orfèvrerie et de la coutellerie. Le public peut aussi y découvrir l’exposition Triennale en métiers d’art 2021, l’éloge du fil.

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