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Inondations : « il faut reconstruire de façon intelligente », disent des experts

Quatre voies de la route Coquihalla rattachées à un pont se sont effondrées au-dessus d'une rivière.

Les pluies et des glissements de terrain ont fortement endommagé la route Coquihalla près de Hope.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Des ingénieurs, géoscientifiques et experts en désastres naturels de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) offrent leur expertise à la province alors qu’un important travail de reconstruction est en cours à la suite des inondations de novembre.

La priorité, disent les experts, est un échange d’informations entre tous les secteurs impliqués.

Pour rebâtir les communautés et les infrastructures détruites par les inondations et les glissements de terrain de novembre, en Colombie-Britannique, des professeurs de la Faculté d’ingénierie de l’UBC affirment qu’il faut d’abord étudier et prévoir les tempêtes ainsi que la fonte des neiges.

Selon eux, il faut aussi se pencher sur les distances endommagées et le volume de débris entraînés par un glissement de terrain et l’impact sur les pipelines et le réseau de transport.

Pour nous préparer du mieux possible, nous devons être capable de mieux prévoir les tempêtes et leur impact sur le niveau des rivières, les possibilités de glissements de terrain et la trajectoire possible de débris, explique le Jonathan Fannin, chercheur et expert en risques de glissements de terrain à l'UBC.

Pour prévoir et mieux planifier la réaction aux désastres naturels et les limiter le plus possible, les universitaires affirment que les spécialistes des routes, des ponts, des tremblements de terre et des pipelines, notamment, doivent travailler ensemble.

Comme les travaux pour limiter les désastres le long des routes, par exemple, peuvent être longs et coûteux, les experts veulent offrir leur expertise pour aider les politiciens à prendre des décisions en s'appuyant sur les plus grands risques et impacts.

Les travaux d’atténuation des risques [le long des routes et de rivières] sont coûteux et ne peuvent être faits sur de longues distances, explique le Scott McDougall, ingénieur et expert en outils d'évaluations des risques de glissements de terrain à l'UBC. Ils doivent être faits aux endroits les plus à risques.

Les experts précisent que les digues de la province doivent être régulièrement inspectées et réparées pour éviter qu’une érosion interne et externe ne cause des brèches ou ruptures lors de pluies torrentielles.

Les universitaires recommandent également d’inspecter régulièrement les pipelines et leur environnement pour voir venir les problèmes et les prévenir.

Dans toute cette planification de désastres naturels, il est essentiel de considérer également l’impact des désastres sur le système de transports, car lorsque des routes sont détruites et fermées, comme lors des récentes inondations, c'est toute la chaîne d'approvisionnement qui en souffre.

Une personne regarde la destruction d'une portion de la route Coquihalla.

Une portion de la route Coquihalla détruite par les inondations.

Photo : Offerte par Jeremiah Steberl

Il est essentiel de prévoir des plans de contingence pour aider au transport de communautés isolées lors d’urgences, déclare Amy Kim, ingénieure et experte en transports et adaptation aux changements climatiques à l'UBC.

Avec les changements climatiques, les urgences qui ont frappé la Colombie-Britannique à trois reprises, cette année, avec le dôme de chaleur, les feux de forêt et les inondations, ne sont pas les dernières.

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