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« Ma recommandation, c’est de réduire nos contacts », dit la Dre Mylène Drouin

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Une infirmière montre à des jeunes femmes à utiliser le test rapide de dépistage de la COVID-19 dans une clinique de dépistage de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La rapide progression du variant Omicron amène les autorités de santé publique de Montréal à lancer cet avertissement, mercredi : « Il faut réduire considérablement nos contacts d'ici Noël pour nous protéger, nous, mais aussi pour protéger la capacité de notre réseau de la santé. »

C'est l'essentiel du message qu'ont livré la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, et Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, lors d'un point de presse destiné à faire le point sur la situation actuelle de la COVID-19.

Ces chiffres-là nous amènent un sentiment de déjà-vu qui n'est pas agréable, a reconnu Mylène Drouin.

Depuis deux ou trois jours, on voit vraiment une hausse quasi exponentielle de la présence d'Omicron, a dit la directrice régionale de santé publique de Montréal. Et, pour le moment, les autorités sanitaires ne sont pas en mesure de retracer tous les contacts qu'ont eus les personnes infectées.

La Dre Drouin affirme que les deux doses de vaccin ne protègent pas bien contre l'infection provoquée par le variant Omicron.

À Montréal, actuellement, 90 % des 95 cas recensés de contamination au variant Omicron sont des personnes ayant reçu deux doses de vaccin contre le coronavirus.

L'âge médian des personnes contaminées par le variant Omicron est de 32 ans.

Pour contrer la gravité de la maladie, les autorités sanitaires émettent l'hypothèse qu'une troisième dose de vaccin pourrait accroître la protection, bien qu'imparfaitement. Mais il reste des connaissances à acquérir pour en être sûr, a admis la Dre Drouin.

À dix jours de Noël, la vague du variant Omicron vient s'ajouter à celle, encore bien présente à Montréal, du variant Delta.

Dans ce contexte, on a collectivement à réduire nos contacts, a conseillé Mme Drouin. C'est la meilleure façon de freiner la progression importante des cas.

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Une famille passe le test rapide de dépistage dans une clinique de Montréal. Selon la Dre Drouin, ces tests rapides sont « une mesure intéressante », à la condition qu'ils puissent être distribués en quantité suffisante.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« Avec Omicron, qui est très transmissible, on est plus à risque d'une super transmission. [...] Cette situation nous bouscule, nous déstabilise et ça va nous demander, tous, une grande agilité et beaucoup de résilience. »

— Une citation de  La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

Les autorités de santé publique invitent la population à limiter les petites fêtes de Noël, que ce soit au travail ou à l'école.

À Noël et pour les fêtes du Nouvel An, il sera important de ne pas multiplier les rassemblements de 20 personnes, a prévenu la Dre Drouin.

Le gouvernement du Québec a fixé à 20 le nombre de personnes adéquatement vaccinées qui peuvent tenir un rassemblement privé, à compter du 23 décembre.

Toutefois, cette consigne avait été établie le 7 décembre dernier, et la situation a évolué très rapidement au cours des derniers jours, a dit la Dre Drouin.

Si ça se maintient à 20, a-t-elle ajouté au sujet de la limite, c'est pas 20 le 23 décembre, 20 le 24 décembre, etc.

Mercredi, le premier ministre François Legault a affirmé qu'il maintenait la limite de 20 personnes vaccinées.

« L’augmentation des cas nous préoccupe énormément dans le réseau de la santé. Nous espérons que ce n’est pas le calme avant la tempête. »

— Une citation de  Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Hausse des cas

Mercredi, le ministère de la Santé du Québec a indiqué qu'il recensait 2386 nouveaux cas de COVID-19, 4 décès de plus et 16 hospitalisations supplémentaires depuis 24 heures.

Il s'agit d'un nombre inégalé depuis le 10 janvier dernier, lorsqu'une deuxième vague de COVID-19 avait déferlé sur le Québec. Mardi, Québec rapportait 1747 nouveaux cas de COVID-19.

À Montréal, on observait mardi une hausse de l'incidence globale avec plus de 844 cas, ce qui représente une hausse de presque 90 % par rapport à la veille, a indiqué la Dre Drouin. On note des hausses dans tous les groupes d'âge, et tout indique que cela va se poursuivre dans les jours à venir.

Les urgences des hôpitaux de la métropole enregistrent déjà un taux d'occupation qui oscille entre 127 et 150 %, a indiqué pour sa part Sonia Bélanger. La situation dans les hôpitaux est stable actuellement, mais elle est appelée à se détériorer, a-t-elle prévenu.

Faire vacciner ses enfants

La transmission de la COVID-19 est amplifiée par les éclosions observées en milieu scolaire, éclosions qui se transportent ensuite dans les familles, en milieu de travail et dans les événements privés.

La Dre Drouin invite les parents d'enfants âgés de 5 à 11 ans à faire vacciner ces derniers, si ce n'est pas déjà fait. On est à un taux de vaccination de 40 % actuellement, a-t-elle affirmé au sujet de ce groupe d'âge.

Se faire dépister pour faire la fête...

La santé publique de Montréal constate que de nombreuses personnes vont se faire dépister en prévision d'activités [...], a déploré Sonia Bélanger. On ne va pas là pour se préparer à aller dans une fête.

Avec la hausse des cas et la montée inquiétante du variant Omicron, ces demandes de dépistage pour des motifs futiles risquent d'engorger le système : Nous n'arriverons pas à donner les services de façon adéquate, a prévenu Mme Bélanger.

Il faut se faire dépister si l'on éprouve des symptômes ou si l'on a été en contact avec une personne qui a eu un diagnostic de COVID-19, a-t-elle rappelé.

De plus, certains, vivant à l'extérieur de Montréal, choisissent de passer un test de dépistage dans la métropole. Résultat : cela accroît la pression dans les 16 cliniques montréalaises où il se fait du dépistage sans rendez-vous. Dans celle de l'Hôtel-Dieu, par exemple, près de 20 % des gens qui se présentent ne sont pas des Montréalais.

Les autorités sanitaires invitent les gens à se faire dépister dans leur région, dans leur quartier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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