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Le Dr Roumeliotis exhorte l’Ontario à resserrer les règles sanitaires

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Le président de l'Association des agences de santé publique de l’Ontario, le Dr Paul Roumeliotis, estime que la province doit agir vite face au variant Omicron (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Le Dr Paul Roumeliotis a écrit une lettre, mardi, à la ministre de la Santé de l’Ontario pour recommander au gouvernement provincial de resserrer les règles sanitaires face au variant Omicron, qui prend de l’ampleur dans la province. Mais le gouvernement n'a pas encore suivi ces recommandations.

Le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO) a signé cette lettre à titre de président de l'Association des agences de santé publique de l’Ontario.

Nous sommes convaincus que le rétablissement de certaines des mesures de santé publique à l'échelle de la province sera nécessaire pour endiguer la marée Omicron, peut-on y lire.

Le Dr Roumeliotis précise que les annonces faites par la province la semaine dernière, notamment le maintien de la preuve de vaccination pour les activités non essentielles au-delà de la mi-janvier et l’extension à venir de l’admissibilité à une troisième dose de vaccin, sont des étapes bienvenues et importantes.

Il précise cependant que l'émergence du variant Omicron, qui serait jusqu'à dix fois plus transmissible que les précédents, a malheureusement changé les règles du jeu.

Limiter les rassemblements à dix personnes

Au cours d’une conférence de presse, mercredi matin, le Dr Roumeliotis a été plus précis au sujet des demandes formulées à la province.

On demande de diminuer [le nombre de] personnes qui pourront se rassembler à dix et de revoir les limites de capacité, surtout dans les lieux qui ont beaucoup de gens, a-t-il expliqué.

« Nous avons aussi demandé de ne pas manger ni boire si on va au cinéma ou voir un match de hockey, parce qu’on enlève les masques. »

— Une citation de  Le Dr Paul Roumeliotis, président de l'Association des agences de santé publique de l’Ontario

Une approche régionale?

Mercredi, dans l'est ontarien, il y a 130 cas actifs et un total de six personnes atteintes du variant Omicron.

À ce stade, le Dr Paul Roumeliotis n’envisage pas, comme l’a fait la santé publique de Kingston, par exemple, de resserrer les règles à l’échelle locale.

Si on prend des mesures, on va le faire avec les autres bureaux. On aimerait une approche provinciale, mais s’il n’y a pas d’annonce, on ne peut pas éliminer [l'idée] de le faire nous-mêmes. On attend encore, a-t-il précisé au cours de la conférence de presse, en ajoutant que son hésitation vient notamment de la proximité avec Ottawa, qui rend complexe une approche purement régionale.

La province devance la 3e dose

Le Dr Paul Roumeliotis affirme que le gouvernement ontarien est en train de discuter des propositions de l'Association des agences de santé publique de l’Ontario.

Toutefois, lors de son point de presse, mercredi après-midi, le premier ministre, Doug Ford, n'a pas abordé celles-ci. La province a plutôt annoncé vouloir devancer l'administration de la troisième dose de vaccin offerte aux Ontariens et réduire la capacité d'accueil pour certains événements.

Ces annonces sont toutefois bien accueillies par le Dr Santiago Perez Patrigeon, spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital général de Kingston.

La vaccination, ça a toujours été notre ticket de sortie de cette pandémie, donc forcer pour augmenter le pourcentage de personnes vaccinées, c'est ce qu'il faut faire. Nous savons qu'Omicron s'échappe un peu de cette immunité, du coup la protection qu'offrent deux doses n'est pas tout à fait la meilleure. On sait qu'avec une 3e dose, on peut vaincre cela. Donc, forcer sur la 3e dose, c’est très bien, c'est ce qu'il fallait faire, a-t-il réagi en entrevue.

La province va également rendre plus accessibles les tests rapides, ce qui pourrait offrir une couche supplémentaire de protection, selon le Dr Perez Patrigeon.

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Dr Santiago Perez Patrigeon, spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital général de Kingston (archives)

Photo : Radio-Canada

Un test nous aide à savoir quand on va expulser beaucoup de virus. Si on vient d'être infecté, il est moins probable que le test soit positif. C’est donc une erreur de faire un test et 48 heures après, de se réunir en disant : "j'ai fait un test négatif il y a deux jours". L’idéal c’est de se tester le jour même de la réunion, préconise-t-il.

À l'approche du temps des Fêtes, le spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital général de Kingston se place sur la même longueur d'onde que le Dr Roumeliotis.

Je recommanderais de ne pas se réunir. Il faudrait éviter de le faire avec des gens qui appartiennent à une autre bulle. Surtout à Noël, parce qu’on a tendance à voir des gens qu'on n'avait pas vus depuis longtemps, une grand-mère, un oncle, une tante, souvent des personnes âgées plus fragiles, plus susceptibles d'attraper la COVID et de tomber malades. [...] Mais du point de vue du gouvernement, ce n’est pas facile de prendre une décision comme ça.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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