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Ottawa déconseille aux Canadiens tout voyage non essentiel à l’étranger

Un pilote marche dans l'aéroport Montréal Trudeau, le 29 décembre 2020.

Le gouvernement fédéral cherche des moyens de réduire le nombre de voyageurs entrant au Canada à l'approche des Fêtes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Pour contrer la propagation du variant Omicron au pays, le gouvernement Trudeau a décidé de réviser son avis aux voyageurs, à qui il déconseille de nouveau d'effectuer des séjours non essentiels à l'étranger.

Pour ceux qui prévoient voyager, je vous le dis très clairement : ce n'est pas le moment, a indiqué mercredi le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos.

Le mot d'ordre est "prudence", a ajouté M. Duclos, accompagné de ses collègues aux Finances, aux Transports et aux Affaires intergouvernementales, Chrystia Freeland, Omar Alghabra et Dominic LeBlanc.

Des avis en conséquence – qui s'adressent à tous les Canadiens, peu importe leur statut vaccinal – ont été publiés sur le site d'Affaires mondiales Canada.

Les Canadiens qui voyagent pourraient contracter le virus et se retrouver coincés à l’étranger dans des conditions difficiles, a prévenu M. Duclos, en soulignant qu’une personne infectée à l’étranger pourrait ne pas être autorisée à monter à bord d’un avion pour rentrer au pays.

Le gouvernement fédéral entend en outre augmenter ses capacités de dépistage à la frontière. Le ministre a promis d'autres annonces à ce sujet bientôt.

Les mesures annoncées aujourd'hui seront quant à elles en vigueur pour une période de quatre semaines, a indiqué le ministre Duclos.

Pour les Canadiens qui ont déjà acheté leurs billets d'avion et qui décideraient de partir en vacances tout de même au cours du mois à venir, Jean-Yves Duclos a prévenu que toute option est envisageable, y compris l’imposition d’une quarantaine obligatoire à leur retour au pays si la situation sanitaire intérieure le requiert.

« La propagation fulgurante du variant Omicron à l’échelle internationale nous fait craindre le pire. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé
Jean-Yves Duclos et son collègue des Transports, Omar Alghabra, s'adressent aux journalistes.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a expliqué que toutes les options sont actuellement envisageables aux frontières, compte tenu de la menace que représente cette nouvelle flambée de COVID-19.

Photo : The Canadian Press / PATRICK DOYLE

Un scénario plus robuste, soit celui d'une fermeture de la frontière aux voyageurs étrangers qui font des voyages non essentiels, avait aussi été évoqué mardi, lors d’une rencontre d’urgence qui a réuni le premier ministre Justin Trudeau et ses homologues provinciaux.

Jusqu’ici, Affaires mondiales Canada se contentait de recommander aux Canadiens qui comptaient quitter le pays de faire preuve d’une prudence accrue.

Pour ce qui est de la limitation des déplacements entre les provinces, le ministre Duclos a précisé que cette responsabilité incombe aux gouvernements provinciaux.

Ottawa promet suffisamment de tests et de vaccins

La priorité actuellement au pays, a précisé le ministre Duclos, est d'accélérer la distribution des doses de rappel [troisième dose] de vaccins contre la COVID-19 et l'utilisation des tests de dépistage rapides.

Ce qu’on voit dans les études qui circulent, a-t-il expliqué, c’est que six mois, c’est probablement trop long après une deuxième dose. Donc, il pourrait être opportun d’accélérer encore plus l’administration d’une troisième dose.

En ce qui a trait aux enjeux d'approvisionnement, Jean-Yves Duclos a déclaré que le Canada dispose actuellement d’un stock de 16 millions de tests rapides et que 35 millions d’autres sont en voie d’être livrés aux provinces et territoires.

Des centaines de millions d'autres tests rapides ont aussi été commandés en prévision des besoins à venir, a ajouté le ministre.

« Notre fenêtre d’opportunité est petite, mais nous avons le pouvoir de changer les choses. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé

Assurant de son côté qu'il y aura assez de vaccins pour tous les Canadiens, la ministre Chrystia Freeland a rappelé l'engagement pris mardi par son gouvernement de consacrer 7, 3 milliards de dollars à l'achat de vaccins et de doses de rappel.

Deux milliards de dollars serviront aussi à l'achat de millions de comprimés contre la COVID-19 qui seront disponibles dès que Santé Canada en aura approuvé l'usage.

Au moins 1,7 milliard de dollars seront aussi consacrés à l'achat de plus de 180 millions de tests rapides, a rappelé Mme Freeland.

La ministre a ajouté que 4,5 milliards de dollars ont aussi été mis de côté pour assurer la prolongation des programmes d'aide financière aux entreprises et commerces touchés par les restrictions sanitaires sur les voyages.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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