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Apprentissage du français : des écoles anglophones mènent leurs propres projets

Nicolas LeBlanc devant la classe parle aux élèves.

L'enseignant d'immersion française Nicolas LeBlanc à l'école secondaire anglophone J. M. A. Armstrong à Salisbury au Nouveau-Brunswick encourage ses élèves à parler en français lors de débats en classe.

Photo : CBC/Alexandre Silberman

Radio-Canada

Onze écoles et deux centres de la petite enfance au Nouveau-Brunswick mettent à l’essai des projets pilotes destinés aux élèves anglophones qui apprennent le français langue seconde.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a annoncé ces nouvelles possibilités d’apprentissage le mois dernier en expliquant qu’elles sont issues d’éducateurs et d'administrateurs à l’échelle locale et qu’elles sont flexibles et personnalisées.

Le but est d’augmenter les chances de réussite des élèves. À l’heure actuelle, moins de la moitié des diplômés des écoles secondaires anglophones peuvent soutenir une conversation en français, selon le ministère de l’Éducation.

Des changements positifs dans une école participante

L’école secondaire J. M. A. Armstrong à Salisbury fait partie des établissements participants.

Nicolas LeBlanc, enseignant d’immersion française, explique que ses élèves ont parfois de la difficulté à trouver le mot juste en français, mais qu’ils sont motivés à exprimer leurs opinions lors de débats dans cette langue, par exemple sur l’éthique des zoos. Il invite ses élèves à réfléchir en petits groupes et à partager leur réflexion avec toute la classe. Il veille à ce que chacun y participe activement.

Lyne Allain, autre enseignante, constate un changement dans sa classe d’immersion française. Plus d’élèves s’expriment en français. Elle souligne que les élèves qui cherchent des occasions de parler français à l’extérieur de l’école connaissent plus de succès.

L’école a regroupé ses classes d’immersion dans une partie du bâtiment afin de créer une zone française.

L'affiche est sur le pas de la porte.

Une affiche sur le plancher à l’entrée de la classe de l’enseignante Hannah Davidson dans l'école secondaire J. M. A. Armstrong à Salisbury indique aux élèves qu’il est temps de passer à la langue française.

Photo : CBC/Alexandre Silberman

L’enseignante Hannah Davidson estime que le récent changement qui accorde plus d’importance à la conversation en français est remarquable. Ses élèves parlent plus souvent cette langue, souligne-t-elle. Selon elle, parler la langue seconde est le meilleur moyen d’améliorer cet apprentissage.

Chloe Colpitts, élève en douzième année, voulait être bilingue pour faire une carrière un jour en tant qu'avocate. Elle dit qu’elle parle beaucoup plus le français lorsqu’elle n’est pas à l’école, avec l’aide de sa mère francophone. Selon elle, beaucoup d’élèves tentent d’éviter de parler cette langue parce qu’ils se sentent forcés de l’apprendre.

Le ministère de l’Éducation a indiqué que les projets pilotes seront évalués à la fin de l’année scolaire courante et qu’ils serviront à transformer l’apprentissage du français langue seconde dans la province.

D’après un reportage d’Alexandre Silberman, de CBC

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