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L’historien, professeur et auteur manitobain Jean-Marie Taillefer est décédé

Un homme montre un monument avec une image de Louis Riel.

L’historien et auteur Jean-Marie Taillefer devant la tombe de Louis Riel à Winnipeg, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Marie-France Abastado

Radio-Canada

L'ancien professeur d'histoire de l'Université de Saint-Boniface Jean-Marie Taillefer est mort le 10 décembre.

M. Taillefer a grandi dans la municipalité rurale de La Broquerie, au sud-est de Winnipeg.

Dans sa carrière de chercheur, il s’est notamment penché sur l’éducation et la religion au Manitoba français.

L’historien à la retraite Philippe Mailhot connaissait M. Taillefer depuis leurs études de cycle supérieur à l’Université du Manitoba. Les deux étudiants d’histoire se poussaient l’un l’autre à se pencher sur le français au Manitoba, se souvient-il.

Il note que Jean-Marie Taillefer avait soumis sa thèse de doctorat et sa maîtrise en français, chose inhabituelle à l’époque. Il avait cette capacité que je n’avais pas moi-même d’écrire en français à un niveau assez haut, dit-il.

Ses études sur l’éducation en français sont un legs extraordinaire, souligne l’historien. C’est une perte pour notre communauté.

M. Mailhot invite les Manitobains à découvrir les écrits de Jean-Marie Taillefer afin de lui rendre hommage.

Intervenant de longue date sur les ondes de Radio-Canada, Jean-Marie Taillefer s’est souvent exprimé sur les sujets de l’actualité francophone du jour, qu’il s’agisse des états généraux de la Société de la francophonie manitobaine ou de jugements de la Cour suprême.

M. Taillefer a aussi été très engagé auprès de sa communauté. Dans les années 1990, il a été président de Francofonds et vice-président de la Société de la francophonie manitobaine.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel Boucher, déplore la mort d’un homme exceptionnel.

C’était une personne qui a eu beaucoup d’influence sur la SFM et sur la communauté, affirme-t-il.

M. Boucher indique que Jean-Marie Taillefer l’avait souvent conseillé grâce à ses connaissances exceptionnelles de l’histoire du Manitoba, ses fines analyses historiques et son instinct politique.

Quand l’historien marque l’histoire

Jean-Marie Taillefer a publié en 2017 un roman s’inspirant de sa jeunesse, intitulé Mes jeunes années, aux Éditions des Plaines. Il y raconte le développement et les souvenirs d'un jeune garçon durant les années 1950.

Il a publié en 2018 un deuxième roman, La Vie plein les mains, qui se penche aussi sur la vie dans les prairies manitobaines.

Plus récemment, Jean-Marie Taillefer a participé à la préparation du livre Le vieux couvent se raconte! qui aborde l'histoire du couvent de Saint-Adolphe avec des témoignages de sœurs, d'élèves et de résidents qui l'ont fréquenté.

Il a longtemps habité cette communauté située au sud de Winnipeg, avant de déménager à Saint-Norbert.

Dans diverses fonctions, notamment comme conseiller au Bureau de l’éducation française, il a lui-même eu l’occasion de marquer l’histoire de la province, souligne M. Boucher.

Daniel Boucher se souvient aussi de la présence particulière de Jean-Marie Taillefer. Quand il te parlait, il te parlait à toi, lance-t-il. C’était une personne avec énormément de crédibilité, une personne qui savait parler aux gens, une personne avec un sens de l’humour.

Septuagénaire, M. Taillefer est décédé après une courte lutte contre un cancer du pancréas.

Avec les informations de Zoé Le Gallic-Massie

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