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COVID-19 : les examens en personne inquiètent des étudiants

Un étudiant assis a un bureau écrit un examen.

Des étudiants croient que leurs universités devraient privilégier la prudence à l’approche du temps des Fêtes et annuler la tenue d'examens en personne. (Archives)

Photo : iStock

L’augmentation des cas de COVID-19 inquiète des étudiants. Ils estiment que les examens en personne représentent un risque inutile et croient que leurs universités devraient privilégier la prudence à l’approche du temps des Fêtes. Cette inquiétude n’est cependant pas partagée par tous.

Daya Mehrotra est une étudiante de troisième année à l’Université Western de London, en Ontario. Cette fin de session, elle doit passer deux de ses examens finaux en classe. Une situation qui l’inquiète, notamment en raison de la progression du variant Omicron.

« C’est une période stressante, car beaucoup d’étudiants s’apprêtent à retrouver leur famille pour Noël. On ne veut pas courir le risque de ramener un virus mortel pendant les vacances. »

— Une citation de  Daya Mehrotra, étudiante de l'Université Western

L’étudiante explique que les salles d’examen sont pleines en fin de session. Elle craint que le nombre d’étudiants présents ne dépasse rapidement les recommandations de la santé publique pour les rassemblements intérieurs.

Une femme a la tête tournée au milieu d'une foule.

Daya Mehrotra est une étudiante de l'Université Western de London.

Photo : Daya Mehrotra

Entre le 30 novembre et le 5 décembre, 23 infections associées à sa communauté universitaire ont été rapportées. Daya Mehrotra aimerait que l’université Western prenne des mesures de précaution avant que la situation ne dégénère, mais elle dit comprendre qu’il est difficile pour une institution de faire l'unanimité sur un enjeu comme celui-ci.

L’étudiante propose par exemple des examens en ligne pour rassurer tout le monde ou encore plus de temps entre les examens pour que les étudiants aient le temps de surveiller l’apparition de symptômes potentiels.

Selon elle, l’université devrait facilement être en mesure d’offrir des accommodements aux étudiants, car pendant une année complète, elle a fonctionné en ligne.

Par courriel à Radio-Canada, l’Université Western dit pour l'instant travailler en étroite collaboration avec la santé publique de Middlesex-London. Nous sommes en discussion avec la santé publique en ce moment pour évaluer ce que la situation sanitaire actuelle signifie pour notre communauté, a-t-elle ajouté.

Trop peu trop tard à Kingston selon une étudiante

À Kingston, l'Université Queen's a annoncé, le 12 décembre, l’annulation de la tenue d'examens en personne, suite à une augmentation importante du nombre de cas de COVID-19 au sein de sa communauté.

Tous les examens en personne prévus pour le reste de la période d'examen jusqu'au 22 décembre seront remplacés par un autre format d’examen dans la mesure du possible. Si une autre option n'est pas possible, les examens seront reportés à la nouvelle année, peut-on lire dans un communiqué daté du 13 décembre.

Abby McLean étudie en Études mondiales à l'Université Queen's. Pour faire pression sur son université, elle a fait circuler une pétition dans les derniers jours. Elle croit que les examens en personne, déjà entamés, ont pu contribuer à la transmission du virus.

Je pense que c'est trop peu trop tard : les étudiants effectuent des examens sur le campus depuis une semaine, affirme-t-elle.

Une femme sourit à la caméra.

Abby McLean avait lancé une pétition pour réclamer l'annulation de la tenue d'examens en personne à l'Université Queen's.

Photo : Abby McLean

Entre le 6 et le 12 décembre, 282 infections associées à la communauté universitaire ont été enregistrées dans son université.

Selon Abby McLean, certains étudiants se sont sentis confus par les règles de l’université entourant les examens et ont senti qu’ils devaient se présenter coûte que coûte en classe pour faire leur examen.

Des étudiants m’ont envoyé des messages pour me dire qu’ils ont écrit des examens et que la journée d’après, ils ont su qu’ils avaient la COVID-19, déplore-t-elle.

Tous les étudiants ne sont pas inquiets

Mais ce ne sont pas tous les étudiants qui sont inquiets.

Walid El Aynaoui étudie à l’Université de Toronto. Ses deux derniers examens de la session se tiendront sur son campus dans les prochains jours. Mais, il se sent rassuré par les mesures déployées par son établissement universitaire.

Il y a des mesures de sécurité. On laisse un bureau entre chaque personne, bien évidemment il y a les masques aussi. Les examens sont éparpillés sur plus de salles qu’auparavant pour ne pas avoir une forte concentration d’étudiants dans une seule et même pièce, explique t-il.

De manière générale, il préfère les cours en personne et espère pouvoir assister physiquement à toutes ses classes en janvier.

Cet automne, les universités de la province ont pu choisir si elles voulaient offrir la majorité de leurs cours en personne ou en ligne.

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