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Une éclosion de COVID-19 engendre 75 cas à la prison de Bordeaux

L'entrée de la prison de Bordeaux

La COVID-19 est de retour au Centre de détention de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La pandémie effectue un retour en force dans le plus important centre de détention du Québec. Une nouvelle éclosion est en cours à la prison de Bordeaux, a confirmé lundi le ministère de la Sécurité publique (MSP) à Radio-Canada.

Le MSP et le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal comptent 75 cas actifs de COVID-19 parmi les 1107 personnes incarcérées. Aucun employé ne serait touché.

Ce n'est pas la première fois que l'Établissement de détention de Montréal – le nom officiel de la prison – est victime d'une éclosion. Une telle situation s'était déjà produite l'hiver dernier.

La progression de la COVID-19 entre les murs de la prison a été fulgurante. En date de mardi dernier, les autorités ne recensaient aucun cas dans l'établissement. Elles comptaient toutefois 16 détenus infectés au centre de détention de Rivière-des-Prairies, et 13 à Sorel-Tracy.

Deux morts en deux ans

Depuis le début de la pandémie, 808 détenus et 436 employés ont contracté la COVID-19 dans les prisons du Québec. Deux personnes incarcérées en sont mortes, dont Robert Langevin, un homme de 72 ans en attente de son procès.

À Bordeaux uniquement, 268 détenus et 140 employés ont été infectés dans les deux dernières années.

Selon les chiffres amassés par le gouvernement, 2582 personnes incarcérées à l'Établissement de détention de Montréal y ont passé un test de dépistage, tandis que 685 personnes incarcérées y ont été vaccinées.

Une opération de dépistage a justement eu lieu lundi matin, a fait savoir le CIUSSS en soirée. Une cinquantaine de détenus ont été testés. D'autres le seront mardi.

La dernière opération de vaccination remonte aux 7 et 8 décembre. À cette occasion, 58 personnes incarcérées avaient été vaccinées, selon le CIUSSS, qui compte retourner sur place au début janvier.

En ce qui a trait aux règles sanitaires en vigueur à Bordeaux, le MSP explique que, considérant l’éclosion en cours, des mesures additionnelles spécifiques sont appliquées en plus de celles qui sont déjà en place depuis le début de la pandémie.

Le ministère évoque l'isolement en cellule, l'interruption des transferts vers d’autres établissements de détention et le port du masque en tout temps par les personnes incarcérées [sauf en cellule].

En entrevue dans une chaîne de télévision concurrente, dimanche, le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, Mathieu Lavoie, a toutefois indiqué que les déplacements de détenus étaient encore une pratique courante.

Cela étant dit, toutes les visites aux personnes incarcérées demeurent suspendues en raison de l'état d'urgence sanitaire lié à la pandémie. Seuls les avocats souhaitant rencontrer leurs clients en personne sont admis à l'intérieur des prisons. Des services de visio-visites sont toutefois offerts.

Avec les informations de Jean-Philippe Hughes

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