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Engouement pour devenir infirmière praticienne au Nouveau-Brunswick

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Une vingtaine d'infirmières travaillent dans les cliniques d'infirmières praticiennes à Moncton, Fredericton et Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Après des difficultés de recrutement, les 32 nouveaux postes d’infirmières praticiennes au Nouveau-Brunswick annoncés en janvier 2020 sont finalement tous pourvus. Ces postes visaient à réduire la liste de patients en attente de soins et à désengorger les urgences de la province.

Des 32 postes, 18 infirmières praticiennes devaient être engagées dans trois cliniques, à Moncton, à Saint-Jean et à Fredericton. Ce sont finalement 23 postes qui ont été créés et pourvus dans ces trois cliniques.

De plus, huit infirmières praticiennes devaient travailler en salle d’urgence dans les trois centres et six autres devaient être dispersées à travers le Nouveau-Brunswick. Les postes ont tous été pourvus et le recrutement se poursuit, assure Bruce Macfarlane, directeur des communications du ministère de la Santé.

Nombre de patients inscrits aux cliniques d'infirmières praticiennes

  • Clinique de Moncton : 3387 patients
  • Clinique de Saint-Jean : 1403 patients
  • Clinique de Fredericton : 1142 patients 

Ensemble, les trois cliniques devraient être en mesure d'accueillir 9700 à 12 200 patients supplémentaires dans les mois à venir, selon le ministère de la Santé.

« L’annonce a été très bénéfique. [On voit que le gouvernement reconnaît] l’apport des infirmières praticiennes dans le système de santé au Nouveau-Brunswick. »

— Une citation de  Véronique Landry, professeure à la maîtrise d'infirmière et infirmier praticien de l'Université de Moncton

Véronique Landry, professeure à la maîtrise d’infirmière et infirmier praticien de l’Université de Moncton, précise que depuis la création des 32 postes par la province, les admissions au programme ont doublé. Le nombre de nouveaux étudiants admis est passé de 5 à 10 chaque année.

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Céline Michaud est infirmière praticienne à la clinique de la ville de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Céline Michaud, une des infirmières praticiennes embauchées à la clinique de Moncton, a pour l’instant une charge d’environ 800 patients. Elle estime que les Néo-Brunswickois avaient besoin d’un meilleur accès à des prestataires de soins de santé primaires.

« Les patients sont contents quand on les appelle, il y en a qui pensent qu'ils ont gagné la loterie! Parce qu’il y a des gens que cela fait trois, quatre ans qu’ils n’ont pas de médecin ou d’infirmière praticienne. Il y avait beaucoup de gens avec des besoins. »

— Une citation de  Céline Michaud, infirmière praticienne

Le nombre de patients sur la liste Accès Patient NB continue de grimper

Ted Flemming, alors ministre de la Santé au moment de l’annonce de la création des 32 postes, espérait réduire de moitié le nombre de patients inscrits à la liste Accès Patient NB. Cette liste est réservée aux Néo-Brunswickois qui n’ont pas de prestataire de soins de santé primaires.

Au moment de l’annonce de la création des postes, près de 36 000 personnes se trouvaient sur la liste. Selon le ministère de la Santé, il y a désormais plus de 42 000 Néo-Brunswickois en attente d’accès à des soins de santé primaires.

Il faut un plan à long terme, selon Véronique Landry

Véronique Landry croit que si la création des cliniques et des postes d’infirmières praticiennes à travers la province est une réussite, il est impératif de prévoir les besoins à venir en matière de main-d'œuvre.

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Véronique Landry est professeure au programme de maîtrise d'infirmière et infirmier praticien de l'Université de Moncton depuis 2013.

Photo : Radio-Canada

Les infirmières praticiennes qui ont été formées au tout début du programme en 2003 sont sur le point de prendre leur retraite. On a clairement un besoin pour plus de professionnels de la santé. Il faut pouvoir identifier les effectifs dont on a besoin, suggère-t-elle.

Elle ajoute qu’une majorité d’infirmières prennent près de cinq ans pour compléter le programme d’étude parce que la plupart sont déjà sur le marché du travail.

À l’aide d’incitatifs comme des bourses pour compenser la perte de salaire, les étudiantes pourraient compléter le programme à temps plein et ainsi pouvoir pourvoir des postes plus rapidement, croit-elle.

Véronique Landry souligne que les régions du Nouveau-Brunswick pourraient également bénéficier du modèle des cliniques de Moncton, Saint-Jean et Fredericton, mais à plus petite échelle. Parce qu’il y a des besoins en régions rurales, et pas juste en région urbaine, conclut-elle.

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