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Une déclaration de François Legault déçoit la coopérative TREQ

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La Coopérative de transport aérien régional du Québec (TREQ) espère une aide de 4 M$ de Québec.

Photo : Vidéo de promotion de TREQ

Radio-Canada

Le président de la Coopérative de transport régional TREQ, Éric Larouche, se dit à la fois préoccupé et peu surpris par les propos du premier ministre François Legault, qui n'a pas l'intention de créer une nouvelle compagnie aérienne pour mieux desservir les régions du Québec.

François Legault a réitéré vendredi que son gouvernement a l'intention de soutenir des entreprises aériennes existantes, en nommant Air Creebec et Air Inuit à titre d'exemples.

Mon collègue, le ministre des Transports, va annoncer un programme bientôt [...]. On ne créera pas une nouvelle compagnie aérienne, là. J'ai déjà joué dans le film, j'ai travaillé chez Québecair, qui perdait beaucoup d'argent, avait répondu vendredi le premier ministre à une question du député péquiste Joël Arseneau.

Éric Larouche rappelle que TREQ serait effectivement une nouvelle entreprise aérienne. Mais il précise qu'elle ne serait pas une propriété de l'État et qu'elle pourrait aussi faire affaire avec des compagnies aériennes existantes pour fournir les avions. Il se dit inquiet de voir que le ministre des Transports, François Bonnardel, n'a toujours pas présenté son plan de relance de l'industrie du transport aérien régional promis pour janvier dernier. Éric Larouche précise que TREQ aurait besoin d'une aide financière gouvernementale de 4 M$ sur un projet de 50 M$, ce qui est bien peu comparativement à ce que Québecair nécessitait à l'époque.

On veut un modèle innovant au niveau aérien, on veut avoir de la tarification qui est adaptée pour être capable de bien se développer économiquement et touristiquement. Maintenant, que le premier ministre se positionne en disant : "On ne fera pas un Québecair"... Québecair, ça fait 60 ans. Peut-on passer à autre chose que le modèle Québecair et essayer de voir quelque chose de plus innovant, comme on a vu partout au Canada, partout à travers le monde? Des low cost, est-ce que ça existait il y a 60 ans? Non, ça n'existait pas, a rétorqué Éric Larouche lundi.

Dans une infolettre envoyée aux membres de la coopérative lundi, il était indiqué que seul un signal positif du gouvernement du Québec est toujours manquant.

Éric Larouche croit que Québec aurait tout à gagner à donner une chance à sa coopérative pour offrir des billets à bas prix aux utilisateurs. Qu'est-ce qu'on a à perdre, deux ans, avec un TREQ qui va amener des billets d'avion à 199 $ pour Montréal aller-retour? Est-ce que ça vaut la peine de l'essayer? Moi, je dis oui, a-t-il poursuivi.

Au bureau du premier ministre François Legault lundi, il a été confirmé que ce dernier a simplement répété ce qu'il avait déjà dit l'été dernier, quant à la nécessité de soutenir des entreprises existantes plutôt que d'en créer une nouvelle. Son porte-parole, Ewan Sauves, a ajouté qu'il faudra attendre le plan de François Bonnardel, dont le dépôt est prévu dans les prochaines semaines.

Meilleur accueil chez Panorama aviation

Les propos de François Legault ont cependant été bien accueillis auprès de la Coopérative Air du Lac-Saint-Jean qui a annoncé en juin dernier une collaboration avec une entreprise existante, Panorama aviation.

Est-ce qu'on a assez d'avions au Québec? Est-ce qu'on est capable de s'organiser si le gouvernement s'implique? Moi, je crois que oui, affirme Jimmy Émond, président-directeur général de Panorama aviation. C'est certain que de notre côté, avec la Coop Air du Lac avec laquelle on avait déjà entamé ces procédures-là il y a plusieurs années, qui ont été perturbées par la COVID-19, par les élections municipales, voir arriver un joueur comme TREQ, dans la région ici, c'est certain que ça nous coupe l'herbe en dessous du pied.

Jimmy Émond attend aussi le dépôt du programme provincial pour voir ce qu'il contient. La Coopérative Air du Lac-Saint-Jean qui mijote un projet de liaison aérienne entre les villes du Lac-Saint-Jean et Montréal, est également en attente des positions de certains nouveaux maires, comme Sylvie Beaumont à Alma et Serge Bergeron à Roberval.

En août dernier, la coopérative TREQ a reçu 3,5 M$ de la part du gouvernement fédéral. L'annonce avait été faite par la ministre Mélanie Joly. Il s'agissait d'un prêt pour couvrir des coûts liés à la commercialisation. Notre objectif est de soutenir l’émergence de nouveaux joueurs très prometteurs comme TREQ, avait dit la ministre Joly. L'aide provenait d’une enveloppe de 206 millions, l'Initiative du transport aérien régional, prévue dans le dernier budget fédéral. 

D'après un reportage de Gilles Munger

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