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Le Collège des médecins pour l’élargissement de l’aide médicale à mourir

Un médecin tient la main d'une femme souffrant de la maladie de Parkinson.

Le Collège réitère l'urgence d’harmoniser les termes des lois d'Ottawa et de Québec pour éviter la confusion.

Photo : getty images/istockphoto / Pornpak Khunatorn

Radio-Canada

Moins d’une semaine après que la commission parlementaire transpartisane sur l'aide médicale à mourir (AMM) eut publié ses conclusions sur l'élargissement de la loi, une vaste consultation du Collège des médecins arrive à des conclusions similaires.

Le Collège des médecins veut avant tout que Québec et Ottawa harmonisent les termes de leurs lois, qui peuvent prêter à confusion, selon ces professionnels de la santé. C'est urgent, martèle le président du Collège, Mauril Gaudreault, qui réitère une demande souvent formulée.

Les médecins se sont ralliés sur un élargissement de la loi concernant : le trouble neurocognitif, la maladie mentale et les mineurs.

À l’instar du gouvernement, le Collège estime que l’AMM peut être envisagée pour les personnes qui souffrent de troubles neurocognitifs.

Nous sommes tout à fait d’accord avec eux, décrète le président du Collège, Mauril Gaudreault.

Troubles neurocognitifs et de santé mentale

Ainsi, une personne qui reçoit un diagnostic d’alzheimer, de sclérose en plaques, de sclérose latérale amyotrophique, de démence ou de maladie de Parkinson pourrait, avec une demande anticipée, obtenir l'aide médicale à mourir. Et malgré sa demande, elle pourrait par la suite y renoncer.

Un refus du traitement devra être respecté, précise le Collège.

Au chapitre des maladies mentales, le Collège est aussi favorable à l’élargissement de l’admissibilité de l’AMM.

Il faut reconnaître que le niveau de souffrance élevé engendré par certains problèmes de santé mentale peut être aussi inapaisable que celui rencontré dans tout autre problème de santé, soulignent les médecins.

Les mineurs et les aînés

Les adolescents de 14 à 17 ans pourraient aussi demander de l'AMM dans des cas biens définis, comme l'explique le président du Collège, Mauril Gaudreault. Un jeune qui a passé 10 des 15 années de sa vie à l’hôpital, qui souffre depuis plusieurs années et qui a eu plusieurs traitements sans résultat.

Le Collège estime que l’AMM peut être approprié pour un bébé de moins d’un an, s'il est victime de souffrances extrêmes qui ne peuvent être soulagées, lorsqu'il est affecté par des malformations sévères ou des syndromes polysymptomatiques graves, qui annihilent toute perspective de survie.

Quant aux aînés qui expriment clairement leur désir de mettre un terme à leur existence en raison de souffrances intolérables ou invalidantes, le Collège estime qu'il s'agit d'un enjeu beaucoup plus existentiel, sociologique et philosophique que médical. Il croit également que le débat devrait être élargi à la société tout entière et choisit donc, à ce moment-ci, de retenir son positionnement.

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